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Deutéronome 3
AYANT donc pris un autre chemin, nous allâmes vers Basan : et Og, roi de Basan, marcha au-devant de nous avec tout son peuple, pour nous donner bataille à Edraï.
Alors le Seigneur me dit : Ne le craignez point ; parce qu’il vous a été livré avec tout son peuple et son pays : et vous le traiterez comme vous avez traité Séhon, roi des Amorrhéens, qui habitait à Hésébon.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 21, 33.
Le Seigneur, notre Dieu, nous livra donc aussi Og, roi de Basan, et tout son peuple : nous les tuâmes tous, sans en épargner aucun,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 21, 34-35.
et nous ravageâmes toutes leurs villes en un même temps. Il n’y eut point de ville qui pût nous échapper : nous en prîmes soixante, tout le pays d’Argob, qui était le royaume d’Og, en Basan.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Soixante villes, se rapporte, comme explicatif, aux mots précédents toutes ses cités ; c’est pour cela que nous avons mis entre parenthèses la phrase qui l’en détache. ― Toute la contrée d’Argob, appelée du temps de Notre Seigneur Trachonitide. ― Les soixante villes furent plus tard appelées Havoth-Jaïr, parce qu’elles appartinrent à Jaïr, de la tribu de Manassé. L’Argob est un pays volcanique, couvert de roches basaltiques.
Toutes les villes étaient fortifiées de murailles très-hautes, avec des portes et des barres, outre un très-grand nombre de bourgs qui n’avaient point de murailles.
Nous exterminâmes ces peuples comme nous avions fait Séhon, roi d’Hésébon, en ruinant toutes leurs villes, en tuant les hommes, les femmes et les petits enfants ;
et nous prîmes leurs troupeaux avec les dépouilles de leurs villes.
Nous nous rendîmes donc maîtres en ce temps-là du pays des deux rois des Amorrhéens, qui étaient au deçà du Jourdain, depuis le torrent d’Arnon jusqu’à la montagne d’Hermon,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Au-delà du Jourdain. Voir Nombres, note 32.32. ― Arnon, rivière qui se jette dans la mer Morte, à l’est. ― Hermon, chaîne de montagnes au nord de la Palestine, ramification de l’Anti-Liban.
que les Sidoniens appellent Sarion, et les Amorrhéens Sanir ;
et nous prîmes toutes les villes qui sont situées dans la plaine, et tout le pays de Galaad et de Basan jusqu’à Selcha et Edraï, qui sont des villes du royaume d’Og, en Basan.
Car Og, roi de Basan, était resté seul de la race des géants de ce pays-là. On montre encore son lit de fer dans Raboath, qui est une ville des enfants d’Ammon : il a neuf coudées de long, et quatre de large, selon la mesure d’une coudée ordinaire.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Rabbath des enfants d’Ammon. Moïse ajoute les derniers mots, parce qu’il y avait une autre ville du même nom, située dans le pays de Moab. ― La grande quantité d’insectes dans les pays orientaux rend les lits de métal presque indispensables. ― Selon la mesure, c’est-à-dire, probablement, selon la grandeur de la coudée d’un homme ordinaire, et non selon la longueur prise à la mesure d’Og lui-même. ― Rabbath Ammon, capitale des Ammonites, à l’est du Jourdain, au sud-est de Ramoth-Galaad, sur la route de Bosra du Hauran à Hésébon. ― Son lit de fer, probablement le sarcophage dans lequel il avait été placé après sa mort. Par fer, il faut entendre vraisemblablement le basalte noir, commun dans le pays, et qui contient vingt pour cent de fer, d’où vient que les Arabes appellent encore aujourd’hui le basalte du fer.
Nous entrâmes donc alors en possession de ce pays-là, depuis Aroër, qui est sur le bord du torrent d’Arnon, jusqu’au milieu de la montagne de Galaad : et j’en donnai les villes aux tribus de Ruben et de Gad.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 32, 29.
Je donnai l’autre moitié de Galaad et tout le pays de Basan qui était le royaume d’Og, et le pays d’Argob, à la moitié de la tribu de Manassé. Tout ce pays de Basan a été appelé la terre des géants.
Jaïr, arrière-petit-fils de Manassé, est entré en possession de tout le pays d’Argob, jusqu’aux confins de Gessuri et de Machati ; et il a appelé de son nom les bourgs de Basan, Havoth-Jaïr, c’est-à-dire, les bourgs de Jaïr, comme ils se nomment encore aujourd’hui.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Argob, Gessuri, Machati. Voir l’introduction au livre de Josué. ― Havoth Jaïr. Voir verset 4.
Je donnai aussi Galaad à Machir.
Mais je donnai aux tribus de Ruben et de Gad la partie de ce même pays de Galaad,qui s’étend jusqu’au torrent d’Arnon, jusqu’au milieu du torrent, et ses confins jusqu’au torrent de Jéboc, qui est la frontiere des enfants d’Ammon,
avec la plaine du désert, le long du Jourdain, et depuis Cénéreth jusqu’à la mer du désert, appelée la mer Salée, et jusqu’au pied dela montagne de Phasga, qui est vers l’orient.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La plaine du désert, la plaine de Moab. ― Cénéreth devint une ville de Nephtali. C’est qui donna son nom au lac de Cénéreth, Génésareth ou Tibériade. ― La mer très salée est la mer Morte, sur laquelle on peut voir l’Introduction au livre de Josué. ― Phasga. Voir Nombres, 21, 20.
Je donnai en ce même temps cet ordre aux trois tribus, et je leur dis : Le Seigneur, votre Dieu, vous donne ce pays pour votre héritage. Marchez donc en armes devant les enfants d’Israël qui sont vos frères, vous tous qui êtes des hommes robustes et courageux ;
en laissant chez vous vos femmes, vos petits enfants et vos troupeaux. Car je sais que vous avez un grand nombre de bestiaux ; et ils doivent demeurer dans les villes que je vous ai données,
jusqu’à ce que le Seigneur mette vos frères dans le repos où il vous a mis, et qu’ils possèdent aussi eux-mêmes la terre qu’il doit leur donner au delà du Jourdain : alors chacun de vous reviendra pour jouir des terres que je vous ai données.
Je donnai aussi alors cet avis à Josué : Vos yeux ont vu de quelle manière le Seigneur, votre Dieu, a traité ces deux rois : il traitera de même tous les royaumes dans lesquels vous devez entrer.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 27, 18.
Ne les craignez donc point : car le Seigneur, votre Dieu, combattra pour vous.
En ce même temps je fis cette prière au Seigneur, et je lui dis :
Seigneur Dieu ! vous avez commencé à signaler votre grandeur et votre main toute-puissante devant votre serviteur : car il n’y a point d’autre Dieu, soit dans le ciel, soit dans la terre, qui puisse faire les œuvres que vous faites, ni dont la force puisse être comparée à la vôtre.
Permettez donc que je passe au delà du Jourdain, et que je voie cette terre si fertile, cette excellente montagne, et le Liban.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Cette belle montagne ; la montagne de Moria, sur laquelle Abraham offrit Isaac, et où devait être bâtie la ville de Sion et son temple, ou bien les montagnes de Béthel, plus hautes que la montagne de Moria, plus voisines du Jourdain et peu éloignées de Jéricho. ― Le Liban devait former la frontière septentrionale de la Palestine. Sur cette montagne, voir l’Introduction au livre de Josué.
Mais le Seigneur étant en colère contre moi à cause de vous, ne m’exauça point, et il me dit : C’est assez, ne me parlez plus jamais de cela.
Montez sur le haut de la montagne de Phasga, et portez vos yeux de tous côtés, et regardez vers l’occident, vers le septentrion, vers le midi, et vers l’orient : car vous ne passerez point ce fleuve du Jourdain.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 31, 2 ; 34, 4. ― Phasga. Voir Nombres, 21, 20.
Donnez mes ordres à Josué ; affermissez-le, et fortifiez-le, parce que c’est lui qui marchera devant ce peuple, et qui lui partagera la terre que vous verrez.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La terre que tu vas voir. Comparer à Deutéronome, 34, 4.
Nous demeurâmes donc en cette vallée, vis-à-vis du temple de Phogor.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 21, 33 ; Deutéronome, 29, 7. ― Basan. Voir Nombres, note 21.33. ― Edraï. Voir Nombres, 21, 33.