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1 Corinthiens 2
POUR moi, mes frères, lorsque je suis venu vers vous pour vous annoncer l’Evangile de Jésus-Christ, je n’y suis point venu avec les discours élevés d’une éloquence et d’une sagesse humaine.
Car je n’ai point fait profession de savoir autre chose parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.
Et tant que j’ai été parmi vous, j’y ai toujours été dans un état de faiblesse, de crainte et de tremblement.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Actes des Apôtres, 18, 1.
Je n’ai point employé en vous parlant et en vous prêchant, les discours persuasifs de la sagesse humaine, mais les effets sensibles de l’Esprit et de la vertu de Dieu ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 2 Pierre, 1, 16.
afin que votre foi ne soit pas établie sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
Nous prêchons néanmoins la sagesse aux parfaits, non la sagesse de ce monde, ni des princes de ce monde, qui se détruisent :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les princes de ce siècle sont les sages, les savants, les philosophes, ou les démons dont l’empire se détruit de plus en plus par l’établissement du règne de Jésus-Christ.
mais nous prêchons la sagesse de Dieu, renfermée dans son mystère, cette sagesse cachée qu’il avait prédestinée et préparée avant tous les siècles pour notre gloire ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans le mystère, mystérieusement, dans le désert ; ne prêchant cette sagesse divine qu’au petit nombre des sages. Comparer au verset précédent.
que nul des princes de ce monde n’a connue, puisque s’ils l’eussent connue, ils n’eussent jamais crucifié le Seigneur de la gloire ;
et de laquelle il est écrit : Que l’œil n’a point vu, que l’oreille n’a point entendu, et que le cœur de l’homme n’a jamais conçu ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 64, 4.
Mais pour nous, Dieu nous l’a révélé par son Esprit, parce que l’Esprit de Dieu pénètre tout, et même ce qu’il y a de plus caché dans la profondeur de Dieu.
Car qui des hommes connaît ce qui est en l’homme, sinon l’esprit de l’homme, qui est en lui ? Ainsi nul ne connaît ce qui est en Dieu, que l’Esprit de Dieu.
Or nous n’avons point reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit de Dieu, afin que nous connaissions les dons que Dieu nous a faits ;
et nous les annonçons, non avec les discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux que le Saint-Esprit enseigne, traitant spirituellement les choses spirituelles.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Corinthiens, 1, 17 ; 2, vv. 1, 4 ; 2 Pierre, 1, 16.
Or l’homme animal n’est point capable des choses qui sont de l’Esprit de Dieu : elles lui paraissent une folie, et il ne peut les comprendre ; parce que c’est par une lumière spirituelle qu’on doit en juger.
Mais l’homme spirituel juge de tout, et n’est jugé de personne.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Juge de toutes choses, etc. Il est faux de dire, avec les ennemis de nos Livres saints, que ces paroles consacrent le fanatisme ou la révolte. L’Apôtre dit seulement que ceux qui ont reçu le don de discerner les esprits ont seuls le droit de décider si celui qui prétend être inspiré est fanatique ou prophète.
Car qui connaît l’Esprit du Seigneur et qui peut l’instruire et le conseiller ? Mais pour nous, nous avons l’Esprit de Jésus-Christ.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Sagesse, 9, 13 ; Isaïe, 40, 13 ; Romains, 11, 34.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Corinthiens, 1, 17. ― Le témoignage du Christ. Comparer à 1 Corinthiens, 1, 6.