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1 Pierre 3

QUE les femmes soient pareillement soumises à leurs maris : afin que s’il y en a qui ne croient pas à la parole, ils soient gagnés par la bonne vie de leurs femmes, sans le secours de la parole ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ephésiens, 5, 22 ; Colossiens, 3, 18. ― Ne croient pas à la parole ; c’est-à-dire ne se rendent pas à la prédication de l’Evangile.

considérant votre conduite également pure et respectueuse.

Ne mettez point votre ornement à vous parer au dehors par la frisure des cheveux, par les enrichissements d’or, et par la beauté des habits ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Timothée, 2, 9.

mais à parer l’homme invisible caché dans le cœur, par la pureté incorruptible d’un esprit plein de douceur et de paix ; ce qui est un magnifique ornement aux yeux de Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans l’impossibilité où nous nous trouvions de rendre en notre langue la terre du texte sacré, nous avons dû chercher à reproduire fidèlement la pensée de l’apôtre. Ainsi l’expression au-dedans répond au mot cœur du grec et de la Vulgate. ― L’homme caché ; c’est-à-dire l’homme intérieur. Voir Romains, 7, 22.

Car c’est ainsi qu’autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, se paraient, demeurant soumises à leurs maris ;

et comme faisait Sara, qui obéissait à Abraham, l’appelant son seigneur ; Sara, dis-je, dont vous êtes devenues les filles, en imitant sa bonne vie, et ne vous laissant abattre par aucune crainte.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 18, 12.

Et vous de même, maris, vivez sagement avec vos femmes, les traitant avec honneur et avec discrétion, comme le sexe le plus faible, et considérant qu’elles sont avec vous heritières de la grâce qui donne la vie ; afin qu’il ne se trouve en vous aucun empêchement à la prière.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 7, 3. ― Sagement ; littéralement, selon la science. Les écrivains sacrés emploient souvent le mot science pour sagesse, prudence.

Enfin, qu’il y ait entre vous tous une parfaite union de sentiments, une bonté compatissante, une amitié de frères, une charité indulgente, accompagnée de douceur et d’humilité.

Ne rendez point mal pour mal, ni outrage pour outrage ; mais n’y répondez au contraire que par des bénédictions ; sachant que c’est à cela que vous avez été appelés, afin de recevoir l’héritage de la bénédiction de Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Proverbes, 17, 13 ; Romains, 12, 17 ; 1 Thessaloniciens, 5, 15.

Car si quelqu’un aime la vie, et désire que ses jours soient heureux, qu’il empêche que sa langue ne se porte à la médisance, et que ses lèvres ne prononcent des paroles de tromperie ;

qu’il se détourne du mal, et qu’il fasse le bien ; qu’il recherche la paix, et qu’il travaille pour l’acquérir.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 1, 16.

Car le Seigneur a les yeux ouverts sur les justes, et les oreilles attentives à leurs prières ; mais il regarde les méchants avec colère.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La face du Seigneur veut dire ici, comme en plusieurs autres endroits, sa colère, son courroux.

Et qui sera capable de vous nuire, si vous ne pensez qu’à faire du bien ?

Si néanmoins vous souffrez pour la justice, vous serez heureux. Ne craignez point les maux dont ils veulent vous faire peur, et n’en soyez point troublés.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 5, 10. ― N’ayez aucune crainte d’eux ; littéralement : Ne craignez pas leur crainte ; hébraïsme d’une grande énergie. Le mot eux se rapporte aux méchants mentionnés au verset 12.

Mais rendez gloire dans vos cœurs à la sainteté du Seigneur, notre Dieu ; et soyez toujours prêts à répondre pour votre défense à tous ceux qui vous demanderont raison de l’espérance que vous avez ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Mais glorifiez dans vos cœurs, etc. Cette traduction de Bossuet rend parfaitement l’expression qui, dans la Vulgate comme dans le grec, répond à l’hébreu déclarer, proclamer saint.

le faisant toutefois avec douceur et avec retenue, et conservant en tout une conscience pure ; afin que ceux qui décrient la vie sainte que vous menez en Jésus-Christ, rougissent de vous diffamer.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Pierre, 2, 12.

Car il vaut mieux être maltraités, si Dieu le veut ainsi, en faisant bien, qu’en faisant mal.

Puisque Jésus-Christ même a souffert une fois la mort pour nos péchés, le juste pour les injustes ; afin qu’il pût nous offrir à Dieu, étant mort en sa chair, mais étant ressuscité par l’Esprit :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 5, 6 ; Hébreux, 9, 28.

par lequel aussi il alla prêcher aux esprits qui étaient retenus en prison ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

En prison ; c’est-à-dire dans les limbes.

qui autrefois avaient été incrédules, lorsqu’au temps de Noé ils s’attendaient à la patience et à la bonté de Dieu, pendant qu’on préparait l’arche, en laquelle peu de personnes, savoir, huit seulement, furent sauvées au milieu de l’eau :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 7, 7 ; Matthieu, 24, 37 ; Luc, 17, 26. ― Par l’eau. Les eaux du déluge sauvèrent en effet la famille de Noé en soulevant l’arche, et en l’empêchant ainsi d’être submergée.

figure à laquelle répond maintenant le baptême, qui ne consiste pas à purifier la chair de ses souillures, mais qui, engageant la conscience à se conserver pure pour Dieu, vous sauve par la résurrection de Jésus-Christ ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le baptême est semblable au déluge sous le rapport de l’eau employée pour figurer la grâce qui purifie l’âme, et qui, en la purifiant, lui procure le salut. ― L’engagement ; littéralement, l’interrogation, mot qui se prend aussi quelque fois pour la promesse que l’on fait, l’engagement que l’on prend à la suite d’une question. Ainsi saint Pierre fait allusion, soit aux questions que l’on adresse à ceux qui se présentent pour recevoir le baptême, s’ils sont bien résolus à renoncer au démon et à embrasser la foi chrétienne, soit aux promesses solennelles que ceux-ci font en réponse à ces questions.

qui ayant détruit la mort, afin que nous devinssions les héritiers de la vie éternelle, est monté au ciel, et est à la droite de Dieu ; les anges, les dominations et les puissances lui étant assujetties.