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1 Corinthiens 5
C’EST un bruit constant qu’il y a de l’impureté parmi vous, et une telle impureté qu’on n’entend point dire qu’il s’en commette de semblable parmi les païens, jusque-là qu’un d’entre vous abuse de la femme de son père.
Et après cela vous êtes encore enflés d’orgueil ; et vous n’avez pas au contraire été dans les pleurs, pour faire retrancher du milieu de vous celui qui a commis une action si honteuse !
Pour moi, étant absent de corps, mais présent en esprit, j’ai déjà porté, comme présent, ce jugement contre celui qui a fait une telle action ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Colossiens, 2, 5.
qui est, que vous et mon esprit étant assemblés au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, cet homme-là soit, par la puissance de notre Seigneur Jésus,
livré à Satan, pour mortifier sa chair, afin que son âme soit sauvée au jour de notre Seigneur Jésus-Christ.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Livré à Satan ; c’est-à-dire retranché de la société des fidèles, excommunié pour un temps.
Vous n’avez donc point sujet de vous tant glorifier. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain aigrit toute la pâte ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Galates, 5, 9. ― Corrompt toute la pâte. Cette expression, que l’on retrouve encore dans l’Epître aux Galates, doit, comme tout ce qui suit le prouve clairement, être restreinte au temps de la pâque, pendant lequel en effet les Juifs tenaient pour souillée une masse entière de pâte, pour peu de levain qui y entrât. Car, dans tout autre cas, non seulement, il ne gâte pas la pâte, mais il la rend meilleure.
Purifiez-vous du vieux levain, afin que vous soyez une pâte toute nouvelle, comme vous êtes vraiment les pains purs et sans levain. Car Jésus-Christ a été immolé, lui qui est notre Agneau pascal.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Notre agneau pascal. Voir Matthieu, 26, 2.
C’est pourquoi célébrons cette fête, ! non avec le vieux levain, ni avec le levain de la malice et de la corruption, mais avec les pains sans levain de la sincérité et de la vérité.
Je vous ai écrit dans une lettre, que vous n’eussiez point de commerce avec les fornicateurs :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans la lettre ; c’est-à-dire dans cette lettre. Comparer aux versets 2 et 6.
ce que je n’entends pas des fornicateurs de ce monde, non plus que des avares, des ravisseurs du bien d’autrui, ou des idolâtres : autrement il faudrait que vous sortissiez de ce monde.
Mais quand je vous ai écrit que vous n’eussiez point de commerce avec ces sortes de personnes, j’ai entendu que si celui qui est du nombre de vos frères, est fornicateur, ou avare, ou idolâtre, ou médisant, ou ivrogne, ou ravisseur du bien d’autrui, vous ne mangiez pas même avec lui.
Car pourquoi entreprendrais-je de juger ceux qui sont hors de l’Église ? N’est-ce pas de ceux qui sont dans l’Église que vous avez droit de juger ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ceux qui sont dehors de l’Eglise, les païens, par opposition à ceux qui sont dedans ; c’est-à-dire aux chrétiens, parmi lesquels on doit compter les hérétiques et les schismatiques qui, conservant le caractère indélébile du baptême, demeurent par là même soumis à la juridiction de l’Eglise.
Dieu jugera ceux qui sont dehors ; mais pour vous, retranchez ce méchant du milieu de vous.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Lévitique, 18, 7-8 ; 20, 11.