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Romains 12

JE vous conjure donc, mes frères, par la miséricorde de Dieu, de lui offrir vos corps comme une hostie vivante, sainte et agréable à ses yeux, pour lui rendre un culte raisonnable et spirituel.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Philippiens, 4, 18.

Ne vous conformez point au siècle présent ; mais qu’il se fasse en vous une transformation par le renouvellement de votre esprit, afin que vous reconnaissiez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui est agréable à ses yeux, et ce qui est parfait.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ephésiens, 5, 17 ; 1 Thessaloniciens, 4, 3.

Je vous exhorte donc, vous tous, selon le ministère qui m’a été donné par grâce, de ne vous point élever au delà de ce que vous devez, dans les sentiments que vous avez de vous-mêmes ; mais de vous tenir dans les bornes de la modération, selon la mesure du don de la foi que Dieu a départie à chacun de vous.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 12, 11 ; Ephésiens, 4, 7.

Car comme dans un seul corps nous avons plusieurs membres, et que tous ces membres n’ont pas la même fonction ;

de même en Jésus-Christ, quoique nous soyons plusieurs, nous ne sommes néanmoins qu’un seul corps, étant tous réciproquement membres les uns des autres.

C’est pourquoi, comme nous avons tous des dons différents selon la grâce qui nous a été donnée ; que celui qui a reçu le don de prophétie, en use selon l’analogie et la règle de la foi ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Selon, etc. ; c’est-à-dire en ne disant rien que de conforme à la loi.

que celui qui est appelé au ministère de l’Église, s’attache à son ministère ; que celui qui a reçu le don d’enseigner, s’applique à enseigner ;

et que celui qui a reçu le don d’exhorter, exhorte les autres ; que celui qui fait l’aumône, la fasse avec simplicité ; que celui qui a la conduite de ses frères, s’en acquitte avec vigilance ; et que celui qui exerce les œuvres de miséricorde, le fasse avec joie.

Que votre charité soit sincère, et sans déguisement. Ayez le mal en horreur, et attachez-vous fortement au bien.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Amos, 5, 15.

Que chacun ait pour son prochain une affection et une tendresse vraiment fraternelle ; prévenez-vous les uns les autres par des témoignages d’honneur et de déférence.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ephésiens, 4, 3 ; 1 Pierre, 2, 17.

Ne soyez point lâches dans votre devoir ; conservez-vous dans la ferveur de l’esprit ; souvenez-vous que c’est le Seigneur que vous servez.

Réjouissez-vous dans l’espérance ; soyez patients dans les maux, persévérants dans la prière,

charitables pour soulager les nécessités des saints, prompts à exercer l’hospitalité.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Hébreux, 13, 2 ; 1 Pierre, 4, 9. ― Des saints. Voir Actes des Apôtres, 9, 13.

Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez-les, et ne faites point d’imprécation contre eux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Bénissez : le chrétien voit dans la persécution un bienfait de Dieu destiné à le purifier et à le conduire à sa fin.

Soyez dans la joie avec ceux qui sont dans la joie, et pleurez avec ceux qui pleurent.

Tenez-vous toujours unis dans les mêmes sentiments et les mêmes affections ; n’aspirez point à ce qui est élevé ; mais accommodez-vous à ce qui est de plus bas et de plus humble ; ne soyez point sages à vos propres yeux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les mêmes sentiments : que l’union et la bonne intelligence règnent entre vous (voir Romains, 15, 5). Pour cela, soyez humbles.

Ne rendez à personne le mal pour le mal ; ayez soin de faire le bien, non-seulement devant Dieu, mais aussi devant tous les hommes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Corinthiens, 8, 21.

Vivez en paix, si cela se peut, et autant qu’il est en vous, avec toutes sortes de personnes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Hébreux, 12, 14. ― Autant qu’il dépend de vous, sans sacrifier les droits de votre conscience.

Ne vous vengez point vous-mêmes, mes chers frères ; mais donnez lieu à la colère ; car il est écrit : C’est à moi que la vengeance est réservée ; et c’est moi qui la ferai, dit le Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ecclésiastique, 28, 1-3 ; Matthieu, 5, 39 ; Deutéronome, 32, 35 ; Hébreux, 10, 30.

Au contraire, si votre ennemi a faim, donnez-lui à manger ; s’il a soif, donnez-lui à boire ; car agissant de la sorte, vous amasserez des charbons de feu sur sa tête.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Tu amasseras des charbons ardents de feu sur sa tête ; emprunt fait au livre des Proverbes (voir Proverbes, 25, 21-22), image d’une vive et cruelle douleur. Les Pères grecs l’entendent des charbons de colère ; de manière que si on fait du bien aux ennemis, on est irréprochable, et ils sont eux-mêmes la seule cause de leur punition. Mais saint Jérôme, saint Augustin, etc., l’entendent des charbons d’amour et de charité, qui font qu’un ennemi a honte de sa propre malice, et qu’il cherche à se réconcilier. Sens : Tu lui prépareras, par ta générosité et ta grandeur d’âme, la confusion et bientôt le repentir ; il n’aura plus de repos qu’il n’ait réparé ses torts envers toi.

Ne vous laissez point vaincre par le mal ; mais travaillez à vaincre le mal par le bien.