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Ecclésiaste 6

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Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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Il est un mal que j’ai vu sous le soleil, et ce mal est grand sur l’homme :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La 3e section embrasse les chapitres 6 à 8, verset 15. Elle montre que le bonheur n’est pas dans la recherche des richesses ni de la réputation. La sagesse pratique consiste à prendre les choses comme Dieu les envoie, à être patient, à ne pas se livrer aux récriminations, à obéir aux supérieurs.

Tel homme à qui Dieu a donné richesses, trésors et gloire, et qui ne manque pour son âme de rien de ce qu’il peut désirer ; mais Dieu ne lui permet pas d’en jouir, car c’est un étranger qui en jouit : voilà une vanité et un mal grave.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A son âme ; hébraïsme, pour à sa personne, à lui.

Quand un homme aurait engendré cent fils, eût vécu de nombreuses années, et que les jours de ses années se seraient multipliés, si son âme ne s’est pas rassasiée de bonheur, et qu’il n’ait pas même eu de sépulture, je dis qu’un avorton est plus heureux que lui.

Car il est venu en vain, il s’en va dans les ténèbres, et les ténèbres couvriront son nom ;

il n’a même ni vu ni connu le soleil, il a plus de repos que cet homme.

Et quand il vivrait deux fois mille ans, sans jouir du bonheur, tout ne va-t-il pas au même lieu ?

Tout le travail de l’homme est pour sa bouche ; mais ses désirs ne sont jamais satisfaits.

Car quel avantage a le sage sur l’insensé ? Quel avantage a le pauvre qui sait se conduire devant les vivants ?

Ce que les yeux voient est préférable à la divagation des désirs. Cela encore est vanité et poursuite du vent.

De toute chose qui arrive, le nom est déjà prononcé ; on sait ce que sera un homme, et il ne peut contester avec qui est plus fort que lui.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Celui qui doit être, etc. Les hommes ont toujours été hommes, naissant toujours de la même manière, faibles, malheureux, etc. Ainsi celui qui doit naître un jour à venir est déjà connu ; son nom d’homme, connu par avance, indique déjà ce qu’il sera.

Car il y a beaucoup de paroles qui ne font qu’accroître la vanité : quel avantage en revient-il à l’homme ?

Car qui sait, en effet, ce qui est bon pour l’homme dans la vie, pendant les jours de sa vie de vanité, qu’il passe comme une ombre ? Et qui peut indiquer à l’homme ce qui sera après lui sous le soleil ?