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Psaumes 57
Pour la fin. Ne m’exterminez pas. David a mis celle inscription pour titre.
SI vous parlez véritablement et selon la justice, jugez donc aussi selon la même équité, ô enfants des hommes !
Mais au contraire vous formez dans le fond de votre cœur des desseins d’iniquité ; et vos mains ne s’emploient qu’à commettre avec adresse des injustices sur la terre.
Commentaire (versets 2 à 3) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 2 à 3 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Apostrophe aux juges qui violent la justice.
Les pécheurs se sont éloignés de la justice dès leur naissance ; et ils se sont égarés dès qu’ils sont sortis du sein de leur mère : ils ont dit des choses fausses.
Leur fureur est semblable à celle du serpent, et de l’aspic qui se rend sourd en se bouchant les oreilles ;
et qui ne veut point entendre la voix des enchanteurs, non pas même celle de l’homme qui sait le mieux l’art d’enchanter.
Commentaire (versets 4 à 6) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 4 à 6 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Tableau des méchants qui sont incorrigibles. D’un aspic sourd, etc. Le Psalmiste veut dire simplement que les enchantements ne font pas plus d’effet sur l’aspic que s’il était réellement sans oreilles ou qu’il les bouchât. Il est incontestable par toute l’antiquité que les magiciens possédaient l’art d’enchanter les serpents, et par ce moyen de les empêcher de piquer. C’est pourquoi lorsque l’Ecriture veut parler de serpents redoutables, elle les appelle des serpents qui ne se laissent point enchanter, ou qui sont sourds à la voix des enchanteurs. Comparer à Ecclésiaste, 10, 11 ; Jérémie, 8, 17.
Dieu brisera leurs dents dans leur bouche : le Seigneur mettra en poudre les mâchoires des lions.
Ils seront réduits à rien, comme une eau qui passe : il a tendu son arc jusu’à ce qu’ils tombent dans la dernière faiblesse.
Ils seront détruits comme la cire que la chaleur fait fondre et couler : le feu est tombé d’en haut sur eux ; et ils n’ont plus vu le soleil.
Avant qu’ils puissent connaître que leurs épines sont parvenues jusqu’à la force d’un arbrisseau, il les engloutit comme tout vivants dans sa colère.
Le juste se réjouira en voyant la vengeance que Dieu prendra des impies ; et il lavera ses mains dans le sang du pécheur.
Et les hommes diront alors : Puisque le juste retire du fruit de sa justice, il y a sans doute un Dieu qui juge les hommes sur la terre.
Commentaire (versets 7 à 12) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 7 à 12 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Prière à Dieu pour qu’il anéantisse les méchants comme des bêtes malfaisantes (versets 7 à 10) et pour que le juste triomphe de leur ruine (versets 11 et 12).
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En hébreu : « Au chef de chœur. [Sur l’air de] ‘al thasckheth (ne perd pas). De David. Mikthâm. » ― Composé probablement pendant la révolte d’Absalom. ― Le langage est vif, les images fortes et relativement plus multipliées que dans aucun autre psaume, quelquefois à peine indiquées, d’où une certaine obscurité.