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2 Timothée 1

PAUL, apôtre de Jésus-Christ, par la volonté de Dieu, selon la promesse de la vie que nous avons en Jésus-Christ :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Selon la promesse de vie ; c’est-à-dire pour annoncer aux hommes la promesse de la vie éternelle, qui s’obtient par Jésus-Christ.

à Timothée, son fils bien-aimé. Dieu le Père et Jésus-Christ notre Seigneur vous donnent la grâce, la miséricorde et la paix !

Je rends grâces à Dieu que mes ancêtres ont servi, et que je sers avec une conscience pure, de ce que nuit et jour je me souviens continuellement de vous dans mes prières :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Avec une conscience pure. Lorsque saint Paul persécutait l’Eglise avant sa conversion, il ne le faisait que par ignorance et par un zèle mal entendu pour la vérité et la justice. Voir 1 Timothée, 1, 13.

car je me souviens de vos larmes, et je désire de vous voir, afin d’être rempli de joie ;

me représentant cette foi sincère qui est en vous, qu’a eue premièrement Loïde, votre aïeule, et Eunice, votre mère, et que je suis très-persuadé que vous avez aussi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Loïde était peut-être la mère d’Eunice. Nous savons par Actes des Apôtres, 16, 1, qu’Eunice était une Juive fidèle.

C’est pourquoi je vous avertis de rallumer ce feu de la grâce de Dieu, que vous avez reçue par l’imposition de mes mains.

Car Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais un esprit de courage, d’amour et de sagesse.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 8, 15.

Ne rougissez donc point de Notre-Seigneur que vous devez confesser, ni de moi qui suis son captif ; mais souffrez avec moi pour l’Évangile, selon la force que vous recevrez de Dieu ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Du témoignage de Notre Seigneur ; c’est-à-dire qui doit être rendu à Notre-Seigneur, en le confessant hautement, en prêchant hardiment l’Evangile. ― Selon la puissance de Dieu ; selon la force, la puissance que tu recevras de Dieu. ― Moi son captif. Saint Paul écrit étant prisonnier à Rome et c’est Jésus-Christ, c’est sa cause, qui l’a mis et le tient dans les chaînes.

qui nous a sauvés, et nous a appelés par sa vocation sainte, non selon nos œuvres, mais selon le décret de sa volonté, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant tous les siècles,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Tite, 3, 5.

et qui a paru maintenant par l’avènement de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit la mort, et nous a découvert par l’Évangile la vie et l’immortalité.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La mort, du corps et de l’âme, fruit du péché.

C’est pour cela que j’ai été établi le prédicateur, l’apôtre et le maître des nations ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Timothée, 2, 7.

et c’est ce qui m’a attiré les maux que je souffre : mais je n’en rougis point. Car je sais qui est celui à qui j’ai confié mon dépôt, et je suis persuadé qu’il est assez puissant pour me le garder jusqu’à ce grand jour.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce jour. Saint Paul désigne ainsi le jugement, où chacun recevra selon ses œuvres.

Proposez-vous pour modèle les saines instructions que vous avez entendues de ma bouche, touchant la foi et la charité qui est en Jésus-Christ.

Gardez, par le Saint-Esprit qui habite en nous, l’excellent dépôt qui vous a été confié.

Vous savez que tous ceux qui sont en Asie se sont éloignés de moi. Phygelle et Hermogène sont de ce nombre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ceux qui sont en Asie. Dans l’Asie proconsulaire. Voir Actes des Apôtres, 16, 6. ― Phigelle et Hermogène. On ne sait sur eux que ce qui est dit ici.

Que le Seigneur répande sa miséricorde sur la famille d’Onésiphore, parce qu’il m’a souvent soulagé, et qu’il n’a point rougi de mes chaînes ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Timothée, 4, 19. ― Onésiphore était un bon chrétien d’Ephèse. Le langage de saint Paul semble supposer qu’Onésiphore était déjà mort.

mais qu’étant venu à Rome, il m’a cherché avec grand soin, et m’a trouvé.

Que le Seigneur lui fasse la grâce de trouver miséricorde devant lui en ce dernier jour : car vous savez mieux que personne combien d’assistances il m’a rendues à Éphèse.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

En ce jour. Voir le verset 12. ― A Ephèse. Voir Actes des Apôtres, 18, 19.