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1 Thessaloniciens 3

AINSI ne pouvant souffrir plus longtemps de n’avoir point de vos nouvelles, j’aimai mieux demeurer tout seul à Athènes ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A Athènes. Voir Actes des Apôtres, 17, 15.

et je vous envoyai Timothée, notre frère, et ministre de Dieu dans la prédication de l’Évangile de Jésus-Christ, afin qu’il vous fortifiât, et qu’il vous exhortât à demeurer fermes dans votre foi ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Actes des Apôtres, 16, 1.

et que personne ne, fût ébranlé pour les persécutions qui nous arrivent : car vous savez que c’est à quoi nous sommes destines.

Dès lors même que nous étions parmi vous, nous vous prédisions que nous aurions des afflictions à souffrir ; et nous en avons eu en effet, comme vous le savez.

Ne pouvant donc attendre plus longtemps, je vous l’ai envoyé pour reconnaître l’état de votre foi, ayant appréhendé que le tentateur ne vous eût tentés, et que notre travail ne devînt inutile.

Mais Timothée étant revenu vers nous après vous avoir vus, et nous ayant rendu un si bon témoignage de votre foi et de votre charité, et du souvenir plein d’affection que vous avez sans cesse de nous, qui vous porte à désirer de nous voir, comme nous avons aussi le même désir pour vous ;

il est vrai, mes frères, que dans toutes les afflictions et dans tous les maux qui nous arrivent, votre foi nous fait trouver notre consolation en vous.

Car nous vivons maintenant, si vous demeurez fermes dans le Seigneur.

Et certes quelles assez dignes actions de grâces pouvons-nous rendre à Dieu pour la joie dont nous nous sentons comblés devant lui à cause de vous ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Toute la joie dont nous nous réjouissons ; c’est-à-dire la joie complète dont nous sommes comblés. Ce genre de répétition, qui se retrouve généralement dans toutes les langues, a pour but de donner de l’énergie au discours.

Ce qui nous porte à le conjurer jour et nuit avec une ardeur extrême de nous permettre d’aller vous voir, afin d’ajouter ce qui peut manquer encore à votre foi.

Que Dieu lui-même, notre Père, et Jésus-Christ notre Seigneur, nous conduise vers vous !

Que le Seigneur vous fasse croître de plus en plus dans la charité que vous avez les uns pour les autres, et envers tous, et qu’il la rende telle que la nôtre est envers vous !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Que le Seigneur vous multiplie, en augmentant votre nombre par la conversion des infidèles.

Qu’il affermisse vos cœurs, en vous rendant irréprochables par la sainteté devant Dieu, notre Père, au jour que Jésus-Christ notre Seigneur paraîtra avec tous ses saints ! Amen !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour fortifier, etc. ; c’est-à-dire pour fortifier en sainteté vos cœurs qui sont déjà irréprochables.