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Galates 4

JE dis de plus : Tant que l’héritier est encore enfant, il n’est point différent d’un serviteur, quoiqu’il soit le maître de tout ;

mais il est sous la puissance des tuteurs et des curateurs, jusqu’au temps marqué par son père.

Ainsi, lorsque nous étions encore enfants, nous étions assujettis aux premières et plus grossières instructions que Dieu a données au monde.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Aux éléments du monde, donnés au monde ; c’est-à-dire aux cérémonies de la loi en usage parmi les Juifs charnels, et qui étaient des instructions grossières et figuratives que Dieu donnait au monde.

Mais lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, formé d’une femme, et assujetti a la loi,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La plénitude du temps ; c’est-à-dire le temps de la majorité.

pour racheter ceux qui étaient sous la loi, et pour nous rendre enfants adoptifs.

Et parce que vous êtes enfants, Dieu a envoyé dans vos cœurs l’Esprit de son Fils, qui crie : Mon Père ! mon Père !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Abba, Père. Voir Marc, 14, 36.

Aucun de vous n’est donc plus maintenant serviteur, mais enfant. S’il est enfant, il est aussi héritier de Dieu par Jésus-Christ.

Autrefois, lorsque vous ne connaissiez point Dieu, vous étiez assujettis à ceux qui par leur nature ne sont point véritablement dieux.

Mais maintenant, après que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de lui, comment vous tournez vous vers ces observations légales, défectueuses et impuissantes, auxquelles vous voulez vous assujettir par une nouvelle servitude ?

Vous observez les jours et les mois, les saisons et les années.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’Apôtre parle ici soit de l’observation des jours heureux ou malheureux, soit des fêtes juives, à l’observance desquelles les docteurs juifs cherchaient à amener les Galates.

J’appréhende pour vous, que je n’aie peut-être travaillé en vain parmi vous.

Soyez envers moi comme je suis envers vous ; je vous en prie, mes frères. Vous ne m’avez jamais offensé dans aucune chose.

Vous savez que lorsque je vous ai annoncé premièrement l’Évangile, ç’a été parmi les persécutions et les afflictions de la chair ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans la faiblesse de la chair ; c’est-à-dire au milieu des tribulations que j’éprouvais. « Lorsque Paul traversa pour la première fois le pays des Galates (voir Actes des Apôtres, 16, 6), il fut, paraît-il, retenu au milieu d’eux par un état de maladie ; et il profita de ce séjour forcé pour leur annoncer l’Evangile. ― Cette épreuve : sa maladie, que Paul appelle la faiblesse de la chair, aurait pu nuire au succès de sa prédication, en attirant sur lui le mépris des Galates ; mais il n’en fut rien. » (CRAMPON)

et que vous ne m’avez point méprisé, ni rejeté, à cause de ces épreuves que je souffrais en ma chair ; mais vous m’avez reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus-Christ même.

Où est donc le temps où vous vous estimiez si heureux ? Car je puis vous rendre ce témoignage, que vous étiez prêts alors, s’il eût été possible, à vous arracher les yeux mêmes pour me les donner.

Suis-je donc devenu votre ennemi, parce que je vous ai dit la vérité ?

Ils s’attachent fortement à vous ; mais ce n’est pas d’une bonne affection, puisqu’ils veulent vous séparer de nous, afin que vous vous attachiez fortement à eux.

Je veux que vous soyez zélés pour les gens de bien dans le bien, en tout temps, et non pas seulement quand je suis parmi vous.

Mes petits enfants, pour qui je sens de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Jésus-Christ soit formé en vous,

je voudrais maintenant être avec vous pour diversifier mes paroles selon vos besoins : car je suis en peine comment je dois vous parler.

Dites-moi, je vous prie, vous qui voulez être sous la loi, n’avez-vous point lu ce que dit la loi ?

Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, l’un de la servante, et l’autre de la femme libre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 16, 15 ; 21, 2. ― Deux fils, Ismaël et Isaac, le premier de la servante égyptienne, Agar, le second, de la femme libre, Sara.

Mais celui qui naquit de la servante, naquit selon la chair ; et celui qui naquit de la femme libre, naquit en vertu de la promesse de Dieu.

Tout ceci est une allégorie. Car ces deux femmes sont les deux alliances, dont la première, qui a été établie sur le mont Sina, et qui n’engendre que des esclaves, est figurée par Agar.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le mont Sina où la loi fut donnée au peuple d’Israël, dans la péninsule du Sinaï.

Car Sina est une montagne d’Arabie, qui représente la Jérusalem d’ici-bas, qui est esclave avec ses enfants ;

au lieu que la Jérusalem d’en haut est vraiment libre ; et c’est elle qui est notre mère.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La Jérusalem d’en haut, le ciel.

Car il est écrit : Réjouissez-vous, stérile, qui n’enfantiez point ; poussez des cris de joie, vous qui ne deveniez point mère : parce que celle qui était délaissée, a plus d’enfants que celle qui a un mari.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 54, 1.

Nous sommes donc, mes frères, les enfants de la promesse, figurés dans Isaac.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 9, 8.

Et comme alors celui qui était né selon la chair, persécutait celui qui était né selon l’esprit, il en arrive de même encore aujourd’hui.

Mais que dit l’Écriture ? Chassez la servante et son fils : car le fils de la servante ne sera point héritier avec le fils de la femme libre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 21, 10.

Or, mes frères, nous ne sommes point les enfants de la servante, mais de la femme libre ; et c’est Jésus-Christ qui nous a acquis cette liberté.