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1 Jean 5
QUICONQUE croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu ; et quiconque aime celui qui a engendré, aime aussi celui qui en a été engendré.
Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, quand nous aimons Dieu, et que nous gardons ses commandements :
parce que l’amour que nous avons pour Dieu consiste à garder ses commandements ; et ses commandements ne sont point pénibles.
Car tous ceux qui sont nés de Dieu, sont victorieux du monde ; et cette victoire par laquelle le monde est vaincu, est l’effet de notre foi.
Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Corinthiens, 15, 57.
C’est ce même Jésus-Christ qui est venu avec l’eau et avec le sang ; non-seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang. Et c’est l’Esprit qui rend témoignage que Jésus-Christ est la vérité.
Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, Le Père, le Verbe, et le Saint-Esprit ; et ces trois sont une même chose.
Et il y en a trois qui rendent témoignage dans la terre. L’esprit, l’eau, et le sang ; et ces trois sont une même chose.
Si nous recevons le témoignage des hommes, celui de Dieu est plus grand. Or ce témoignage de Dieu qui est plus grand, est celui qu’il a rendu au sujet de son Fils.
Celui qui croit au Fils de Dieu, a dans soi-même le témoignage de Dieu. Celui qui ne croit pas au Fils, fait Dieu menteur ; parce qu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu de son Fils.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 3, 36.
Et ce témoignage est, que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que c’est en son Fils que se trouve cette vie.
Celui qui a le Fils, a la vie ; celui qui n’a point le Fils, n’a point la vie.
Je vous écris ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu.
Et ce qui nous donne de la confiance envers Dieu, c’est qu’il nous écoute en tout ce que nous lui demandons qui est conforme à sa volonté.
Car nous savons qu’il nous écoute en tout ce que nous lui demandons ; nous le savons, dis-je, parce que nous avons déjà reçu l’effet des demandes que nous lui avons faites.
Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui ne va pas à la mort, qu’il prie ; et Dieu donnera la vie à ce pécheur, si son péché ne va point à la mort. Mais il y a un péché qui va à la mort ; et ce n’est pas pour ce péché-là, que je vous dis de prier.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qui ne va pas à la mort, qui ne conduit pas à l’impénitence finale, laquelle cause à l’âme la mort éternelle. ― Ce n’est pas, etc. Saint Jean ne défend pas de prier pour ceux qui commettent un tel péché ; car il n’y a pas de péché absolument irrémissible, mais il n’ose donner aux fidèles la confiance d’être exaucés pour celui-ci, confiance qu’il leur a inspirée à l’égard de tous les autres. ― Le péché qui va à la mort, « qui entraîne la mort spirituelle, qui rompt toute communion de vie avec le Fils de Dieu, c’est l’apostasie ou l’endurcissement. ― Ce n’est pas pour ce péché-là, etc. Saint Jean ne défend pas de prier pour les apostats ; il ne dit pas non plus que ces prières ne seraient jamais exaucées. Mais il fait observer que la recommandation qui précède concerne d’autres pécheurs, et il insinue que la prière pour les apostats obtiendrait plus difficilement son effet, sans doute à cause de l’endurcissement de ceux pour qui elle serait faite. » (CRAMPON, 1885)
Toute iniquité est péché ; mais il y a un péché qui va à la mort.
Nous savons que quiconque est né de Dieu, ne pèche point ; mais la naissance qu’il a reçue de Dieu, le conserve pur, et le malin esprit ne le touche point.
Nous savons que nous sommes nés de Dieu, et que tout le monde est sous l’empire du malin esprit.
Et nous savons encore que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence, afin que nous connaissions le vrai Dieu, et que nous soyons en son vrai Fils. C’est lui qui est le vrai Dieu et la vie éternelle.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 24, 45.
Mes petits enfants, gardez-vous des idoles. Amen !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tous ceux qui ; littéralement, tout ce qui. Voir Romains, 11, 32.