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2 Samuel 5
ALORS toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron, et lui dirent : Nous sommes vos os et votre chair.
Il y a déjà longtemps que lorsque Saül était notre roi, vous meniez Israël au combat, et vous l’en rameniez ; et le Seigneur vous a dit : C’est vous qui serez le pasteur d’Israël, mon peuple ; c’est vous qui serez le chef d’Israël.
Les anciens d’Israël vinrent aussi trouver David à Hébron. David y fit alliance avec eux devant le Seigneur ; et ils le sacrèrent roi sur Israël.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Fit alliance avec eux. David s’engagea à conduire le peuple suivant les lois de Dieu (voir Deutéronome, 17, 14 et versets suivants) ; et les anciens, au nom de tout le peuple, lui jurèrent obéissance. ― Devant le Seigneur ; probablement devant l’arche du Seigneur, qu’on fit venir, ou devant un autel qu’on érigea, en y faisant les cérémonies et les sacrifices accoutumés : on voit, en effet, plus tard un autel érigé à Hébron, où Absalom vint de Jérusalem pour sacrifier (voir 2 Rois, 15, 7-12.)
David avait trente ans lorsqu’il commença à régner, et il régna quarante ans.
Il régna sept ans et demi à Hébron sur Juda, et trente-trois dans Jérusalem sur Juda et sur tout Israël.
Alors le roi accompagné de tous ceux qui étaient avec lui, marcha vers Jérusalem contre les Jébuséens qui y habitaient. Les assiégés disaient à David, Vous n’entrerez point ici que vous n’en ayez chassé les aveugles et les boiteux ; comme pour lui dire qu’il n’y entrerait jamais.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les Jébuséens étaient encore maîtres de la citadelle sur la montagne de Sion. ― A moins que vous n’enleviez, etc. on peut supposer avec quelque probabilité que les Jébuséens placèrent sur les murs les aveugles et les boiteux de la ville pour faire insulte aux Hébreux, et pour leur montrer qu’on les craignait si peu, qu’on ne voulait leur opposer que de semblables soldats.
Néanmoins David prit la forteresse de Sion, qui est appelée aujourd’hui, la Ville de David.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qui est appelée aujourd’hui. ― La Cité de David, Jérusalem. Jérusalem devint ainsi la capitale du royaume. Voir à la fin du volume la note 15 sur Jérusalem.
Car David avait proposé alors une récompense pour celui qui battrait les Jébuséens, qui pourrait gagner le haut de la forteresse, et qui chasserait les aveugles et les boiteux, ennemis de David. C’est pourquoi on dit en proverbe : Les aveugles et les boiteux n’entreront point dans le temple.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans le temple. Hébreu : dans la maison.
David prit son logement dans la forteresse, et il l’appela, la Ville de David : il la fit environner depuis Mello, et fit bâtir au dedans.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Mello était la vallée qui séparait la basse ville de la citadelle.
David s’avançait toujours et croissait de plus en plus ; et le Seigneur, le Dieu des armées, était avec lui.
Hiram, roi de Tyr, envoya aussi des ambassadeurs à David, avec du bois de cèdre, des charpentiers et des tailleurs de pierres ; et ils bâtirent la maison de David.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Paralipomènes, 14, 1.
Et David reconnut que le Seigneur l’avait confirmé roi sur Israël, et qu’il l’avait élevé au gouvernement d’Israël, son peuple.
Il prit donc encore des concubines et des femmes de Jérusalem, après qu’il y fut venu d’Hébron ; et il en eut d’autres fils et d’autres filles.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Paralipomènes, 3, 1-2. ― Des femmes du second et du premier rang. Voir 2 Rois, 3, 7.
Voici le nom des fils qu’il eut à Jérusalem : Samua, Sobab, Nathan, Salomon,
Jéhahar, Elisua, Eliphaleth, Nogé, Népheg,
Japhia, Elisama, Elioda et Eliphaleth.
Les Philistins ayant appris que David avait été sacré roi sur Israël, s’assemblèrent tous pour lui faire la guerre. David l’ayant su, se retira dans un lieu fort.
Les Philistins vinrent se répandre dans la vallée de Raphaïm.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Paralipomènes, 14, 9.
Et David consulta le Seigneur, et lui dit : Marcherai-je contre les Philistins, et les livrerez-vous entre mes mains ? Le Seigneur lui dit : Allez : car je les livrerai assurément entre vos mains.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Je mettrai. Comme nous l’avons déjà remarqué, le verbe hébreu rendu par donner dans la Vulgate, signifie proprement poser, mettre dans la main.
David vint donc à Baal-Pharasim, où il défit les Philistins, et il dit : Le Seigneur a dispersé mes ennemis de devant moi, comme les eaux qui se dispersent et se perdent dans la campagne. C’est pour cette raison que ce lieu fut appelé Baal-Pharasim, c’est-à-dire, la plaine des divisions.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 28, 21. ― Baal-Pharasim ; ou possesseur de dispersion ; hébraïsme, pour, lieu de dispersions. Là, en effet, les Philistins furent si bien dispersés, mis en déroute, qu’ils laissèrent même leurs dieux. ― Baal-Pharasim était dans la tribu de Juda et dans la vallée de Raphaïm, au sud-ouest de Jérusalem.
Les Philistins laissèrent là leurs idoles, que David et ses gens emportèrent.
Les Philistins revinrent encore une autre fois, et ils se répandirent dans la vallée de Raphaïm.
David consulta le Seigneur, et lui dit : Irai-je contre les Philistins, et les livrerez-vous entre mes mains ? Le Seigneur lui répondit : N’allez point droit à eux ; mais tournez derrière leur camp, jusqu’à ce que vous soyez venu vis-à-vis des poiriers.
Et lorsque vous entendrez au haut des poiriers comme le bruit de quelqu’un qui marche, vous commencerez à combattre ; parce que le Seigneur marchera alors devant vous pour combattre l’armée des Philistins.
David fit donc ce que le Seigneur lui avait commandé ; et il battit et poursuivit les Philistins depuis Gabaa jusqu’à Gézer.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Gaba, Djeba. Voir 1 Rois, 11, 5. ― Gézer, Gazer. Voir 3 Rois, 9, 16.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Paralipomènes, 11, 1.