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Amos 6
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Malheur à ceux qui vivent tranquilles dans Sion, et en sécurité sur la montagne de Samarie, les plus nobles du premier des peuples, auprès desquels va la maison d’Israël !
Passez à Calné et voyez ; allez de là à Hamath la grande ; descendez à Geth des Philistins ; Ces villes sont-elles plus prospères que ces royaumes, et leur territoire est-il plus étendu que le vôtre ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Passez, etc. Amos, pour convaincre les Israélites d’ingratitude, leur représente que leur royaume n’est en rien inférieur à ceux des peuples voisins. ― Chalané, la même que Calano. Voir Isaïe, 10, 9.
Vous éloignez le jour du malheur, et vous faites approcher le règne de la violence !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Un mauvais jour ; celui de la captivité. ― Qui vous avancez, etc. ; qui êtes près de tomber sous la domination du roi d’Assyrie, roi inique.
Ils sont couchés sur des lits d’ivoire, et s’étendent sur leurs divans ; ils mangent les agneaux du troupeau, et les veaux engraissés dans l’étable.
Ils folâtrent au son de la harpe ; comme David, ils ont inventé des instruments de musique.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ils ont pensé, etc. ; c’est-à-dire, ils croient pouvoir se servir des instruments de musique aussi bien que David, mais David ne s’en servait que pour le culte et la gloire du Seigneur (voir 2 Paralipomènes, 7, 6 ; 29, 26-27), tandis qu’eux ne s’en servent que pour leur propre plaisir. Ce verbe à la troisième personne indique une réflexion faite comme à part.
Ils boivent le vin dans de larges coupes, ils se parfument avec les huiles les plus exquises. Et ils ne sont pas malades de la plaie de Joseph.
C’est pourquoi ils iront en exil, à la tête des captifs, et les cris de joie des voluptueux disparaîtront.
Le Seigneur Yahweh l’a juré par lui-même, – oracle de Yahweh, le Dieu des armées : J’ai en abomination l’orgueil de Jacob, et je hais ses palais ; je livrerai la ville et ce qu’elle renferme.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jérémie, 51, 14. ― Son âme ; hébraïsme pour sa vie (voir Nombres, 14, 21, etc.) ; ou bien, sa personne, lui-même (voir Isaïe, 45, 23, etc.).
Et s’il reste dix hommes dans une seule maison, ils mourront.
Un parent avec celui qui brûle les cadavres enlèvera le mort, et emportera de la maison les ossements ; et l’un dira à celui qui est au fond de la maison : « Y en a-t-il encore avec toi ? » Il répondra : « Plus personne ! » Et le premier dira : « Silence ! » Car il ne faut pas prononcer le nom de Yahweh.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le parent, etc. C’étaient les plus proches parents qui devaient prendre soin des corps des morts. ― Le brûlera. Dans ces temps-là, on brûlait les corps morts des Hébreux (voir 1 Rois, 31, 12 ; 2 Paralipomènes, 16, 14) ; mais depuis la captivité, on les enterrait, comme dans le principe.
Car voici que Yahweh commande, et il fait tomber en ruines la grande maison, et en débris la petite maison.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
C’est la fin (finis est) ; c’est le dernier, il n’en reste plus. ― Ne te souviens pas, etc. ; n’invoque pas le Seigneur, il ne nous protège plus. Le motif de cette recommandation est exprimé dans le verset suivant.
Les chevaux courent-ils sur le rocher, où y laboure-t-on avec des bœufs, que vous avez changé le droit en poison, et le fruit de la justice en absinthe ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La grande maison ; probablement le royaume d’Israël. ― La petite maison ; le royaume de Juda.
Vous vous réjouissez de ce qui n’est rien, vous dites : « N’est-ce pas par notre force que nous avons acquis de la puissance ? »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
C’est pourtant ce que vous avez fait vous-mêmes. Cette phrase ou toute autre semblable est absolument nécessaire pour l’enchaînement et la liaison des idées du texte sacré. ― Vous avez changé, etc. ; c’est-à-dire par des jugements injustes et oppressifs vous avez rempli d’amertume et d’aigreur ceux que vous deviez au contraire consoler et réjouir par les doux fruits d’une bonne justice. ― Est-ce que des chevaux peuvent courir au milieu des rochers ? Les chevaux des anciens le pouvaient d’autant moins qu’on ne les ferrait pas. ― Avec les buffles, avec des bœufs sauvages, non accoutumés au joug.
Car voici que je suscite contre vous, maison d’Israël, — oracle de Yahweh, le Dieu des armées ! — une nation qui vous opprimera depuis l’entrée de Hamath jusqu’au torrent du désert.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Puissance ; littéralement, cornes, qui étaient en effet, chez les Hébreux le symbole de la force et de la puissance.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 6, 24. ― La maison d’Israël ; les assemblées du peuple d’Israël.