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Baruch 1

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Voici les paroles du livre qu’écrivit Baruch, fils de Nérias, fils de Maasias, fils de Sédécias, fils de Sédéï, fils de Helcias, à Babylone,

la cinquième année, le septième jour du mois, au temps où les Chaldéens avaient pris Jérusalem et l’avaient brûlée.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Du mois de nisan ; qui était le premier de l’année ; ou de sivan, le troisième, dont il est parlé au verset 8 ; ou enfin du cinquième, parce que l’auteur ayant désigné la cinquième année, sans déterminer le mois, donne à entendre qu’il s’agit du cinquième. ― La cinquième année après la prise de Jérusalem, en 583. Voir 4 Rois, 25, 8.

Baruch lut les paroles de ce livre aux oreilles de Jéchonias, fils de Joakim, roi de Juda, et aux oreilles de tout le peuple qui était venu pour entendre ce livre,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jéchonias ; prisonnier à Babylone.

aux oreilles des grands et des fils des rois, et aux oreilles des anciens, et aux oreilles de tout le peuple, du plus petit jusqu’au plus grand, de tous ceux qui habitent à Babylone, près du fleuve Sodi.

En l’entendant, ils pleuraient, jeûnaient et priaient le Seigneur.

Et ils recueillirent de l’argent, selon que chacun put en donner suivant ses moyens.

Et ils l’envoyèrent à Jérusalem, à Joakim, fils de Helcias, fils de Salom, le prêtre, aux autres prêtres et à tout le peuple qui se trouvait avec lui à Jérusalem.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Joakim, fils d’Helcias, n’était pas le grand-prêtre, mais probablement celui qui en tenait la place à Jérusalem.

Baruch avait alors recouvré les ustensiles de la maison du Seigneur qui avaient été emportés du Temple, pour les renvoyer au pays de Juda, le dixième jour du mois de Sivan, ustensiles en argent qu’avait fait faire Sédécias, fils de Josias, roi de Juda,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Du temple du Seigneur. Il faut entendre par là les ruines du temple sur lesquelles les Juifs avaient élevé un autel pour offrir leurs sacrifices (Comparer à Jérémie, 41, 5). Ainsi disparaît la prétendue contradiction que les incrédules trouvent dans ce chapitre. ― Sivan ; commençait à la nouvelle lune de juin.

après que Nabuchodonosor, roi de Babylone, eut enlevé de Jérusalem Jéchonias, les princes, les otages, les grands et le peuple du pays, et les eut emmenés à Babylone.

Ils dirent : « Voici que nous vous envoyons de l’argent ; achetez avec cet argent des victimes pour les holocaustes et les sacrifices d’expiation, et de l’encens ; faites aussi des oblations, et offrez-les sur l’autel du Seigneur, notre Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Des oblations ; selon la Vulgate et les Septante, manna. C’est le mot hébreu minhâ, qui a été modifié dans sa prononciation, et qui signifie proprement le sacrifice non sanglant, tel que les offrandes de pain, de liqueurs, de froment, de farine, de vin.

Priez pour la vie de Nabuchodonosor, roi de Babylone, et pour la vie de Baltassar, son fils, afin que leurs jours sur la terre soient comme les jours du ciel ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Son fils ; c’est-à-dire son petit-fils et fils d’Evilmérodach, fils aîné lui-même de Nabuchodonosor et son successeur immédiat. Dans toutes les langues, le mot fils se prend souvent pour petit-fils, comme un aïeul est fréquemment qualifié de père. Selon une tradition des Juifs, Evilmérodach était alors en disgrâce, et Baltassar était considéré comme l’héritier présomptif du royaume. Ceci explique pourquoi l’écrivain sacré ne nomme pas ici Evilmérodach. ― Baltassar ne doit pas désigner ici celui du temps duquel Babylone fut prise. ― Comme les jours du ciel ; c’est-à-dire des jours sans fin. Comparer à Psaumes, 88, 27 (?).

et le Seigneur nous donnera la force ; il fera briller la lumière à nos yeux ; nous vivrons à l’ombre de Nabuchodonosor, roi de Babylone, et à l’ombre de Baltassar, son fils ; nous les servirons de longs jours et nous trouverons grâce devant eux.

Priez aussi pour nous le Seigneur notre Dieu, parce que nous avons péché contre le Seigneur notre Dieu, et que la colère du Seigneur et son courroux ne se sont pas détournés de nous jusqu’à ce jour.

Lisez ce livre que nous vous envoyons pour qu’on en fasse la lecture publique dans la maison du Seigneur, les jours de fête et les jours d’assemblée.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans le temple du Seigneur. Voir le verset 8. ― En un jour favorable (in die opportuno) ; selon les Grecs, dans des jours d’opportunité ; ce qu’on explique par dans les jours des fêtes fixes, déterminées.

Et vous direz : Au Seigneur notre Dieu appartient la justice, à nous la confusion du visage, comme on le voit aujourd’hui, pour les hommes de Juda et les habitants de Jérusalem,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Baruch, 2, 6. ― Et vous direz, etc. Ici, suivant plusieurs, commence le livre même de Baruch, le livre mentionné aux versets 1, 3 et 14.

pour nos rois et nos princes, pour nos prêtres et nos prophètes, et pour nos pères.

Nous avons péché devant le Seigneur

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Daniel, 9, 5.

et nous lui avons désobéi. Nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur notre Dieu, en suivant les commandements du Seigneur, qu’il a donnés devant nous.

Depuis le jour où le Seigneur a tiré nos pères du pays d’Égypte, jusqu’aujourd’hui, nous avons été indociles envers le Seigneur notre Dieu, et, dans notre folie nous nous sommes détournés, pour ne pas entendre sa voix.

Aussi, comme on le voit en ce jour, de grands malheurs se sont attachés à nous, ainsi que la malédiction que le Seigneur a prononcée, par l’intermédiaire de Moïse, son serviteur, qui a fait sortir nos pères du pays d’Égypte, pour nous donner un pays où coulent le lait et le miel.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les malédictions, etc. Voir Lévitique, chapitre 26 ; Deutéronome, chapitres 28 et 29.

Nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu, selon toutes les paroles des prophètes, qu’il a envoyés vers nous.

Et nous sommes allés, chacun selon l’inclination de son cœur méchant, servir des dieux étrangers, faire le mal sous les yeux du Seigneur notre Dieu.