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Zacharie 5
JE me retournai ensuite, et ayant levé les yeux, je vis un livre qui volait.
Et l’ange me dit : Que voyez-vous ? Je lui dis : Je vois un livre volant, long de vingt coudées, et large de dix.
L’ange ajouta : C’est la malédiction qui va se répandre sur la face de toute la terre : car tout voleur sera jugé par ce qui est écrit dans ce livre ; et quiconque jure faussement sera jugé de même par ce qu’il contient.
Je le produirai au jour, dit le Seigneur des armées : il entrera dans la maison du voleur, et dans la maison de celui qui jure faussement en mon nom ; et il demeurera au milieu de cette maison, et la consumera avec tout le bois et toutes les pierres.
Alors l’ange qui parlait en moi, sortit dehors, et me dit : Levez les yeux, et considérez ce qui va paraître.
Et qu’est-ce ? lui dis-je. Il me répondit : C’est un vase qui sort. Et il ajouta : Ce vase est ce qu’on voit en eux dans toute la terre.
Je vis ensuite que l’on portait une masse de plomb, et j’aperçus une femme assise au milieu du vase.
Alors l’ange me dit : C’est là l’impiété. Et il jeta la femme au fond du vase, et en ferma l’entrée avec la masse de plomb.
Je levai ensuite les yeux, et j’eus cette vision : Je voyais paraître deux femmes ; le vent soufflait dans leurs ailes, qui étaient semblables à celles d’un milan : et elles élevèrent le vase entre le ciel et la terre.
Je dis à l’ange qui parlait en moi : Où ces femmes portent-elles ce vase ?
Il me répondit : En la terre de Sennaar, afin qu’on lui bâtisse une maison, et qu’il y soit placé et affermi sur sa base.
Commentaire (versets 1 à 11) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 1 à 11 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
6° et 7°. Dans la sixième et la septième vision, qui ont l’une et l’autre la même signification, chapitre 5, un volume qui s’envole et une femme placée dans un épha ou amphore avec un poids de plomb, soulevée en l’air par deux autres femmes, figurent l’exclusion des pécheurs du royaume de Dieu. Dans la terre de Sennaar, c’est-à-dire à Babylone, qui était dans cette terre. Comme dans le style figuré des prophètes, et dans le livre même de l’Apocalypse, Babylone représente Rome païenne, la terre de Sennaar peut très bien représenter ici l’empire romain, au milieu duquel les Juifs ont été transportés et dispersés depuis Jésus-Christ.