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Lévitique 20
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Yahweh parla à Moïse, en disant :
« Tu diras aux enfants d’Israël : Quiconque d’entre les enfants d’Israël ou d’entre les étrangers qui séjournent en Israël donne à Moloch l’un de ses enfants, sera puni de mort : le peuple du pays le lapidera.
Et moi, je tournerai ma face contre cet homme, et je le retrancherai du milieu de son peuple, parce qu’il aura livré un de ses enfants à Moloch, pour souiller mon sanctuaire et profaner mon saint nom.
Si le peuple du pays ferme les yeux sur cet homme quand il donnera de ses enfants à Moloch, et ne le fait pas mourir,
moi, je tournerai ma face contre cet homme et contre sa famille, et je le retrancherai du milieu de son peuple, avec tous ceux qui se prostituent comme lui en se prostituant à Moloch.
Si quelqu’un s’adresse à ceux qui évoquent les esprits et aux devins, pour se prostituer après eux, je tournerai ma face contre cet homme et je le retrancherai du milieu de son peuple.
Vous vous sanctifierez et vous serez saints, car je suis Yahweh, votre Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Pierre, 1, 16.
Vous observerez mes lois et vous les mettrez en pratique. Je suis Yahweh, qui vous sanctifie.
Quiconque maudit son père ou sa mère sera puni de mort ; il a maudit son père ou sa mère : son sang est sur lui.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 21, 17 ; Proverbes, 20, 20 ; Matthieu, 15, 4 ; Marc, 7, 10.
Si un homme commet adultère avec une femme mariée, et s’il commet adultère avec la femme de son prochain, ils seront tous deux punis de mort, l’homme et la femme adultères.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 22, 22 ; Jean, 8, 5.
Si un homme couche avec la femme de son père, et découvre ainsi la nudité de son père, ils seront tous deux punis de mort : leur sang est sur eux.
Si un homme couche avec sa belle-fille, ils seront tous deux punis de mort ; ils ont fait une chose honteuse : leur sang est sur eux.
Si un homme couche avec un homme comme on fait avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable, ils seront punis de mort : leur sang est sur eux.
Si un homme prend pour femmes la fille et la mère, c’est un crime ; on les livrera au feu, lui et elles, afin que ce crime n’existe pas parmi vous.
L’homme qui aura commerce avec une bête sera puni de mort, et vous tuerez la bête.
Si une femme s’approche d’une bête pour se prostituer à elle, tu tueras la femme et la bête ; elles seront mises à mort : leur sang est sur elles.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Lévitique, 18, 23.
Si un homme prend sa sœur, fille de son père ou fille de sa mère, s’il voit sa nudité et qu’elle voie la sienne, c’est une infamie ; ils seront retranchés sous les yeux des enfants de leur peuple. Il a découvert la nudité de sa sœur, il portera son iniquité.
Si un homme couche avec une femme qui a son indisposition menstruelle, et découvre sa nudité, il a découvert son flux, et elle a découvert le flux de son sang ; ils seront retranchés tous deux du milieu de leur peuple.
Tu ne découvriras point la nudité de la sœur de ta mère, ni de la sœur de ton père, car c’est découvrir sa propre chair : ils porteront leur iniquité.
Si un homme couche avec sa tante, il découvre la nudité de son oncle ; ils porteront leur péché : ils mourront sans enfants.
Si un homme prend la femme de son frère, c’est une impureté ; il a découvert la nudité de son frère : ils seront sans enfants.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il sera, etc. ; soit que leurs enfants ne portent point leur propre nom, mais celui de leur oncle, soit que Dieu refuse absolument de leur accorder des enfants.
Vous observerez toutes mes lois et toutes mes ordonnances et vous les mettrez en pratique, afin que le pays où je vous mène pour y habiter ne vous vomisse pas.
Vous ne suivrez pas les usages des nations que je vais chasser de devant vous ; car elles ont fait toutes ces choses, et je les ai en dégoût.
Je vous ai dit : C’est vous qui posséderez leur terre ; je vous la donnerai pour la posséder ; c’est un pays où coulent le lait et le miel. Je suis Yahweh, votre Dieu, qui vous ai séparés des autres peuples.
Vous distinguerez entre les animaux purs et impurs, entre les oiseaux purs et impurs, et vous ne vous rendrez pas abominables par des animaux, par des oiseaux et par tout ce qui se meut sur la terre, que je vous ai appris à distinguer comme impurs.
Vous serez saints pour moi, car je suis saint, moi Yahweh, et je vous ai séparés des autres peuples, afin que vous soyez à moi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Pierre, 1, 16. ― Je vous ai séparés de tous les autres peuples, afin que vous fussiez à moi. Dans la Terre Sainte, cette séparation devait être surtout morale et religieuse, mais elle devait être aussi physique et matérielle, afin qu’Israël pût conserver plus facilement le dépôt de la vraie religion. Dieu subordonna tout à la mission religieuse de son peuple qui était la vocation principale d’Israël. Pour le mettre à l’abri de la séduction, il l’emprisonna en quelque sorte dans la Palestine, à l’abri de tout contact étranger. Il ne voulut point que cette race, qui un jour devait manifester une telle aptitude pour le commerce, se livrât, avant la captivité, au négoce et à l’industrie, parce que ses relations avec les peuples voisins auraient pu altérer la pureté de sa foi. Au sud et à l’est, il l’entoura d’une ceinture de déserts ; au nord, il éleva devant lui les montagnes infranchissables du Liban. Il ne permit même pas qu’Israël atteignît jusqu’aux rivages de la Méditerranée, la grande voie de communication entre les peuples d’alors ; il échelonna sur la côte des guerriers puissants, avec qui les Hébreux furent constamment en guerre et qu’ils ne purent jamais complètement subjuguer. De là, pour eux, la nécessité de vivre isolé dans la terre de Chanaan, en grande partie inaccessible à l’étranger.
Tout homme ou femme qui évoque les esprits ou s’adonne à la divination sera mis à mort ; on les lapidera : leur sang est sur eux. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 18, 11 ; 1 Rois, 28, 7. ― Un esprit de python. Cette expression, empruntée à la mythologie grecque, se prend ici pour un esprit de magie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Lévitique, 18, 21. ― A l’idole de Moloch. Voir Lévitique, note 18.21.