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Galates 1
PAUL, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ, et Dieu, son Père, qui l’a ressuscité d’entre les morts ;
et tous les frères qui sont avec moi : aux Eglises de Galatie.
Que la grâce et la paix vous soient données par la bonté de Dieu le Père, et par notre Seigneur Jésus-Christ ;
qui s’est livré lui-même pour nos péchés, et pour nous retirer de la corruption du siècle présent, selon la volonté de Dieu, notre Père ;
à qui soit gloire dans tous les siècles des siècles ! Amen !
Je m’étonne qu’abandonnant celui qui vous a appelés à la grâce de Jésus-Christ, vous passiez sitôt a un autre évangile.
Ce n’est pas qu’il y en ait d’autre ; mais c’est qu’il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Évangile de Jésus-Christ.
Mais quand nous vous annoncerions nous-mêmes, ou quand un ange du ciel vous annoncerait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !
Je vous l’ai dit, et je vous le dis encore une fois : Si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème !
Car enfin est-ce des hommes, ou de Dieu, que je recherche maintenant d’être approuvé ? ou ai-je pour but de plaire aux hommes ? Si je voulais encore plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur de Jésus-Christ.
Je vous déclare donc, mes frères, que l’Évangile que je vous ai prêché, n’a rien de l’homme ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Corinthiens, 15, 1.
parce que je ne l’ai point reçu, ni appris d’aucun homme, mais par la révélation de Jésus-Christ.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ephésiens, 3, 3.
Car vous savez de quelle manière j’ai vécu autrefois dans le judaïsme, avec quel excès de fureur je persécutais l’Église de Dieu, et la ravageais ;
me signalant dans le judaïsme au-dessus de plusieurs de ma nation et de mon âge, et ayant un zèle démesuré pour les traditions de mes pères.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Des traditions de mes pères. Voir Matthieu, 15, 2.
Mais lorsqu’il a plu à Dieu, qui m’a choisi particulièrement dès le ventre de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce,
de me révéler son Fils, afin que je le prêchasse parmi les nations, je l’ai fait aussitôt, sans prendre conseil de la chair et du sang ;
et je ne suis point retourné à Jérusalem, pour voir ceux qui étaient apôtres avant moi ; mais je m’en suis allé en Arabie, et puis je suis revenu encore à Damas.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En Arabie. Peut-être le désert d’Arabie, dans les environs de Damas. Le nom d’Arabie désigne la contrée qui s’étend entre l’Egypte, la Palestine, la Syrie, la Mésopotamie, la Babylonie, le golfe Persique et la mer Rouge. ― A Damas. Voir Actes des Apôtres, 9, 2.
Ainsi trois ans s’étant écoulés, je retournai à Jérusalem pour visiter Pierre ; et je demeurai quinze jours avec lui ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Trois ans après sa conversion.
et je ne vis aucun des autres apôtres, sinon Jacques, frère du Seigneur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le frère ; c’est-à-dire le cousin. Voir Matthieu, 12, 46.
Je prends Dieu à témoin, que je ne vous mens point en tout ce que je vous écris.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voici ! Devant Dieu, etc. ; c’est-à-dire prenant Dieu à témoin que je, etc.
J’allai ensuite dans la Syrie et dans la Cilicie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Syrie. Voir Matthieu, 4, 24. ― Cilicie. Voir Actes des Apôtres, 6, 9 et 15, 41.
Or les Églises de Judée qui croyaient en Jésus-Christ, ne me connaissaient pas de visage.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qui étaient dans le Christ ; c’est-à-dire qui croyaient en Jésus-Christ, qui s’étaient convertis au christianisme. ― De Judée, non compris Jérusalem, capitale de la Judée.
Ils avaient seulement entendu dire : Celui qui autrefois nous persécutait, annonce maintenant la foi qu’il s’efforçait alors de détruire.
Et ils rendaient gloire à Dieu de ce qu’il avait fait en moi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
-7 Un autre Evangile. Saint Paul a ici en vue l’Evangile que prêchaient les faux docteurs. C’était au fond celui de Jésus-Christ, auquel ils joignaient la pratique de la loi de Moïse, mais cette addition suffisait, comme le dit l’Apôtre, pour renverser l’Evangile du Christ.