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1 Rois 4

OR le roi Salomon régnait sur tout Israël ;

et voici quels étaient ses principaux officiers : Azarias, petit-fils du grand prêtre Sadoc ;

Elihoreph et Ahia, fils de Sisa, étaient secrétaires ; Josaphat, fils d’Ahilud,était chancelier ;

Banaïas, fils de Joïada, était général d’armée ; Sadoc et Abiathar étaient grands prêtres ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sadoc et Abiathar étaient grand prêtres. D’après l’explication de Théodoret, Abiathar, qui s’était déclaré pour Adonias contre Salomon, conserva le titre de grand prêtre, mais l’exercice du souverain pontificat appartint à Sadoc.

Azarias, fils de Nathan, avait l’intendance sur ceux qui étaient toujours auprès du roi ; Zabud, prêtre, fils de Nathan, était favori du roi ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ami du roi, son conseiller.

Ahisar était grand maître de sa maison ; et Adoniram, fils d’Abda, était surintendant des tributs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Adoniram. D’après l’opinion la plus généralement admise, cet Adoniram est le même que l’Aduram qui fut lapidé par le peuple au commencement de Roboam, voir 3 Rois, 12, 18. ― Surintendant des tributs. Jusqu’à cette époque, les Israélites n’avaient été tenus qu’à payer la dîme, à offrir les premiers fruits et à racheter les premiers-nés ; c’étaient là des redevances religieuses ; il n’y avait aucun impôt proprement dit.

Salomon avait établi sur tout Israël douze officiers, qui avaient soin d’entretenir la table du roi et de sa maison ; chacun fournissait pendant un mois de l’année tout ce qui était nécessaire à la maison du roi.

Voici les noms de ces officiers : Benhur avait l’intendance sur la montagne d’Ephraïm ;

Bendecar, à Maccès, Salébim, Bethsamès, Elon et Bethanan ;

Benhésed, à Aruboth ; il avait aussi Socho et toute la terre d’Epher ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Socho était à lui ; c’est-à-dire qu’il était aussi préposé sur Socho. ― Aruboth, ville de Juda, proche sans doute de Socho.

Bénabinadab, qui avait l’intendance de tout le pays de Néphath-Dor, eut pour femme Tapheth, fille de Salomon ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Avait Topheth, etc. Ceci est dit par anticipation, parce que Salomon n’avait pas alors de fille nubile. Cette observation est applicable au verset 15.

Bana, fils d’Ahilud, était gouverneur de Thanach, de Mageddo, de tout le pays de Bethsan, qui est proche de Sarthana au-dessous de Jezrahel, depuis Bethsan jusqu’à Abel-Méhula, vis-à-vis de Jecmaan ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Abelméhula. Voir Juges, note 7.23.

Bengaber était intendant de Ramoth-Galaad, et il avait les bourgs de Jair, fils de Manassé, qui sont en Galaad ; il commandait dans tout le pays d’Argob qui est en Basan, à soixante villes qui étaient fort grandes et fermées de murailles, et dont les portes avaient des barres d’airain ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les bourgs. C’est l’explication de la première partie du mot Avoth-jaïr de la Vulgate ; mot dont la terminaison jaïr est un nom propre d’homme. Voir Juges, 10, 4. ― Ramoth-Galaad. Voir Deutéronome, 4, 43. ― Argob. Voir Deutéronome, note 3.4. ― Les bourgs de Jaïr. Voir Juges, 10, 4. ― Basan. Voir Nombres, 21, 33.

Ahinadab, fils d’Addo, était intendant en Manaïm ;

Achimaas, en Nephthali, et il eut aussi pour femme une fille de Salomon, nommée Basemath ;

Baana, fils d’Husi, était intendant dans tout le pays d’Aser et de Baloth ;

Josaphat, fils de Pharué, en Issachar ;

Seméi, fils d’Ela, en Benjamin ;

Gaber, fils d’Uri, en la province de Galaad, dans le pays de Séhon, roi des Amorrhéens, et d’Og, roi de Basan, et sur tout ce qui était en cette terre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

On voit que cette division du royaume en douze parties ne correspondait pas à la division en douze tribus, parce que le territoire, les revenus et la population des douze tribus étaient trop inégaux pour astreindre chacune d’elles à fournir la même quantité d’impôts. Pour répartir les charges avec plus d’équité, on avait tenu compte de la population, de la richesse et de la plus ou moins grande fertilité de chaque partie du pays, et l’on avait partagé le royaume en douze sections, parce que chacune d’elles devait entretenir la maison royale un des douze mois de l’année.

Le peuple de Juda et d’Israël était innombrable comme le sable de la mer ; et tous mangeaient et buvaient dans une grande joie.

Salomon avait sous sa domination tous les royaumes depuis le fleuve d’Euphrate jusqu’au pays des Philistins, et jusqu’à la frontière d’Egypte. Ils lui offraient tous des présents, et lui demeurèrent assujettis tous les jours de sa vie.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ecclésiastique, 47, 15. ― Le fleuve de la terre des Philistins, le ruisseau d’Egypte, l’ouadi el-Arisch.

Les vivres pour la table de Salomon étaient chaque jour trente mesures de fleur de farine, et soixante de farine ordinaire,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le corus, ou kôr, appelé aussi chomer, mesure pour les matières sèches, valait environ 388 litres.

dix bœufs gras, vingt bœufs des pâturages, cent béliers, outre la viande de venaison, les cerfs, les chevreuils, les bœufs sauvages et la volaille.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

On a calculé, d’après les diverses données du texte, que la cour de Salomon se composait d’environ quatorze mille personnes.

Car il dominait sur tous les pays qui étaient au deçà du fleuve d’Euphrate, depuis Thapsaque jusqu’à Gaza : et tous les rois de ces provinces lui étaient assujettis ; et il avait la paix de toutes parts avec tous ceux qui étaient autour de lui.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Du fleuve ; c’est-à-dire de l’Euphrate. ― Thaphsa, Thapsaque, sur l’Euphrate, à un gué important de ce fleuve. ― Gaza. Voir Josué, 11, 41.

Dans Juda et dans Israël tout homme demeurait sans aucune crainte, chacun sous sa vigne et sous son figuier, depuis Dan jusqu’à Bersabée, pendant tout le règne de Salomon.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Depuis Dan jusqu’à Bersabée. Voir Juges, note 20.1.

Et Salomon avait quarante mille chevaux dans ses écuries pour les chariots, et douze mille chevaux de selle.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Paralipomènes, 9, 25. ― Quarante mille écuries. L’hébreu porte ici le même nombre ; mais dans le passage parallèle, voir 2 Paralipomènes, 9, 25, on y lit quatre au lieu de quarante. Il a été très facile un copiste de confondre ces deux mots à cause de leur peu différence.

Ces douze officiers du roi, dont on a déjà parlé, avaient la charge de les nourrir, et ils fournissaient dans le temps avec un extrême soin tout ce qui était nécessaire pour la table du roi Salomon.

Ils faisaient aussi porter l’orge et la paille pour les chevaux et les autres bêtes au lieu où était le roi, selon l’ordre qu’ils avaient reçu.

Dieu donna de plus à Salomon une sagesse et une prudence prodigieuse, et un esprit capable de s’appliquer à autant de choses qu’il y a de grains de sable sur le rivage de la mer.

Et la sagesse de Salomon surpassait la sagesse de tous les Orientaux et de tous les Egyptiens.

Il était plus sage que tous les hommes ; plus sage qu’Ethan, Ezrahite, qu’Héman, et que Chalcol et Dorda, enfants de Mahol : et sa réputation était répandue dans toutes les nations voisines.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ecclésiastique, 47, 16.

Salomon composa aussi trois mille paraboles, et fit cinq mille cantiques.

Il traita aussi de tous les arbres, depuis le cèdre qui est sur le Liban, jusqu’à l’hysope qui sort de la muraille ; et il traita de même des animaux de la terre, des oiseaux, des reptiles et des poissons.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’hysope qui sort de la muraille n’est pas l’hysope proprement dite, mais une espèce de mousse dont les feuilles lancéolées ressemblent à celles de l’hysope, d’après plusieurs naturalistes. D’après d’autres, il s’agit de l’hysope ordinaire.

Il venait des gens de tous les pays pour entendre la sagesse de Salomon ; et tous les rois de la terre envoyaient vers lui, pour être instruits par sa sagesse.