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Éphésiens 4

JE vous conjure donc, moi qui suis dans les chaînes pour le Seigneur, de vous conduire d’une manière qui soit digne de l’état auquel vous avez été appelés ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 7, 20.

pratiquant en toutes choses l’humilité, la douceur et la patience ; vous supportant les uns les autres avec charité ;

et travaillant avec soin à conserver l’unité d’un même esprit par le lien de la paix.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Philippiens, 1, 27.

Vous n’êtes tous qu’un corps et qu’un esprit, comme vous avez tous été appelés à une même espérance ;

et qu’il n’y a qu’un Seigneur, qu’une foi, et qu’un baptême ;

qu’un Dieu, Père de tous, qui est au-dessus de tous, qui étend sa providence sur tous, et qui réside en nous tous.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Malachie, 2, 10.

Or la grâce a été donnée à chacun de nous, selon la mesure du don de Jésus-Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 12, 3 ; 1 Corinthiens, 12, 11 ; 2 Corinthiens, 10, 13.

C’est pourquoi l’Écriture dit, qu’étant monté en haut, il a mené captive une multitude de captifs, et a répandu ses dons sur les hommes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 67, 19. ― Captivité captive ; hébraïsme, pour captivité nombreuse.

Et pourquoi est-il dit qu’il est monté, sinon parce qu’il était descendu auparavant dans les parties les plus basses de la terre ?

Celui qui est descendu, est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses.

Lui-même donc a donné à son Église quelques-uns pour être apôtres, d’autres pour être prophètes, d’autres pour être évangélistes, d’autres pour être pasteurs et docteurs :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 12, 28.

afin que les uns et les autres travaillent à la perfection des saints, aux fonctions de leur ministère, à l’édification du corps de Jésus-Christ ;

jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité d’une même foi et d’une même connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’un homme parfait, à la mesure de l’âge et de la plénitude, selon laquelle Jésus-Christ doit être formé en nous ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A la mesure, etc. ; c’est-à-dire à l’âge viril du Christ. Jésus-Christ se forme en nous par degrés ; il est enfant, il est faible, il grandit, il devient parfait, à proportion du progrès que nous faisons dans la perfection.

afin que nous ne soyons plus comme des enfants, comme des personnes flottantes, et qui se laissent emporter à tous les vents des opinions humaines, par la tromperie des hommes, et par l’adresse qu’ils ont à engager artificieusement dans l’erreur ;

mais que pratiquant la vérité par la charité, nous croissions en toutes choses en Jésus-Christ, qui est notre chef et notre tête ;

de qui tout le corps, dont les parties sont jointes et unies ensemble avec une si juste proportion, reçoit par tous les vaisseaux et toutes les liaisons qui portent l’esprit et la vie, l’accroissement qu’il lui communique par l’efficace de son influence, selon la mesure qui est propre à chacun des membres, afin qu’il se forme ainsi et s’édifie par la charité.

Je vous avertis donc, et je vous conjure par le Seigneur, de ne vivre plus comme les autres gentils, qui suivent dans leur conduite la vanité de leurs pensées ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 1, 21.

qui ont l’esprit plein de ténèbres, qui sont entièrement éloignés de la vie de Dieu, à cause de l’ignorance où ils sont, et de l’aveuglement de leur cœur ;

qui ayant perdu tout remords et tout sentiment, s’abandonnent à la dissolution, pour se plonger avec une ardeur insatiable dans toutes sortes d’impuretés.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A l’avarice. D’autres, se rapprochant du Grec, traduisent : Avec ardeur.

Mais pour vous, ce n’est pas ce que vous avez appris dans l’école de Jésus-Christ ;

puisque vous y avez entendu prêcher, et y avez appris, selon la vérité de sa doctrine,

à dépouiller le vieil homme selon lequel vous avez vécu dans votre première vie, qui se corrompt en suivant l’illusion de ses passions ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Colossiens, 3, 8.

à vous renouveler dans l’intérieur de votre âme,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 6, 4. ― L’esprit de votre âme ; toutes les facultés, toutes les puissances, tous les sentiments de votre âme.

et à vous revêtir de l’homme nouveau, qui est créé selon Dieu dans une justice et une sainteté véritable.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Colossiens, 3, 12. ― La justice et la sainteté de la vérité ; hébraïsme et hellénisme, pour la vraie justice et la vraie sainteté. Comparer à Ephésiens, 3, 12.

C’est pourquoi, en vous éloignant de tout mensonge, que chacun parle à son prochain dans la vérité, parce que nous sommes membres les uns des autres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Pierre, 2, 1 ; Zacharie, 8, 16.

Si vous vous mettez en colère, gardez-vous de pécher. Que le soleil ne se couche point sur votre colère ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Si vous éprouvez un mouvement d’irritation mauvaise, ou même de juste indignation, réprimez ou réglez-le, pour ne pas pécher. Le texte hébreu de Psaumes, 4, 5, cité par l’Apôtre, signifie à la lettre : frémissez, ou tremblez, mais ne péchez pas.

et ne donnez point de lieu et d’entrée au diable.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jacques, 4, 7.

Que celui qui dérobait, ne dérobe plus ; mais qu’il s’occupe en travaillant des mains a quelque ouvrage bon et utile, pour avoir de quoi donner à ceux qui sont dans l’indigence.

Que nul mauvais discours ne sorte de votre bouche ; mais qu’il n’en sorte que de bons et de propres à nourrir la foi, afin qu’ils inspirent la piété à ceux qui les écoutent.

Et n’attristez pas l’Esprit-Saint de Dieu, dont vous avez été marqués comme d’un sceau pour le jour de la rédemption.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ne contristez pas, etc. par de mauvaises paroles ou des actions coupables : expression anthropopathique, qui insinue en même temps l’amour de Dieu pour les hommes. ― Reçu le Sceau : Voir Ephésiens, 1, 13-14. ― Le jour de la rédemption finale et complète, le jour de la Parousie.

Que toute aigreur, tout emportement, toute colère, toute crierie, toute médisance, enfin que toute malice soit bannie d’entre vous.

Mais soyez bons les uns envers les autres, pleins de compassion et de tendresse, vous entre-pardonnant mutuellement, comme Dieu vous a aussi pardonné en Jésus-Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Colossiens, 3, 13.