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Zacharie 13

EN ce jour-là il y aura une fontaine ouverte à la maison de David et aux habitants de Jérusalem, pour y laver les souillures du pécheur, et de la femme impure.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Une fontaine ; probablement la même que celle dont il est parlé dans Ezéchiel, 47, verset 1 et suivants ; Joël, 3, 18. Dans le sens littéral, c’était l’eau que l’on conduisait au temple par des aqueducs après la captivité, et qui servait aux ablutions et aux purifications légales ; mais, dans le sens figuré, elle marque l’eau du baptême et la piscine de la pénitence.

En ce jour-là, dit le Seigneur des armées, j’abolirai de la terre les noms des idoles, et il n’en sera plus de mémoire ; j’exterminerai de la terre les faux prophètes, et l’esprit impur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ezéchiel, 30, 13.

Si quelqu’un entreprend encore de faire le prophète, son père et sa mère qui lui auront donné la vie, lui diront : Vous mourrez, parce que vous vous êtes servi du nom du Seigneur pour débiter des mensonges. Et son père et sa mère qui lui auront donné la vie, le perceront eux-mêmes pour avoir ainsi prophétisé.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le perceront. Comparer au verset 6. Voir Deutéronome, 13, vv. 6, 10 ; 18, 20, où est exposé le châtiment que la loi infligeait aux faux prophètes.

En ce jour-là chacun de ces prophètes qui auront inventé des prophéties, sera confondu par sa propre vision : ils ne se couvriront plus de sacs, pour donner de l’autorité à leurs mensonges ;

mais chacun d’eux dira : Je ne suis point prophète ; je suis un homme qui laboure la terre, et qui me suis employé au travail dès ma jeunesse à l’exemple d’Adam.

Alors on lui dira : D’où viennent ces plaies que vous avez au milieu des mains ? Et il répondra : J’ai été percé de ces plaies dans la maison de ceux qui m’aimaient.

Commentaire (versets 4 à 6) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 4 à 6 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Lorsqu’un faux prophète verra sa fourberie découverte, il prétendra qu’il n’est pas prophète, mais simple agriculteur, et que les plaies de ses mains lui ont été faites par ses parents en punition de ses fautes. Comparer au verset 3. L’Eglise, dans son office, applique les paroles du 6e verset aux plaies adorables du Sauveur.

Ô épée ! réveille-toi, viens contre mon pasteur, contre l’homme qui se tient toujours attaché à moi, dit le Seigneur des armées ; frappe le pasteur, et les brebis seront dispersées, et j’étendrai ma main sur les petits.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Frappe le pasteur. Jésus-Christ s’est appliqué à lui-même cette prophétie (voir Matthieu, 26, 31 ; Marc, 14, 27). ― Au lieu de frappe (percute), qu’on lit dans l’hébreu comme dans la Vulgate, l’Evangile porte, je frapperai (percutiam).

Il y aura alors dans toute la terre, dit le Seigneur, deux partis qui seront dispersés, et qui périront ; et il y en aura un troisième qui demeurera.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Deux parties : les interprètes comprennent ici : les Juifs et les gentils. ― La troisième partie : les Chrétiens ; mais peut-être est-il mieux de comprendre, pour la troisième partie, celles des Juifs qui se convertira et qui, terriblement éprouvée, sera reconnue comme le vrai peuple de Dieu.

Je ferai passer ces derniers par le feu, où je les épurerai comme on épure l’argent, et je les éprouverai comme on éprouve l’or. Ils invoqueront mon nom, et je les exaucerai. Je leur dirai, vous êtes mon peuple ; et chacun d’eux me dira, Vous êtes le Seigneur, mon Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je la chaufferai ; littéralement, je les (eos) ; ce pronom masculin pluriel, qui se lit aussi dans l’hébreu, est mis comme représentant le nom collectif partie, lequel représente lui-même le pluriel masculin hommes. ― Elle ; littéralement, lui-même (ipse) ; ce pronom masculin qui se trouve également dans l’hébreu, se rapporte grammaticalement, en vertu d’un pur hébraïsme, non point à partie (partem) qui précède, mais à peuple (populus) qui suit immédiatement.