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Tobie 9
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Alors Tobie appela auprès de lui l’ange, qu’il croyait un homme et lui dit : « Azarias, mon frère, je te prie d’écouter mes paroles.
Quand je me donnerais à toi comme esclave, je ne reconnaîtrais pas encore assez tous tes soins.
Néanmoins je t’adresse encore cette prière : Prends avec toi des bêtes de somme et des serviteurs, et va trouver Gabélus, à Ragès, ville des Mèdes ; tu lui rendras son écrit, tu recevras de lui l’argent et tu le prieras de venir à mes noces.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A Ragès. Voir Tobie, 1, 16.
Car tu sais toi-même que mon père compte les jours, et que, si je tarde un jour de plus, son âme sera dans la tristesse.
Tu vois aussi de quelle manière Raguel m’a conjuré de rester ici, et que je ne puis résister à ses instances. »
Alors Raphaël, prenant quatre des serviteurs de Raguel et deux chameaux, se rendit à Ragès, ville des Mèdes. Ayant trouvé Gabélus, il lui rendit son billet et en reçut tout l’argent ;
et, après lui avoir raconté tout ce qui était arrivé à Tobie, fils de Tobie, il le fit venir avec lui aux noces.
Lorsque Gabélus entra dans la maison de Raguel, il trouva Tobie à table ; celui-ci se leva aussitôt ; ils se baisèrent mutuellement, et Gabélus pleura et bénit Dieu,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A table ; littéralement couché. Voir Tobie, 2, 3.
en disant : « Que le Dieu d’Israël te bénisse, car tu es le fils d’un homme excellent, juste et craignant Dieu, et faisant beaucoup d’aumônes !
Que la bénédiction se répande aussi sur ta femme et sur vos parents !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Que l’on dise, etc. Que l’on prononce les bénédictions sur ta femme, etc. ; c’est-à-dire que l’on proclame heureux ta femme et tes parents.
Puissiez-vous voir vos fils et les fils de vos fils, jusqu’à la troisième et à la quatrième génération ! Que votre postérité soit bénie du Dieu d’Israël, qui règne dans les siècles des siècles ! »
Tous ayant dit : Amen ! ils se mirent à table, et c’est dans la crainte de Dieu qu’ils firent le festin des noces.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Je ne serais pas, etc. ; ma personne et mes services d’esclave ne seraient pas un prix tout à fait digne des services que tu m’as rendus, c’est-à-dire : je ne pourrais reconnaître dignement, etc.