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2 Chroniques 8

APRÈS vingt années que Salomon employa à bâtir le temple du Seigneur et son propre palais,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 3 Rois, 9, 10.

il fit bâtir et fortifier les villes que Hiram lui avait données, et y établit les enfants d’Israël.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Comme nous l’avons déjà remarqué, bâtir signifie quelquefois rebâtir, faire des agrandissements, des embellissements.

Il s’en alla aussi à Émath de Suba, et en prit possession.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Emath-Suba ou Soba est, d’après l’opinion la plus commune, la ville d’Emath (voir 2 Rois, 8, 9), désignant ici le royaume dont cette ville était la capitale.

Il fit bâtir et bien fortifier Palmyre dans le désert, et encore plusieurs autres villes très-fortes dans le pays d’Émath.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Palmyre. Voir 3 Rois, note 9.18.

Il bâtit aussi Bethoron, tant la haute que la basse, qui étaient des villes murées, et qui avaient de bonnes portes garnies de barres et de serrures.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les deux Béthoron, placées à l’entrée des défilés qui conduisaient dans le pays des Philistins et en Egypte, étaient pour cette raison très importantes.

Il en fit de même à Balaath, et à toutes les meilleures places qui étaient à lui, et à toutes les villes des chariots et de la cavalerie. Enfin Salomon fit et bâtit tout ce qu’il lui plut tant dans Jérusalem que sur le Liban, et dans toute l’étendue de ses États.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les villes des quadriges. Voir 2 Paralipomènes, 1, 14. ― Balaath ou Baalath, ville de la tribu de Dan.

Il soumit aussi à son empire tous les peuples qui étaient restés des Héthéens, des Amorrhéens, des Phérézéens, des Hévéens et des Jébuséens, qui n’étaient point de la race d’Israël,

mais qui étaient les enfants ou les descendants de ceux que les Israélites n’avaient point fait mourir : Salomon se les rendit tributaires, comme ils le sont encore aujourd’hui.

Il ne voulut point que les enfants d’Israël fussent assujettis à travailler à ses ouvrages ; mais il s’en servit pour la guerre, et leur donna le commandement de ses armées, de sa cavalerie et de ses chariots.

Or tous les principaux officiers de l’armée du roi Salomon montaient au nombre de deux cent cinquante, qui avaient le commandement et le gouvernement du peuple.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Instruisaient, etc. ; c’est-à-dire dirigeaient le peuple dans les travaux, ou d’après le texte hébreu, lui commandaient, le gouvernaient.

Ensuite il fit passer la fille de Pharaon de la ville de David dans la maison qu’il lui avait bâtie : car il dit : Il ne faut pas que ma femme demeure dans la maison de David, roi d’Israël, parce qu’elle a été sanctifice par le séjour que l’arche du Seigneur y a fait.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 3 Rois, 3, 1.

Alors Salomon offrit des holocaustes au Seigneur sur l’autel qu’il lui avait élevé devant le vestibule du temple,

pour y offrir chaque jour des sacrifices selon l’ordonnance de Moïse, les jours du sabbat, les premiers jours du mois, les trois grandes fêtes de l’année ; savoir, celle des azymes, celle des semaines, et celle des tabernacles.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Aux calendes, au commencement du mois, à la nouvelle lune. ― A la solennité des azymes, Pâques ; à la solennité des semaines, Pentecôte.

Il ordonna aussi que les prêtres s’acquittassent de leurs devoirs dans leur ministère, selon l’ordre prescrit par David, son père ; et que les Lévites gardassent leur rang pour chanter les louanges de Dieu, et pour servir devant les prêtres, observant les cérémonies propres à chaque jour ; et que les portiers fissent aussi leur devoir aux portes dont la garde leur avait été donnée, selon la distribution que David, l’homme de Dieu, en avait faite à chacun d’eux. I

Les prêtres et les Lévites suivirent exactement les ordres du roi en tout ce qu’il avait ordonné, et spécialement en ce qui regardait la garde du trésor.

Salomon avait préparé de quoi fournir à la dépense de toutes choses, depuis le jour qu’il commença à jeter les fondements du temple, jusqu’au jour qu’il y mit la dernière main.

Ensuite il alla à Asiongaber et à Aïlath, qui sont sur le bord de la mer Rouge, qui est dans la terre d’Édom.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A Asiongaber et à Aïlath, ports sur la mer Rouge, à l’extrémité septentrionale du golfe Elanitique.

Car Hiram lui avait envoyé par ses sujets des vaisseaux, et des matelots expérimentés et bons hommes de mer, qui s’en allèrent avec des gens de Salomon à Ophir, d’où ils apportèrent au roi Salomon quatre cent cinquante talents d’or.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ophir, probablement Abhira, dans l’Inde, à l’embouchure de l’Indus.