Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
Esdras 4
Écouter
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :
- aucune utilisation commerciale ;
- aucune modification du contenu des fichiers ;
- paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.
Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.
Lorsque les ennemis de Juda et de Benjamin apprirent que les fils de la captivité bâtissaient un temple à Yahweh, le Dieu d’Israël,
ils vinrent auprès de Zorobabel et des chefs de famille, et leur dirent : » Laissez-nous bâtir avec vous ; car, comme vous, nous honorons votre Dieu, et nous lui offrons des sacrifices depuis le temps d’Asarhaddon, roi d’Assyrie, qui nous a fait monter ici. »
Mais Zorobabel, Josué et les autres chefs des familles d’Israël leur répondirent : » Il ne convient pas que vous et nous, nous bâtissions ensemble la maison de notre Dieu ; mais nous la bâtirons nous seuls à Yahweh, le Dieu d’Israël, comme nous l’a ordonné le roi Cyrus, roi de Perse. »
Alors le peuple du pays se mit à décourager le peuple de Juda, l’intimidant dans son travail.
Il acheta contre lui des conseillers pour faire échouer son entreprise. Il en fut ainsi pendant toute la vie de Cyrus, roi de Perse, et jusqu’au règne de Darius, roi de Perse.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Durant les jours de Cyrus, c’est-à-dire le temps que régna encore Cyrus ou environ 5 ans, jusqu’au règne de Darius Ier, fils d’Hystaspe, en tout environ quatorze ans.
Et sous le règne d’Assuérus, au commencement de son règne, ils écrivirent une lettre d’accusation contre les habitants de Juda et de Jérusalem.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Assuérus, Xerxès Ier, fils et successeur de Darius Ier, régna de 485 à 465 avant Jésus-Christ. Il épousa Esther.
Et du temps d’Artaxerxès, Bésélam, Mithridate, Tabéel et le reste de leurs compagnons écrivirent à Artaxerxès, roi de Perse ; le texte de la lettre fut écrit en caractère araméen et traduit en araméen.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Artaxerxès Ier, surnommé Longuemain, fils et successeur de Xerxès Ier, régna de 465 à 424 avant Jésus-Christ.
Réhum, gouverneur, et Samsaï, secrétaire, écrivirent à Artaxerxès, au sujet de Jérusalem, une lettre ainsi conçue :
« Alors Réhum, gouverneur, Samsaï, secrétaire, et le reste de leurs compagnons, ceux de Din, d’Apharsathach, de Terphal, d’Apharsa, d’Erchua, de Babylone, de Suse, de Déha, d’Elam,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dinéens, probablement les anciens habitants de la ville de Din, au nord de la Susiane. ― Apharsathachéens, les Parétakènes d’Hérodote, I, 101, sur les confins de la Perse et de la Médie. ― Therphaléens, les Tapoures de Ptolémée, VI, 2, 6, qui habitaient à l’est de l’Elymaïde. ― Apharséens, habitants de Harfati, c’est-à-dire de la Susiane. ― Erchuéens, les gens d’Erech, voir Genèse, 10, 10, aujourd’hui Warka, dans la Chaldée, sur la rive occidentale du bas Euphrate. ― Babyloniens, les gens transportés de Babylone, l’antique capitale de la Chaldée, sur l’Euphrate, où les Juifs avaient été captifs. ― Susanéchéens, les habitants de la ville de Suse, capitale de la Susiane, sur la rivière Ulaï ou Choaspe. ― Diévéens, dans la leçon primitive de l’hébreu, les Déens, c’est-à-dire Dæens des Grecs (Hérodote, I, 125), tribu de montagnards qui habitaient le nord de la Perse. ― Elamites, habitants du pays d’Elam, au nord du golfe Persique.
et le reste des peuples que le grand et illustre Asnaphar a transportés et établis dans la ville de Samarie et autres lieux d’au delà du fleuve, etc. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Samarie donne ici son nom à tout le pays dont elle était la capitale. Sur la ville elle-même, voir 3 Rois, note 16.24. ― Asénaphar est ou une altération du nom d’Asaraddon (voir verset 2), ou un général de ce roi, ou Assurbanipal.
Voici la copie de la lettre qu’ils envoyèrent au roi Artaxerxès : « Tes serviteurs, les gens d’au delà du fleuve, etc.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Au-delà du fleuve de l’Euphrate.
« Que le roi sache que les Juifs qui sont montés de chez toi parmi nous sont venus à Jérusalem ; ils rebâtissent la ville rebelle et méchante, en relèvent les murs et en restaurent les fondements.
Que le roi sache donc que, si cette ville est rebâtie et si ses murs sont relevés, ils ne paieront ni impôt, ni tribut, ni droit de passage, ce qui causera un dommage aux rois.
Or, comme nous mangeons le sel du palais et qu’il ne nous paraît pas convenable de voir mépriser le roi, nous envoyons au roi des informations à ce sujet.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le sel se prend ici pour nourriture en général, et même, selon beaucoup d’interprètes, pour entretien, salaire, parce qu’alors, non seulement la paye des ouvriers, des soldats et les gages des serviteurs, mais aussi les honoraires des officiers de la cour, se payaient en partie avec du sel.
Qu’on fasse des recherches dans le livre des annales de tes pères, et tu trouveras dans le livre des annales et tu sauras que cette ville est une ville rebelle, causant des dommages aux rois et aux provinces, et qu’on s’y livre à la révolte depuis les temps anciens. C’est pour cela que cette ville a été détruite.
Nous faisons savoir au roi que, si cette ville est rebâtie et si ses murs sont relevés, par cela même tu ne posséderas plus rien au delà du fleuve. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Si Jérusalem est relevée de ses ruines et fortifiée, le roi de Perse perdra toutes ses possessions à l’ouest de l’Euphrate, parce que les habitants de Jérusalem sont des séditieux, toujours prêts à se révolter et à souffler le feu de la révolte, et lorsque leur ville sera fortifiée, ils pourront tenir tête au roi de Perse.
Le roi envoya cette réponse à Réhum, gouverneur, à Samsaï, secrétaire, et au reste de leurs compagnons, demeurant à Samarie et aux autres lieux d’au-delà du fleuve : « Salut, etc.
« La lettre que vous nous avez envoyée a été lue distinctement devant moi.
J’ai donné un ordre, et on a fait des recherches, et l’on a trouvé que, dès les temps anciens, cette ville s’est soulevée contre les rois et qu’on s’y est livré à la sédition et à la révolte.
Il y eut à Jérusalem des rois puissants, maîtres de tout le pays d’au delà du fleuve ; et on leur payait impôt, tribut et droit de passage.
En conséquence, donnez ordre de faire cesser les travaux de ces gens, afin que cette ville ne se rebâtisse point, jusqu’à ce que je donne un ordre à ce sujet.
Gardez-vous de mettre en cela de la négligence, de peur que le mal n’augmente au détriment des rois. »
Alors, dès que la copie de la lettre du roi Artaxerxès eut été lue devant Réhum, Samsaï, secrétaire, et leurs compagnons, ils se rendirent avec hâte à Jérusalem vers les Juifs, et il leur firent cesser le travail par violence et par force.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Avec un bras fort ; c’est-à-dire par la violence et la force, littéralement par hébraïsme et chaldaïsme, avec un bras et force.
Alors s’arrêta l’ouvrage de la maison de Dieu à Jérusalem, et il fut interrompu jusqu’à la seconde année du règne de Darius, roi de Perse.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ce verset devrait commencer le chapitre suivant, parce qu’il se rapporte à ce qui suit et non à ce qui précède. La lettre qui vient d’être rapportée et qui fut adressée à Artaxerxès Ier (465 à 424) est postérieure aux événements dont parle le verset 24 et le chapitre 5, qui nous reportent à la seconde année de Darius Ier, fils Hystaspe, c’est-à-dire à l’an 522, puisque ce prince régna de 523 à 485 avant Jésus-Christ. La lettre des Samaritains a été insérée dans le chapitre 4 pour montrer dans un tableau d’ensemble toutes les difficultés que les ennemis du peuple de Dieu lui avaient suscitées ; au verset 24, l’historien revient en arrière pour reprendre le fil des événements. La lettre parle des murailles et des fortifications de Jérusalem ; le chapitre 5 s’occupe de la reconstruction du temple.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les princes des pères. Voir la note précédente. ― Asor-Haddan est Asaraddon, roi de Ninive, fils et successeur de Sennachérib. Il régna de l’an 681 avant Jésus-Christ jusqu’à l’an 668. Il avait envoyé des captifs dans la Samarie.