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2 Pierre 1

SIMON-PIERRE, serviteur et apôtre de Jésus-Christ : à ceux qui ont reçu comme nous le précieux don de la foi, avec la justice de Jésus-Christ, notre Dieu et notre Sauveur.

Que la grâce et la paix croisse en vous de plus en plus par la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ notre Seigneur !

Comme sa puissance divine nous a donné toutes les choses qui regardent la vie et la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa propre vertu,

et nous a ainsi communiqué les grandes et précieuses grâces qu’il avait promises, pour vous rendre par ces grâces participants de la nature divine, si vous fuyez la corruption de la concupiscence qui règne dans le siècle par le dérèglement des passions :

vous devez aussi de votre part apporter tout le soin possible pour joindre à votre foi la vertu ; à la vertu, la science ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Apportez aussi, etc., est l’apodose de Comme tout ce qui est, etc., du verset 3.

à la science, la tempérance ; à la tempérance, la patience ; à la patience, la piété ;

à la piété, l’amour de vos frères ; et à l’amour de vos frères, la charité.

Car si ces grâces se trouvent en vous, et qu’elles y croissent de plus en plus, elles feront que la connaissance que vous avez de notre Seigneur Jésus-Christ, ne sera point stérile et infructueuse.

Mais celui en qui elles ne sont point, est un aveugle qui marche à tâtons, et il a oublié de quelle sorte il a été purifié des péchés de sa vie passée.

Efforcez-vous donc de plus en plus, mes frères, d’affermir votre vocation et votre élection par les bonnes œuvres : car agissant de cette sorte vous ne pécherez jamais ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ainsi notre vocation et notre élection sont liées l’une à l’autre et dépendent de nos bonnes œuvres. Dieu, en nous prédestinant à la béatitude éternelle, ne nous y a prédestinés qu’autant qu’il a prévu que nous coopérerions à sa grâce par nos bonnes œuvres.

et par ce moyen Dieu vous fera entrer au royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, avec une riche abondance de ses grâces.

C’est pourquoi j’aurai soin de vous faire toujours ressouvenir de ces choses ; quoique vous soyez déjà instruits et confirmés dans la vérité dont je vous parle ;

croyant qu’il est bien juste que pendant que je suis dans ce corps comme dans une tente, je vous réveille en vous en renouvelant le souvenir.

Car je sais que dans peu de temps je dois quitter cette tente, comme notre Seigneur Jésus-Christ me l’a fait connaître.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 21, 19. ― Jésus-Christ avait prédit à saint Pierre qu’il mourrait d’une mort violente ; mais outre cette révélation générale, saint Pierre en eut d’autres particulières, selon plusieurs Pères.

Mais j’aurai soin que même après mon départ de cette vie, vous puissiez toujours vous remettre ces choses en mémoire.

Au reste, ce n’est point en suivant des fables et des fictions ingénieuses, que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ; mais c’est après avoir été nous-mêmes les spectateurs de sa majesté.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 1, 17.

Car il reçut de Dieu le Père un témoignage d’honneur et de gloire, lorsque, de cette nuée où la gloire de Dieu paraissait avec tant d’éclat, on entendit cette voix : Voici mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 17, 5. ― De la gloire magnifique ; c’est-à-dire de la nuée où la gloire de Dieu parut avec un grand éclat.

Et nous entendîmes nous-mêmes cette voix qui venait du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne.

Mais nous avons les oracles des prophètes, dont la certitude est plus affermie, auxquels vous faites bien de vous arrêter comme à une lampe qui luit dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour commence à paraître, et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La certitude des anciennes prophéties était plus affermie dans l’esprit des Juifs, qui avaient toujours cru au témoignage des prophètes, mais qui avaient peine à croire au témoignage des Apôtres, et à qui les Apôtres étaient obligés de dire pour les convaincre : Ce ne sont pas des fables que nous vous prêchons, mais ce que nous vous disons, nous l’avons vu de nos yeux, et c’est ce que les prophètes mêmes vous ont annoncé.

étant persuadés avant toutes choses, que nulle prophétie de l’Écriture ne s’explique par une interprétation particulière.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Timothée, 3, 16. ― Nulle prophétie. On a pu déjà remarquer que, dans le langage des Hébreux, le mot tout, suivi d’une négation, signifiait pas un seul, nul, aucun.

Car ce n’a point été par la volonté des hommes que les prophéties nous ont été anciennement apportées ; mais ça été par le mouvement du Saint-Esprit, que les saints hommes de Dieu ont parlé.