Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Psaumes 43 Psaumes 44 sur 150 chapitres Psaumes 45 →

Psaumes 44

Jusques à la fin, pour ceux qui seront changés, intelligence aux enfants de Coré, Cantique pour le bien-aimé.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le titre hébreu porte : « Au chef de chœur. Sur (l’air) des lis ou (sur un instrument en forme de lis). Des enfants de Coré. Poème didactique ; (chant) d’amour. » ― Ce psaume est appliqué par beaucoup de commentateurs au mariage de Salomon avec la fille du pharaon. On peut le regarder plus justement comme un chant purement prophétique, qui, comme le Cantique des cantiques, célèbre l’union de Notre-Seigneur avec son Eglise. Il est certainement messianique. Voir Hébreux, 1, 8-9 ; Psaumes, 44, 7 ; Isaïe, 9, 6-7 ; Psaumes, 44, vv. 5, 12. Le Targumiste paraphrase ainsi le verset 3 : « Ta beauté, ô roi Messie, est supérieure à celle des enfants des hommes. »

MON cœur a produit une excellente parole ; c’est au Roi suprême que j’adresse et que je chante mes ouvrages : ma langue est comme la plume de l’écrivain qui écrit très-vite.

Vous surpassez en beauté les enfants des hommes ; et une grâce admirable s’est répandue sur vos lèvres : c’est pour cela que Dieu vous a béni éternellement.

Commentaire (versets 2 à 3) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 2 à 3 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Exorde : enthousiasme du prophète produit par l’excellence du sujet qui l’inspire : la beauté du roi Messie. La grâce est répandue, etc. Saint Luc dit dans son Evangile (voir Luc, 4, 22) que tous admiraient les paroles de grâce qui sortaient de la bouche de Jésus-Christ. ― C’est pourquoi le Seigneur vous a béni, etc. Jésus-Christ dans son humanité a été comblé de bénédictions et de grâces ; et la première qu’il a reçue, qui est celle de sa prédestination à la gloire d’être uni hypostatiquement à la divinité, il l’a reçue gratuitement, c’est-à-dire indépendamment de tout mérite de sa part et par la pure faveur de Dieu ; mais il a reçu les autres grâces, et la gloire infinie dont il jouit dans le ciel, en considération de ses mérites personnels, et pour récompense de ses humiliations, de son obéissance, de sa passion et de sa mort.

Vous qui êtes le Très-Puissant, ceignez votre épée sur votre cuisse ; faites éclater votre gloire et votre majesté,

et signalez-vous. Étendez vos succès, et régnez par la vérité, par la douceur et par la justice ; et votre droite vous fera faire des progrès merveilleux.

Commentaire (versets 4 à 5) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 4 à 5 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Le roi Messie, prodige de beauté, est aussi un héros, un prodige de force. Le Psalmiste le dépeint comme l’ayant sous les yeux.

Vos flèches sont très-aiguës : les peuples tomberont sous vous ; et elles pénétreront jusqu’au cœur des ennemis du Roi.

Votre trône, ô Dieu ! subsistera éternellement ; le sceptre de votre règne sera un sceptre de rectitude et d’équité.

Vous avez aimé la justice, et haï l’iniquité : c’est à cause de cela, ô Dieu ! que votre Dieu vous a oint d’une huile de joie d’une manière plus excellente que tous ceux qui y ont part avec vous.

Commentaire (versets 6 à 8) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 6 à 8 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Ce héros est Dieu, un dominateur divin. Qui participent, etc. ; c’est-à-dire les autres rois. L’onction que Jésus-Christ a reçu est bien supérieure à celle de tous les rois ordinaires, puisque c’est Dieu qui l’a oint de l’Esprit Saint et de sa vertu, selon le témoignage de l’apôtre saint Pierre (voir Actes des Apôtres, 10, 38) et celui du Sauveur lui-même qui s’est appliqué (voir Luc, 4, 18), ces paroles du prophète Isaïe : « L’esprit du Seigneur est sur moi ; c’est pourquoi il m’a consacré par son onction (voir Isaïe, 61, 1). »

Il sort de vos habits et de vos maisons d’ivoire une odeur de myrrhe, d’aloès et de cannelle ; ce qui a engagé

les filles des rois à vous procurer de la joie dans l’éclat de votre gloire. La reine s’est tenue à votre droite, ayant un habit enrichi d’or, et étant environnée de ses divers ornements.

Commentaire (versets 9 à 10) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 9 à 10 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Après avoir dépeint le Messie, époux de l’Eglise, le Psalmiste nous dépeint l’Eglise, épouse du Messie : elle est brillante de l’or d’Ophir, etc.

Écoutez, ma fille, ouvrez vos yeux, et ayez l’oreille attentive ; et oubliez votre peuple et la maison de votre père ;

et le Roi désirera de voir votre beauté. Car il est le Seigneur, votre Dieu, et les peuples l’adoreront :

et les filles de Tyr viendront avec leurs présents : tous les riches d’entre le peuple vous offriront leurs humbles prières.

Commentaire (versets 11 à 13) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 11 à 13 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Discours à la reine, afin qu’elle se donne tout entière au Messie. Votre visage. Voir Psaumes, 41, 6. ― Tyr, capitale de la Phénicie, célèbre par son commerce et ses richesses.

Toute la gloire de celle qui est la fille du Roi lui vient du dedans, au milieu des franges d’or,

et des divers ornements dont elle est environnée. Des vierges seront amenées au Roi après elle ; et l’on vous présentera celles qui sont ses plus proches.

Elles seront présentées avec des transports de joie : on les conduira jusque dans le temple du Roi.

Commentaire (versets 14 à 16) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 14 à 16 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Description de la beauté de la reine ou de l’Eglise. Le temple du roi ; c’est-à-dire son palais.

Vous avez engendré plusieurs enfants pour succéder à vos pères ; et vous les établirez princes sur toute la terre.

Ils se souviendront de votre nom dans la suite de toutes les races ; et c’est pour cela que les peuples publieront éternellement vos louanges dans tous les siècles et dans l’éternité.

Commentaire (versets 17 à 18) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 17 à 18 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Propagation et gloire de l’Eglise. Dans toute la suite ; littéralement Dans toute génération et génération. Voir sur ce genre de répétition et sur l’accusatif generationem de la Vulgate au lieu de l’ablatif, la fin des Observations préliminaires, 1°.