Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Tobie 5 Tobie 6 sur 14 chapitres Tobie 7 →

Tobie 6

Écouter

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Tobie partit, suivi du chien, et il fit sa première halte près du fleuve du Tigre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le soir de la première journée du voyage, Tobie et son conducteur s’arrêtèrent sur les bords du Tigre, soit le fleuve célèbre de ce nom, qui traversait l’ancienne Ninive, ce qui impliquerait que l’Israélite demeurait sur la rive droite, soit le grand ou le petit Zab, affluents du Tigre, à l’est, à qui on donnait aussi ce nom.

Comme il descendait sur la rive pour se laver les pieds, voici qu’un énorme poisson s’élança pour le dévorer.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un poisson énorme. C’était probablement un brochet. Ce poisson atteint souvent la grosseur d’un homme et peut devenir très vieux. Il est très vorace ; on a trouvé quelquefois dans ses entrailles des membres humains. La tête est grosse, l’ouverture de la bouche large et s’étend presque jusqu’aux yeux. On le rencontre dans le Tigre ; sa chair est excellente ; il est assez gros pour servir plusieurs jours de nourriture à des voyageurs, voir Tobie, 6, 6 ; il a des nageoires et des écailles et remplit ainsi les conditions prescrites par la loi pour que les Juifs puissent en manger, voir Lévitique, 11, 9-10 ; il a des ouïes, comme le suppose le texte.

Effrayé, Tobie poussa un grand cri, en disant : « Seigneur, il se jette sur moi ! »

L’ange lui dit : « Prends-le par les ouïes et tire-le à toi. » Ce qu’ayant fait, il le tira sur la terre sèche, et le poisson se débattit à ses pieds.

L’ange lui dit : « Vide ce poisson, et conserves-en le cœur, le fiel et le foie, car ils sont employés comme d’utiles remèdes. »

Il obéit ; puis il fit rôtir une partie de la chair, qu’ils emportèrent avec eux pour la route ; ils salèrent le reste, qui devait leur suffire jusqu’à ce qu’ils arrivassent à Ragès, ville des Mèdes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A Ragès. Voir Tobie, 3, 7.

Et Tobie interrogea l’ange, en disant : « Je te prie, Azarias mon frère, de me dire quelle vertu curative possèdent les parties de ce poisson que tu m’as commandé de garder. »

L’ange lui répondit : « Si tu poses sur des charbons une petite partie du cœur, la fumée qui s’en exhale chasse toute espèce de démons, soit d’un homme, soit d’une femme, en sorte qu’ils ne peuvent plus s’en approcher.

Et le fiel sert à oindre les yeux couverts d’une taie, et il les guérit. »

Commentaire (versets 8 à 9) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 8 à 9 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

L’ange ordonna à Tobie de saisir le poisson par les ouïes, et, quand ils en eurent mangé, il lui recommanda de garder une partie du cœur, pour chasser le démon, et le fiel, pour guérir la taie des yeux. Les interprètes catholiques sont divisées sur la question de savoir s’il s’agit ici de propriétés naturelles ou surnaturelles de ces organes. Il s’agit plus vraisemblablement ici de propriétés miraculeuses que Dieu leur confère, afin que son ange puisse conserver jusqu’à la fin l’incognito et remplir néanmoins la mission secourable qui lui a été confiée. Il les guérit. Devant ces mots, il y a évidemment sous-entendu si on les oint avec ce fiel. Les ellipses de ce genre sont très communes dans le style de l’Ecriture.

Tobie lui dit : « Où veux-tu que nous prenions du repos ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Quatrième section. Mariage du jeune Tobie avec Sara, du chapitre 6, verset 10, au chapitre 9.

L’ange lui répondit : « Il y a ici un homme appelé Raguel, de ta tribu et de ta famille ; il a une fille nommée Sara, mais, en dehors d’elle, il n’a aucun autre enfant, fils ou fille.

Tout son bien doit te revenir, et il faut que tu la prennes pour épouse.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Nombres, 27, 8 ; 36, 8.

Demande-la donc à son père, et il te la donnera pour femme. »

Alors Tobie répondit : « J’ai ouï dire qu’elle avait déjà épousé sept maris, et qu’ils sont tous morts et l’on m’a dit encore qu’un démon les avait tués.

Je crains donc que le même chose ne m’arrive à moi-même, et que, étant fils unique de mes parents, je ne fasse descendre avec tristesse leur vieillesse dans le tombeau. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans les enfers. Voir, sur le vrai sens de cette expression, Genèse, 37, 35.

Et l’ange Raphaël lui dit : « Écoute-moi, et je t’apprendrai qui sont ceux sur lesquels le démon a du pouvoir.

Ce sont ceux qui entrent dans le mariage en bannissant Dieu de leur cœur et de leur pensée, pour se livrer à leur passion, comme le cheval et le mulet qui n’ont pas de raison : sur ceux-là le démon a pouvoir.

Mais toi, lorsque tu l’auras épousée, étant entré dans la chambre, vis avec elle en continence pendant trois jours, et ne songe à autre chose qu’à prier Dieu avec elle.

La première nuit, livre au feu le foie du poisson, et le démon s’enfuira.

La seconde nuit, tu seras admis dans la société des saints patriarches.

La troisième nuit, tu recevras la bénédiction promise à leur postérité, afin qu’il naisse de vous des enfants pleins de vigueur.

La troisième nuit passée, tu prendras la jeune fille dans la crainte du Seigneur, guidé bien plus par le désir d’avoir des enfants que par la passion, afin que tu obtiennes dans tes enfants la bénédiction promise à la race d’Abraham. »

Commentaire (versets 20 à 22) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 20 à 22 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Dans la seconde et la troisième nuit, que vous passerez de même dans la continence et la prière, tu participeras à l’esprit, à la vertu des saints patriarches, et à la bénédiction qui consiste en une postérité nombreuse d’enfants de la race d’Abraham.