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Deutéronome 34
MOISE monta donc de la plaine de Moab sur la montagne de Nebo, au haut de Phasga, vis-à-vis de Jéricho ; et le Seigneur lui fit voir de là tout le pays de Galaad jusqu’à Dan,
tout Nephthali, toute la terre d’Ephraïm et de Manassé, et tout le pays de Juda jusqu’à la mer occidentale,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La dernière mer ; c’est-à-dire la mer Méditerranée.
tout le côté du midi, toute l’étendue de la campagne de Jéricho, qui est la ville des palmes, jusqu’à Ségor.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jusqu’à Ségor, à l’extrémité sud de la mer Morte.
Et le Seigneur lui dit : Voilà le pays pour lequel j’ai fait serment à Abraham, a Isaac et à Jacob, en leur disant : Je donnerai ce pays à votre postérité. Vous l’avez vu de vos yeux, et vous n’y passerez point.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 12, 7 ; 15, 18.
Moïse, serviteur du Seigneur, mourut ainsi en ce même lieu dans le pays de Moab, par le commandement dû Seigneur,
qui l’ensevelit dans la vallée du pays de Moab, vis-à-vis de Phogor ; et nul homme jusqu’aujourd’hui n’a connu le lieu où il a été enseveli.
Moïse avait cent vingt ans lorsqu’il mourut : sa vue ne baissa point pendant tout ce temps, et ses dents ne furent point ébranlées.
Les enfants d’Israël le pleurèrent dans la plaine de Moab pendant trente jours, et le deuil de ceux qui le pleuraient finit ensuite.
Pour ce qui est de Josué, fils de Nun, il fut rempli de l’esprit de sagesse, parce que Moïse lui avait imposé les mains, et les enfants d’Israël lui obéirent en faisant ce que le Seigneur avait commandé à Moïse.
Il ne s’éleva plus dans Israël de prophète semblable à Moïse, à qui le Seigneur parlât comme à lui face à face ;
ni qui ait fait des miracles et des prodiges comme ceux que le Seigneur envoya faire par Moïse dans l’Egypte aux yeux de Pharaon, de ses serviteurs et de tout son royaume ;
ni qui ait agi avec un bras si puissant, et qui ait fait des œuvres aussi grandes et aussi merveilleuses que celles que Moïse a faites devant tout Israël.
Commentaire (versets 10 à 12) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 10 à 12 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Le sens de ces trois versets est que depuis la mort de Moïse il ne parut pas en Israël un prophète avec lequel le Seigneur entretînt un commerce aussi intime, par lequel il montrât avec autant d’éclat sa main puissante, et opérât des prodiges semblables aux miracles faits en Egypte, à la face de tout le peuple d’Israël. Quant à l’analyse grammaticale des deux derniers versets, on doit reconnaître qu’elle est absolument impossible à faire.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 3, 27 ; 2 Machabées, 2, 4. ― Voir sur l’auteur de ce chapitre, Deutéronome, 33, 1. ― Nébo. Voir Deutéronome, 32, 49. ― Phasga. Voir Nombres, 21, 20.