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Néhémie 6
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Lorsqu’il fut connu de Sanaballat, de Tobie, de Gosem l’Arabe et du reste de nos ennemis que j’avais rebâti la muraille et qu’il n’y restait plus de brèche — jusqu’à cette date toutefois je n’avais pas mis les battants aux portes, —
Sanaballat et Gosem m’envoyèrent dire : « Viens, et ayons ensemble une entrevue dans les villages, dans la vallée d’Ono. » Ils avaient le dessein de me faire du mal.
Je leur envoyai des messagers pour leur dire : « J’exécute un grand travail, et je ne puis descendre. Pourquoi le travail serait-il interrompu, parce que je le quitterais pour descendre vers vous ? »
Ils m’adressèrent quatre fois la même proposition, et je leur fis la même réponse.
Sanaballat m’envoya de la même manière une cinquième fois son serviteur, qui tenait à la main une lettre ouverte.
Il y était écrit : « Le bruit se répand parmi les nations et Gosem affirme que toi et les Juifs, vous avez dessein de vous révolter, et que c’est pour cela que tu rebâtis la muraille ; et, d’après ces rapports, tu veux devenir leur roi.
Et même tu as établis des prophètes pour faire à ton propos cette proclamation dans Jérusalem : Il y a un roi en Juda. Maintenant, on va informer le roi de cette affaire. Viens donc, et consultons-nous ensemble. »
Et je lui envoyai dire : « Rien n’est arrivé de pareil à ces choses que tu dis ; c’est de ton cœur que tu les inventes. »
Car tous voulaient nous effrayer, se disant : « Leurs mains affaiblies se détacheront de l’œuvre, et elle ne s’accomplira pas. » Maintenant, ô mon Dieu, donne force à mes mains !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Je fortifiai, etc., c’est-à-dire, je me suis appliqué au travail avec encore plus de courage et plus d’ardeur.
Je me rendis chez Sémaïas, fils de Dalaïas, fils de Métabéel. Il s’était enfermé, et il dit : « Allons ensemble dans la maison de Dieu, dans l’intérieur du temple et fermons les portes du temple ; car on vient pour te tuer ; c’est pendant la nuit qu’on viendra pour te tuer. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sémaia, était de la race sacerdotale (voir 1 Paralipomènes, 24, 18) ; mais un faux prophète, vendu à Sanaballat et aux Samaritains (voir verset 12).
Je répondis : « Un homme comme moi prendre la fuite… ! Et comment un homme comme moi pénétrerait-il dans le temple et demeurerait-il en vie ? Je n’entrerai point. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Semblable à moi ; un chef du peuple comme moi. ― Et quel homme, étant laïque, comme moi, pourrait entrer dans le temple, sans être puni de mort pour sa témérité ? Ceux qui prétendent que Néhémias était prêtre entendent ainsi ce passage : Quel homme dans ma position chercherait à se réfugier dans le temple pour sauver sa vie ?
Et je fis attention, et voici que ce n’était pas Dieu qui l’envoyait ; il avait prononcé sur moi une prophétie parce que Tobie et Sanaballat l’avaient acheté.
On l’avait acheté pour que j’aie peur, que j’agisse selon ses avis et que je pèche ; et cela leur eut été un prétexte pour me faire un mauvais renom et me couvrir d’opprobre.
Souvenez-vous, ô mon Dieu, de Tobie et de Sanaballat selon ces méfaits ! Et aussi de Noadias le prophète, et des autres prophètes qui cherchaient à m’effrayer.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En considérant, etc. ; littéralement : Eu égard à Tobie et à Sanaballat, selon leurs œuvres telles.
La muraille fut achevée le vingt-cinquième jour du mois d’Elul, en cinquante-deux jours.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Elul commençait à la nouvelle lune d’août.
Lorsque tous nos ennemis l’apprirent, toutes les nations qui étaient autour de nous furent dans la crainte ; elles éprouvèrent un grand découragement et reconnurent que c’était par le secours de notre Dieu que cette œuvre s’était accomplie.
Dans ce temps-là aussi, des grands de Juda multipliaient leurs lettres à l’adresse de Tobie, et celles de Tobie leur parvenaient.
Car beaucoup de grands en Juda lui étaient liés par serment, parce qu’il était gendre de Séchénias, fils d’Aréa, et que son fils Johanan avait pris pour femme la fille de Mosollam, fils de Barachie.
Ils disaient même ses bonnes qualités devant moi, et ils lui rapportaient mes paroles. Tobie envoyait des lettres pour m’effrayer.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans la campagne d’Ono, dans la tribu de Benjamin, au nord de Jérusalem.