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Psaumes 103

Pour David. BÉNISSEZ le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur mon Dieu ! vous avez fait paraître votre grandeur d’une manière bien éclatante ; vous êtes tout environné de majesté et de gloire :

vous qui êtes revêtu de la lumière comme d’un vêtement, et qui étendez le ciel comme une tente ;

vous qui couvrez d’eaux sa partie la plus élevée, qui montez sur les nuées, et qui marchez sur les ailes des vents ;

vous qui rendez vos anges aussi prompts que les vents, et vos ministres aussi ardents que les flammes ;

Commentaire (versets 1 à 4) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 1 à 4 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Eloge de l’œuvre du premier et du second jours de la création. Voir Hébreux, 1, 7. ― Qui faites, etc. ; qui donnez à vos anges la rapidité des vents et à vos ministres l’ardeur des flammes.

vous qui avez fondé la terre sur sa propre fermeté, sans qu’elle puisse jamais être renversée.

L’abîme l’environne comme un vêtement ; et les eaux s’élèvent comme des montagnes.

Mais vos menaces les font fuir ; et la voix de votre tonnerre les remplit de crainte.

Elles s’élèvent comme des montagnes, et elles descendent comme des vallées dans le lieu que vous leur avez établi.

Vous leur avez prescrit des bornes qu’elles ne passeront point ; et elles ne reviendront point couvrir la terre.

Commentaire (versets 5 à 9) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 5 à 9 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Formation de la terre.

Vous conduisez les fontaines dans les vallées, et vous faites couler les eaux entre les montagnes.

Elles servent à abreuver toutes les bêtes des champs ; les ânes sauvages soupirent après elles dans leur soif.

Sur leurs bords habitent les oiseaux du ciel ; ils font entendre leur voix du milieu des rochers.

Vous arroserez les montagnes des eaux qui tombent d’en haut ; la terre sera rassasiée des fruits qui sont vos ouvrages.

Vous produisez le foin pour les bêtes, et l’herbe pour servir à l’usage de l’homme. Vous faites sortir le pain de la terre,

Commentaire (versets 10 à 14) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 10 à 14 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

a Production des sources, des animaux et des plantes. b-18 Les trois principales productions nourricières (céréales, vin et huile) ; les pluies qui fécondent la terre et les animaux qui habitent les montagnes. De l’herbe (herbam), l’hébreu signifie légume, plante nourrissante.

et le vin qui réjouit le cœur de l’homme. Vous lui donnez l’huile, afin qu’elle répande la joie sur son visage ; et le pain, afin qu’il fortifie son cœur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Avec l’huile. Les anciens croyaient que les onctions d’huile faites sur le corps étaient presque aussi nécessaires que la nourriture.

Les arbres de la campagne seront nourris avec abondance, aussi bien que les cèdres du Liban que Dieu a plantés.

Les petits oiseaux y feront leurs nids : celui de la cigogne est comme le premier et le chef des autres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le nid ; littéralement la maison. ― Et le premier de tous. Le héron niche plus tôt que tous les autres oiseaux ; et il fait son nid sur les plus hauts arbres. ― L’hébreu porte au lieu de : le nid du héron est le premier de tous, « les cyprès sont la maison (ou la demeure) de la cigogne. »

Les hautes montagnes servent de retraite aux cerfs, et les rochers aux hérissons.

Il a fait la lune pour les temps qu’il lui a marqués ; le soleil sait où il doit se coucher.

Vous avez répandu les ténèbres ; et la nuit a été faite : et c’est durant la nuit que toutes les bêtes de la forêt se répandent sur la terre ;

et que les petits des lions rugissent après leur proie, et cherchent la nourriture que Dieu leur a destinée.

Le soleil se levant ensuite, elles se rassemblent, et vont se coucher dans leurs retraites.

Alors l’homme sort pour aller faire son ouvrage, et travailler jusqu’au soir.

Commentaire (versets 19 à 23) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 19 à 23 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Les astres.

Que vos œuvres sont grandes, Seigneur ! Vous avez fait toutes choses avec une souveraine sagesse : la terre est toute remplie de vos biens.

Dans cette mer si grande et d’une si vaste étendue se trouve un nombre infini de poissons, de grands et de petits animaux.

C’est là que les navires passeront ; là se promène ce monstre que vous avez formé, Seigneur ! pour s’y jouer.

Commentaire (versets 24 à 26) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 24 à 26 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Les habitants des mers. Ce dragon, en hébreu, Léviathan, mot qui désigne ordinairement ordinairement le crocodile, mais qui signifie ici un grand cétacé.

Toutes les créatures attendent de vous que vous leur donniez leur nourriture, lorsque le temps en est venu.

Lorsque vous la leur donnez, elles la recueillent ; et lorsque vous ouvrez votre main, elles sont toutes remplies des effets de votre bonté.

Mais si vous détournez d’elles votre face, elles seront troublées ; vous leur ôterez l’esprit de vie ; elles tomberont dans la défaillance, et retourneront dans leur poussière.

Vous enverrez ensuite votre Esprit et votre souffle divin, et elles seront créées de nouveau, et vous renouvellerez toute la face de la terre.

Commentaire (versets 27 à 30) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 27 à 30 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Dieu donne la nourriture et la vie.

Que la gloire du Seigneur soit célébrée dans tous les siècles : le Seigneur se réjouira dans ses ouvrages ;

lui qui regarde la terre, et la fait trembler ; qui touche seulement les montagnes, et en fait sortir les flammes et la fumée.

Je chanterai des cantiques à la gloire du Seigneur tant que je vivrai ; je chanterai des hymnes à l’honneur de mon Dieu tant que je subsisterai.

Que les paroles que je proférerai en son honneur puissent lui être agréables ; pour moi, je trouverai toute ma joie dans le Seigneur.

Que les pécheurs et les injustes soient effacés de dessus la terre, en sorte qu’ils ne soient plus. Ô mon âme ! bénis le Seigneur.

Commentaire (versets 31 à 35) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 31 à 35 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Gloire à Dieu pour toutes ses merveilles. Bénis, mon âme, le Seigneur. Ces paroles sont la répétition du refrain initial, verset 1.