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Esdras 10
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Pendant qu’Esdras, pleurant et prosterné devant la maison de Dieu, faisait cette prière et cette confession, il s’était réuni auprès de lui une assemblée très nombreuse d’Israélites, hommes, femmes et enfants ; car le peuple versait beaucoup de larmes.
Alors Séchénias, fils de Jéhiel, d’entre les fils d’Élam, prit la parole et dit à Esdras : « Nous avons péché contre notre Dieu en établissant chez nous des femmes étrangères, appartenant à la population du pays. Et maintenant, il reste à cet égard à Israël une espérance.
Concluons maintenant une alliance avec notre Dieu, en vue de renvoyer toutes les femmes et les enfants issus d’elles, selon le conseil de mon seigneur et de ceux qui craignent devant les commandements de notre Dieu. Et qu’il soit fait selon la Loi.
Lève-toi, car c’est à toi de prendre en main cette affaire. Nous serons avec toi. Courage, et à l’œuvre ! »
Esdras se leva, et il fit jurer aux chefs des prêtres, des lévites et de tout Israël, de faire comme il venait d’être dit ; et ils le jurèrent.
Puis, s’étant retiré de devant la maison de Dieu, Esdras alla dans la chambre de Johanan, fils d’Eliasib ; quand il y fut entré, il ne mangea pas de pain et ne but pas d’eau, parce qu’il était dans le deuil à cause du péché des fils de la captivité.
On fit passer une proclamation dans Juda et à Jérusalem, pour que tous les fils de la captivité se réunissent à Jérusalem ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Une voix ; c’est-à-dire une annonce, un avis.
et, d’après l’avis des chefs et des anciens, quiconque n’y serait pas arrivé dans trois jours, aurait tous ses biens confisqués et serait lui-même exclu de l’assemblée des fils de la captivité.
Tous les hommes de Juda et de Benjamin se rassemblèrent à Jérusalem dans les trois jours ; c’était le vingtième jour du neuvième mois. Tout le peuple se tenait sur la place de la maison de Dieu, tremblant à cause de la circonstance, et parce qu’il pleuvait.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le neuvième mois, nommé Casleu, commençait à la nouvelle lune de novembre. ― La saison rendait les pluies plus incommodes ; peut-être aussi que ces pluies étant très abondantes et orageuses, les Juifs les regardaient comme une marque de la colère divine. ― Les pluies sont souvent considérables à cette époque de l’année à Jérusalem et tombent quelquefois à torrents.
Esdras, le prêtre, se leva et leur dit : « Vous avez péché en établissant chez vous des femmes étrangères, ajoutant ainsi à la faute d’Israël.
Et maintenant, confessez votre faute à Yahweh, le Dieu de vos pères, et faites sa volonté ; séparez-vous des peuples du pays et des femmes étrangères. »
Toute l’assemblée répondit, en disant d’une voix haute : « À nous d’agir comme tu l’as dit !
Mais le peuple est nombreux, et c’est le temps des pluies, et il n’est pas possible de rester dehors ; d’ailleurs, ce n’est pas l’affaire d’un jour ou deux, car nous avons commis un grave péché en cette matière.
Que nos chefs restent donc pour toute l’assemblée ; et que tous ceux qui, dans nos villes, ont établi chez eux des femmes étrangères, viennent aux jours qui leur seront fixés, avec les anciens de chaque ville et ses juges, jusqu’à ce qu’on ait détourné de nous le feu de la colère de notre Dieu au sujet de cette affaire. »
Il n’y eut que Jonathan, fils d’Azahel, et Jaasias, fils de Thécuah, pour combattre cet avis ; et Mosollam et Sebéthaï, le lévite, les appuyèrent.
Mais les fils de la captivité firent comme il avait été dit. Esdras, le prêtre, et des hommes, chefs de familles selon leurs maisons, tous désignés par leurs noms, se mirent à part et siégèrent le premier jour du dixième mois pour examiner l’affaire.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le dixième mois, appelé Têbêth, commençait à la nouvelle lune de décembre.
Ils en eurent fini le premier jour du premier mois avec tous les hommes qui avaient établi chez eux des femmes étrangères.
Parmi les fils des prêtres, il s’en trouva qui avaient établi chez eux des femmes étrangères, savoir : des fils de Josué, fils de Josédec, et de ses frères : Maasias, Eliézer, Jarib et Godolias ;
ils donnèrent parole de renvoyer leurs femmes et, se déclarant coupables, d’offrir un bélier pour l’expiation de leur faute.
Des fils d’Emmer : Hanani et Zébédias.
Des fils de Harim : Maasias, Elie, Séméïas, Jéhiel et Ozias.
Des fils de Phashur : Elioénaï, Maasias, Ismaël, Nathanaël, Jozabed et Elasa.
— Parmi les lévites : Jozabed, Séméï, Célaïas, le même que Célita, Phataïas, Juda et Eliézer.
— Parmi les chantres : Eliasib. — Parmi les portiers : Selum, Télem et Uri.
Parmi ceux d’Israël : Des fils de Pharos : Réméïas, Jézias, Melchias, Miamin, Eliézer, Melchias et Banaïas ;
des fils d’Elam : Mathanias, Zacharie, Jéhiel, Abdi, Jérimoth et Elie ;
des fils de Zéthua : Elioénaï, Eliasib, Mathanias, Jérimoth, Zabad et Aziza ;
des fils de Bébaï : Johanan, Ananie, Zabbaï, Athalaï ;
des fils de Bani : Mosollam, Melluch, Adaïas, Jasub, Saal et Ramoth ;
des fils de Phahath-Moab : Edna, Chalal, Banaïas, Maasias, Mathanias, Béséléel, Bennui et Manassé ;
des fils de Harim : Eliézer, Jesias, Melchias, Séméïas, Siméon,
Benjamin, Melluch, Samarias ;
des fils de Hasom : Mathanaï, Mathatha, Zabad, Eliphélet, Jermaï, Manassé, Séméï ;
des fils de Bani : Maaddi, Amram, Uel,
Banaïas, Badaïas, Chéliaü,
Vanias, Merimuth, Eliasib,
Mathanias, Mathanai, Jasi,
Bani, Bennui, Séméï,
Salmias, Nathan, Adaïas,
Mechnédébaï, Sisaï, Sarai,
Ezrel, Sélémiaü, Sémérias,
Sellum, Amarias, Joseph ;
des fils de Nébo : Jéhiel, Mathathias, Zabad, Zabina, Jeddu, Joël et Banaïas.
Tous ces hommes avaient pris des femmes étrangères, et plusieurs d’entre eux en avaient eu des enfants.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qui avaient enfanté des fils, c’est-à-dire qu’on renvoya même les femmes étrangères qui avaient des enfants, quoique cette circonstance eût pu fournir à leurs époux un prétexte pour les garder.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’expression manger du pain et boire de l’eau veut dire en hébreu simplement manger et boire, prendre de la nourriture.