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Josué 14

VOICI ce que les enfants d’Israël ont possédé dans la terre de Chanaan, qu’Eléazar, grand prêtre, Josué, fils de Nun, et les princes des familles de chaque tribu d’Israël

distribuèrent aux neuf tribus et à la moitié de la tribu de Manassé, en faisant tout le partage au sort, comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Nombres, 34, 13.

Car Moïse avait donné aux deux autres tribus et à une moitié de la tribu de Manassé des terres au delà du Jourdain, sans compter les Lévites qui ne reçurent point de terre comme tous leurs frères.

Mais les enfants de Joseph, Manassé et Ephraïm, divisés en deux tribus, succédèrent en leurs places ; et les Lévites n’eurent point d’autre part dans la terre de Chanaan, que des villes pour y habiter, avec leurs faubourgs, pour nourrir leurs bêtes et leurs troupeaux.

Les enfants d’Israël exécutèrent ce que le Seigneur avait ordonné à Moïse, et ils partagèrent la terre.

Alors les enfants de Juda vinrent trouver Josué à Galgala ; et Caleb, fils de Jéphoné, Cénézéen, lui parla de cette sorte : Vous savez ce que le Seigneur dit de moi et de vous à Moïse, homme de Dieu, lorsque nous étions à Cadès-Barné.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Nombres, 14, 24. ― Cadèsbarné. Voir Nombres, 20, 1.

J’avais quarante aus lorsque Moïse, serviteur du Seigneur, m’envoya de Cadès-Barné pour reconnaître la terre ; et je lui fis mon rapport tel que je le croyais véritable.

Mais mes frères qui y étaient allés avec moi, jetèrent l’épouvante dans le cœur du peuple ; et je ne laissai pas néanmoins de suivre le Seigneur, mon Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ont dissous le cœur du peuple, en y jetant l’épouvante.

En ce jour-là Moïse me jura et me dit : La terre où vous avez mis le pied sera votre héritage, et l’héritage de vos enfants pour jamais ; parce que vous avez suivi le Seigneur, mon Dieu.

Le Seigneur m’a donc conservé la vie jusqu’aujourd’hui, comme il le promit alors. Il y a quarante-cinq ans que le Seigneur dit cette parole à Moïse, lorsque Israël allait par le désert. J’ai maintenant quatre-vingt-cinq ans ;

et je suis aussi fort que j’étais au temps que je fus envoyé pour reconnaître le pays. La même vigueur que j’avais alors m’est demeurée jusqu’aujourd’hui, soit pour combattre, ou pour marcher.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ecclésiastique, 46, 11.

Donnez-moi donc cette montagne que le Seigneur m’a promise, comme vous l’avez entendu vous-même, sur laquelle il y a des géants de la race d’Enac, et des villes grandes et fortes : afin que j’éprouve si le Seigneur sera avec moi, et si je pourrai les exterminer, ainsi qu’il me l’a promis.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Josué avait déjà défait les Enacim (voir Josué, 11, 2), race de géants, mais ceux qui restèrent chez les Philistins purent revenir à Hébron, et en rétablir les villes, pendant que Josué était occupé dans les autres extrémités du pays.

Josué bénit donc Caleb, et il lui donna Hébron pour son héritage.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Hébron. Voir Genèse, note 13.18.

Depuis ce temps-là Hébron a été à Caleb, fils de Jéphoné, Cénézéen, jusqu’aujourd’hui, parce qu’il suivit le Seigneur, le Dieu d’Israël.

Hébron s’appelait auparavant Cariath-Arbé. Et il y avait eu en ce lieu-là un grand homme, célèbre parmi les géants mêmes. Toutes les guerres cessèrent pour lors dans la terre de Chanaan.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Josué, 11, 23. ― Cariatharbé : Adam, etc. Le texte original doit se traduire : « Cariath, (ville) d’Arbé, homme très grand parmi les Enacim. » Adam signifie homme.