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Romains 3
QUEL est donc l’avantage des Juifs, et quelle est l’utilité de la circoncision ?
Leur avantage est grand en toutes manières, principalement en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés.
Car enfin, si quelques-uns d’entre eux n’ont pas cru, leur infidélité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu ? Non, certes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 2 Timothée, 2, 13.
Dieu est véritable, et tout homme est menteur, selon ce que David dit à Dieu : Afin que vous soyez reconnu fidèle en vos paroles, et victorieux dans les jugements que les hommes feront de vous.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 3, 33 ; Psaumes, 115, 11.
Si notre injustice fait paraître davantage la justice de Dieu, que dirons-nous ? Dieu (pour parler selon l’homme) est-il injuste de nous punir ?
Non, certes ; car si cela était, comment Dieu serait-il le juge du monde ?
Mais, dira-t-on, si par mon infidélité la fidélité de Dieu a éclaté davantage pour sa gloire, pourquoi me condamne-t-on encore comme pécheur ?
Et pourquoi ne ferons-nous pas le mal, afin qu’il en arrive du bien (selon que quelques-uns, pour nous noircir, nous accusent de dire) ? Ces personnes seront justement condamnées.
Dirons-nous donc que nous sommes préférables aux gentils ? Nullement ; car nous avons déjà convaincu et les Juifs et les gentils, d’être tous dans le péché ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Galates, 3, 22.
selon qu’il est écrit ; Il n’y a point de juste, il n’y en a pas un seul.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 13, 3 ; 52, 4. ― Il n’y a pas d’homme juste en vertu de la loi naturelle ou de la loi écrite, mais seulement par la foi et par la grâce.
Il n’y a point d’homme qui ait de l’intelligence ; il n’y en a point qui cherche Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qui comprenne les choses saintes, qui ait du goût et du sentiment pour le bien ; reproche que Jésus-Christ adressait à saint Pierre lui-même. Voir Matthieu, 16, 23.
Ils se sont tous détournés du droit chemin ; ils sont tous devenus inutiles ; il n’y en a point qui fasse le bien, il n’y en a pas un seul.
Leur gosier est un sépulcre ouvert ; ils se sont servis de leurs langues pour tromper avec adresse ; ils ont sous leurs lèvres un venin d’aspic.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 5, 11 ; 139, 4 ; Jacques, 3, 8.
Leur bouche est remplie de malédiction et d’amertume ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 10, 7.
leurs pieds sont vites pour répandre le sang ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 59, 7 ; Proverbes, 1, 16.
leur conduite ne tend qu’à opprimer les autres, et à les rendre malheureux.
Ils ne connaissent point la voie de la paix ;
ils n’ont point la crainte de Dieu devant les yeux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 35, 2.
Or nous savons que toutes les paroles de la loi s’adressent à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde se reconnaisse condamnable devant Dieu ;
parce que nul homme ne sera justifié devant Dieu par les œuvres de la loi ; car la loi ne donne que la connaissance du péché.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Galates, 2, 16. ― Nulle chair. L’Ecriture emploie souvent le mot chair pour désigner l’homme. ― Par les œuvres de la loi, purement extérieures et dépouillées de ce qui peut les rendre agréables à Dieu, la foi et la charité.
Mais maintenant, sans la loi, la justice qui vient de Dieu, à laquelle la loi et les prophètes rendent témoignage, a été manifestée ;
cette justice qui vient de Dieu par la foi en Jésus-Christ, et qui est répandue en tous ceux et sur tous ceux qui croient en lui ; car il n’y a point de distinction ;
parce que tous ont péché, et ont besoin de rendre gloire à Dieu ;
étant justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Gratuitement, « parce que tes mérites n’ont pas précédé, mais que les bienfaits de Dieu t’ont prévenu. » dit saint Augustin.
que Dieu a proposé pour être la victime de propitiation, par la foi qu’on aurait en son sang, pour faire paraître la justice qu’il donne lui-même, en pardonnant les péchés passés,
qu’il a soufferts avec tant de patience ; pour faire, dis-je, paraître en ce temps la justice qui vient de lui ; montrant tout ensemble qu’il est juste, et qu’il justifie celui qui a la foi en Jésus-Christ.
Où est donc le sujet de votre gloire ? Il est exclu. Et par quelle loi ? Est-ce par la loi des œuvres ? Non ; mais par la loi de la foi.
Car nous devons reconnaître que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La foi qui justifie l’homme n’est pas une assurance présomptueuse d’être justifié, mais une ferme et vive croyance de tout ce que Dieu a révélé ou promis ; une foi agissant par la charité en Jésus-Christ ; enfin une foi accompagnée d’espérance, d’amour, de repentir et de l’usage des sacrements. ― Sans les œuvres. Comparer au verset 20 (?).
Dieu n’est-il le Dieu que des Juifs ? Ne l’est-il pas aussi des gentils ? Oui, certes, il l’est aussi des gentils.
Car il n’y a qu’un seul Dieu, qui justifie par la foi les circoncis, et qui par la foi justifie aussi les incirconcis.
Détruisons-nous donc la loi par la foi ? À Dieu ne plaise ! mais au contraire nous l’établissons.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 9, 4.