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2 Corinthiens 6

ÉTANT donc les coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons de ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu.

Car il dit lui-même : Je vous ai exaucé au temps favorable, et je vous ai aidé au jour du salut. Voici maintenant le temps favorable ; voici maintenant le jour du salut.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 49, 8.

Et nous prenons garde aussi nous-mêmes de ne donner à personne aucun sujet de scandale, afin que notre ministère ne soit point déshonoré.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 10, 32. ― Ce verset se lie évidemment au premier, dont il continue le sens. Ainsi le deuxième doit être considéré comme une parenthèse.

Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités pressantes, et dans les extrêmes afflictions ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 4, 1.

dans les plaies, dans les prisons, dans les séditions, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes ;

par la pureté, par la science, par une douceur persévérante, par la bonté, par les fruits du Saint-Esprit, par une charité sincère ;

par la parole de vérité, par la force de Dieu, par les armes de la justice, pour combattre à droite et à gauche ;

parmi l’honneur et l’ignominie, parmi la mauvaise et la bonne réputation ; comme des séducteurs, quoique sincères et véritables ; comme inconnus, quoique très-connus ;

comme toujours mourants, et vivants néanmoins ; comme châtiés, mais non jusqu’à être tués ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Châtié, par Dieu, disaient ses adversaires ; Paul, par humilité, ne nie pas absolument, il répond seulement, mais non mis à mort.

comme tristes, et toujours dans la joie ; comme pauvres, et enrichissant plusieurs ; comme n’ayant rien, et possédant tout.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Enrichissant beaucoup d’autres de biens spirituels. ― Toutes choses en Jésus-Christ.

Ô Corinthiens ! ma bouche s’ouvre, et mon cœur s’étend par l’affection que je vous porte.

Mes entrailles ne sont point resserrées pour vous, mais les vôtres le sont pour moi.

Rendez-moi donc amour pour amour. Je vous parle comme à mes enfants ; étendez aussi pour moi votre cœur.

Ne vous attachez point à un même joug avec les infidèles : car quelle union peut-il y avoir entre la justice et l’iniquité ? quel commerce entre la lumière et les ténèbres ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le même joug, allusion à la défense faite par Moïse d’accoupler ensemble, pour le labourage, des animaux de différentes espèces, par exemple, le bœuf avec l’âne (voir Lévitique, 19, 19).

Quel accord entre Jésus-Christ et Bélial ? quelle société entre le fidèle et l’infidèle ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Bélial ; c’est-à-dire le démon qui est devenu le prince de tous les méchants, que l’Ecriture appelle pour cette raison fils de Bélial, parce qu’ils sont regardés comme ayant le diable pour père. Voir Jean, 8, 44. Selon l’étymologie, Bélial signifie sans utilité, vaurien.

Quel rapport entre le temple de Dieu et les idoles ? Car vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu dit lui-même : J’habiterai en eux, et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 3, 16-17 ; 6, 19 ; Lévitique, 26, 12.

C’est pourquoi, sortez du milieu de ces personnes, dit le Seigneur ; séparez vous d’eux, et ne touchez point à ce qui est impur ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 52, 11.

et je vous recevrai : je serai votre Père, et vous serez mes fils et mes filles, dit le Seigneur tout-puissant.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jérémie, 31, 9.