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Proverbes 14

LA femme sage bâtit sa maison ; l’insensée détruit de ses mains celle même qui était déjà bâtie.

Celui qui marche par un chemin droit et qui craint Dieu, est méprise par celui qui marche dans une voie infâme.

La langue de l’insensé est une verge d’orgueil ; mais les lèvres des sages les conservent.

Où il n’y a point de bœufs, la grange est vide ; mais la force du bœuf paraît clairement où l’on recueille beaucoup de blé.

Le témoin fidèle ne ment point ; mais le faux témoin publie le mensonge.

Le moqueur cherche la sagesse, et il ne la trouve point ; l’homme prudent s’instruira sans peine.

Opposez-vous à l’homme insensé, et vous trouverez qu’il ne connaît point les paroles de prudence.

Commentaire (versets 1 à 7) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 1 à 7 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

De la sagesse et de la folie en général. Va contre ; résiste, oppose-toi à lui.

La sagesse de l’homme prudent est de bien comprendre sa voie ; l’imprudence des insensés est toujours errante.

L’insensé se joue du péché, et la grâce demeurera parmi les justes.

Lorsque le cœur connaîtra bien l’amertume de son âme, l’étranger ne se mêlera point dans sa joie.

La maison des méchants sera détruite ; mais les tentes des justes seront florissantes.

Il y a une voie qui paraît droite à l’homme, dont la fin néanmoins conduit à la mort.

Le ris sera mêlé de douleur, et la tristesse succède à la joie.

L’insensé sera rassasié de ses voies, et l’homme vertueux le sera encore plus des biens qu’il a faits.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’insensé, etc. l’insensé est entièrement satisfait de sa propre conduite, il s’y plaît, il y trouve son contentement et sa joie. ― Au-dessus de lui sera l’homme vertueux ; c’est-à-dire l’homme vertueux le dominera ; ou bien, l’homme vertueux sera encore plus rempli de ses voies que l’insensé ; il s’y plaira davantage, parce qu’elles sont meilleures.

L’imprudent croit tout ce qu’on lui dit ; l’homme prudent considère tous ses pas. Tout succède mal à l’enfant qui n’est point sincère ; mais le serviteur sage sera heureux dans ses entreprises, et il réussira dans sa voie.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour un fils trompeur… sera dirigée. Ce passage ne se trouve ni dans l’hébreu, ni dans le chaldéen, ni dans les Septante de Complute et de Rome, ni dans les manuscrits latins, ni dans quelques éditions de la Vulgate.

Le sage craint, et se détourne du mal ; l’insensé passe outre, et se croit en sûreté.

L’impatient fera des actions de folie ; et l’homme dissimulé se rend odieux.

Les imprudents posséderont la folie, et les hommes prudents attendront la science.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les tout petits (parvuli). Voir Proverbe, 1, 4. ― Attendront la science ; comme un héritage qui lui est dû.

Les méchants seront couchés par terre devant les bons, et les impies devant la porte des justes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Couchés par terre. Image tirée des vaincus, prosternés et étendus par terre devant leur vainqueur, comme nous les représentent les bas-reliefs antiques de l’Assyrie.

Le pauvre sera odieux à ses proches mêmes ; mais les riches auront beaucoup d’amis.

Celui qui méprise son prochain pèche ; mais celui qui a compassion du pauvre, sera bienheureux. Celui qui croit au Seigneur, aime la miséricorde.

Ceux qui s’appliquent à faire le mal, se trompent ; c’est la miséricorde et la vérité qui nous acquièrent les biens.

Où l’on travaille beaucoup, là est l’abondance ; mais où l’on parle beaucoup, l’indigence se trouve souvent.

Les richesses des sages leur sont comme une couronne ; la folie des insensés est toujours folie.

Le témoin fidèle délivre les âmes ; celui qui est double, publie des mensonges.

Celui qui craint le Seigneur, est dans une confiance pleine de force, et ses enfants auront sujet de bien espérer.

La crainte du Seigneur est une source de vie, pour éviter la chute qui donne la mort.

Commentaire (versets 20 à 27) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 20 à 27 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

De la richesse et de la pauvreté dans leurs rapports avec la sagesse et avec la folie.

La multitude du peuple est l’honneur du roi ; et le petit nombre des sujets est la honte du prince.

Celui qui est patient se gouverne avec une grande prudence ; mais l’impatient signale sa folie.

La santé du cœur est la vie de la chair ; l’envie est la pourriture des os.

Celui qui opprime le pauvre, fait injure à celui qui l’a créé ; mais celui qui en a compassion, rend honneur à Dieu.

L’impie sera rejeté à cause de sa malice ; mais le juste espère au jour de sa mort.

La sagesse repose dans le cœur de l’homme prudent ; et il instruira tous les ignorants.

La justice élève les nations ; et le péché rend les peuples misérables.

Le ministre intelligent est aimé du roi, et celui qui est inutile ressentira sa colère.

Commentaire (versets 28 à 35) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 28 à 35 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Parallèle entre le sage et l’insensé, le riche et le pauvre, le prince et le sujet.