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Romains 10
IL est vrai, mes frères, que je sens dans mon cœur une grande affection pour le salut d’Israël, et je le demande à Dieu par mes prières.
Car je puis leur rendre ce témoignage, qu’ils ont du zèle pour Dieu ; mais leur zèle n’est point selon la science ;
parce que ne connaissant point la justice qui vient de Dieu, et s’efforçant d’établir leur propre justice, ils ne se sont point soumis à Dieu, pour recevoir cette justice qui vient de lui.
Car Jésus-Christ est la fin de la loi, pour justifier tous ceux qui croient en lui.
Or Moïse dit touchant la justice qui vient de la loi, que celui qui en observera les ordonnances, y trouvera la vie.
Mais pour ce qui est de la justice qui vient de la foi, voici comme il en parle : Ne dites point en votre cœur ; Qui pourra monter au ciel ? c’est-à-dire, pour en faire descendre Jésus-Christ ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 30, 12.
ou, Qui pourra descendre au fond de la terre ? c’est-à-dire, pour appeler Jésus-Christ d’entre les morts.
Mais que dit l’Écriture ? La parole qui vous est annoncée, n’est point éloignée de vous ; elle est dans votre bouche et dans votre cœur. Telle est la parole de la foi que nous vous prêchons ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 30, 14.
parce que si vous confessez de bouche que Jésus est le Seigneur, et si vous croyez de cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, vous serez sauvé.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Confesser que Jésus-Christ est le Seigneur et invoquer son nom, ce n’est pas seulement professer la foi en la personne de Jésus-Christ, mais cela implique de plus une croyance de toute la doctrine, et la soumission à sa loi, sans quoi l’invocation de son nom ne nous sauverait pas.
Car il faut croire de cœur pour être justifié, et confesser sa foi par ses paroles pour être sauvé.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Pour la justice ; c’est-à-dire pour obtenir la justice, pour être justifié. ― Pour le salut ; c’est-à-dire pour obtenir le salut.
C’est pourquoi l’Écriture dit : Tous ceux qui croient en lui, ne seront point confondus.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 28, 16.
Il n’y a point en cela de distinction entre les Juifs et les gentils ; parce qu’ils n’ont tous qu’un même Seigneur, qui répand ses richesses sur tous ceux qui l’invoquent.
Car tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur, seront sauvés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Joël, 2, 32 ; Actes des Apôtres, 2, 21.
Mais comment l’invoqueront-ils, s’ils ne croient point en lui ? Et comment croiront-ils en lui, s’ils n’en ont point entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, si personne ne le leur prêche ?
Et comment les prédicateurs leur prêcheront-ils, s’ils ne sont envoyés ? selon ce qui est écrit : Combien sont beaux les pieds de ceux qui annoncent l’Évangile de paix, de ceux qui annoncent les vrais biens !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 52, 7 ; Nahum, 1, 15.
Mais tous n’obéissent pas à l’Évangile. C’est ce qui a fait dire à Isaïe : Seigneur ! qui a cru ce qu’il nous a entendu prêcher ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 53, 1 ; Jean, 12, 38.
La foi donc vient de ce qu’on a entendu ; et on a entendu, parce que la parole de Jésus-Christ a été prêchée.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Par la parole du Christ ; c’est-à-dire par la prédication de la parole du Christ.
Mais je demande ; Ne l’ont-ils pas déjà entendue ? Oui, certes ; leur voix a retenti par toute la terre, et leur parole s’est fait entendre jusqu’aux extrémités du monde.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 18, 5.
Et Israël n’en a-t-il point eu aussi connaissance ? C’est Moïse qui le premier a dit : Je vous rendrai jaloux d’un peuple qui n’est pas un peuple, et je ferai qu’une nation insensée deviendra l’objet de votre indignation et de votre envie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 32, 21.
Mais Isaïe dit hautement ; J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas ; et je me suis fait voir à ceux qui ne demandaient point à me connaître.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 65, 1.
Et il dit contre Israël : J’ai tendu les bras durant tout le jour à ce peuple incrédule et rebelle à mes paroles.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 65, 2.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Lévitique, 18, 5 ; Ezéchiel, 20, 11.