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Osée 14

QUE Samarie périsse, parce qu’elle a changé en amertume la douceur de son Dieu ; que ses habitants passent par le tranchant de l’épée ; que ses petits enfants soient écrasés contre terre, et qu’on fende le ventre aux femmes grosses.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qu’ils périssent ; c’est-à-dire, les habitants de Samarie. ― Ses (ejus) ; ce pronom, qui est aussi au singulier dans l’hébreu, se rapporte également à Samarie.

Ô Israël ! convertissez-vous au Seigneur, votre Dieu ; puisque c’est votre iniquité qui vous a fait tomber en de si grands maux.

Prenez avec vous au lieu de victimes des paroles humbles, et convertissez-vous au Seigneur ; dites-lui : Ôtez-nous toutes nos iniquités : recevez le bien que nous vous ofrons ; et nous vous offrirons au lieu de jeunes bœufs le sacrifice de nos lèvres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De pénitence. Cette expression ou toute autre semblable qui ne se lit dans l’hébreu ni dans les Septante, mais que réclame évidemment le contexte, se trouve dans la version chaldaïque sous le nom de confession, louange, et dans le commentaire de saint Jérôme sous celui de prière, confession de fautes. ― Le sacrifice de nos lèvres ; nos louanges, nos actions de grâces ; littéralement, les veaux de nos lèvres ; allusion aux sacrifices dans lesquels on offrait des veaux au Seigneur.

Nous n’attendrons plus notre salut de l’Assyrie, et nous ne monterons plus sur des chevaux ; nous ne dirons plus aux œuvres de nos mains, Vous êtes nos dieux ; parce que vous aurez compassion du pupille qui se repose sur vous.

Je guérirai leurs blessures profondes, dit le Seigneur ; je les aimerai par une pure bonté ; parce que j’aurai détourné ma fureur de dessus eux.

Je serai, à l’égard d’Israël, comme une rosée ; il germera comme le lis, et sa racine poussera avec force comme les plantes du Liban.

Ses branches s’étendront ; sa gloire sera semblable à l’olivier, et elle répandra une odeur comme l’encens du Liban.

Les peuples viendront se reposer sous son ombre ; ils vivront du plus pur froment, ils germeront comme la vigne ; son nom répandra une bonne odeur, comme les vins du Liban.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le vin du Liban a été de tout temps très estimé.

Éphraïm, qu'y aura-t-il désormais de commun entre moi et les idoles ? C'est moi qui exaucerai ce peuple ; c'est moi qui le ferai pousser en haut comme un sapin dans sa force ; c'est moi qui vous ferai porter votre fruit.

Qui est sage pour comprendre ces merveilles ? QUi a l'intelligence pour les pénétrer ? Car les voies du Seigneur sont droites, et les justes y marcheront sûrement : mais les violateurs de la loi y périront.