Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Aggée 1 Aggée 2 sur 2 chapitres Zacharie 1 →

Aggée 2

ILS commencèrent la seconde année du règne de Darius, le vingt-quatrième jour du sixième mois.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce verset est la conclusion du chapitre précédent, auquel il est même joint dans les Bibles hébraïques. ― Au sixième mois. Voir Ezéchiel, 8, 1.

Le vingt et un du septième mois, le Seigneur parla au prophète Aggée, et lui dit :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Au septième mois de l’année sacrée, et premier de l’année civile. Il commençait à la nouvelle lune de septembre, selon les rabbins ; mais c’était plus probablement à celle d’octobre. ― Disant (dicens). Voir Aggée, 1, 1.

Parlez à Zorobabel, fils de Salathiel, chef de Juda ; à Jésus, fils de Josédec, grand prêtre, et à ceux qui sont restés du peuple ; et leur dites :

Qui est celui d’entre vous qui soit resté jusqu’à ce jour, après avoir vu cette maison dans sa première gloire ? et en quel état la voyez-vous maintenant ? Ne paraît-elle point à vos yeux comme n’étant rien au prix de ce qu’elle a été ?

Mais, ô Zorobabel ! armez-vous de force, dit le Seigneur : armez-vous de force, Jésus, fils de Josédec, grand prêtre : armez-vous de force, vous tous qui êtes restés du peuple, dit le Seigneur des armées ; et travaillez hardiment, parce que je suis avec vous, dit le Seigneur des armées :

et moi je garderai l’alliance que j’ai faite avec vous lorsque vous êtes sortis de l’Égypte, et mon Esprit sera au milieu de vous : ne craignez point.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’alliance ; littéralement, la parole (verbum) ; ce mot est évidemment le régime direct du verbe observez ou exécutez (facile) du verset précédent, où les mots parce que, moi, etc., forment une parenthèse. C’est ainsi que l’ont très bien compris Martini et Allioli dans leurs traductions italienne et allemande.

Car voici ce que dit le Seigneur des armées : Encore un peu de temps, et j’ébranlerai le ciel et la terre, la mer et tout l’univers :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Hébreux, 12, 26. ― La partie aride ; la terre ferme signifie généralement dans l’Ecriture, la terre elle-même. Ce verset et les suivants contiennent incontestablement une prophétie du Messie, aussi bien que des dons divins et des trésors spirituels dont il a enrichi son Eglise.

j’ébranlerai tous les peuples ; et le Désiré de toutes les nations viendra : et je remplirai de gloire cette maison, dit le Seigneur des armées.

L’argent est à moi, et l’or est aussi à moi, dit le Seigneur des armées.

La gloire de cette dernière maison sera encore plus grande que celle de la première, dit le Seigneur des armées : et je donnerai la paix en ce lieu, dit le Seigneur des armées.

La seconde année du règne de Darius, le vingt-quatrième du neuvième mois, le Seigneur parla au prophète Aggée, et lui dit :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Du neuvième mois de l’année sacrée, et troisième de l’année civile. Il commençait à la nouvelle lune de novembre, selon les rabbins ; mais c’était plus probablement à celle de décembre. ― Disant (dicens). Voir Aggée, 1, 1.

Voici ce que dit le Seigneur des armées : Proposez aux prêtres cette question sur la loi :

Si un homme met au coin de son vêtement un morceau de la chair qui aura été sanctifiée, et qu’il en touche du pain ou de la viande, du vin ou de l’huile, ou quelque autre chose à manger, sera-t-elle sanctifiée ? Non, lui répondirent les prêtres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Que ce coin, etc. ; littéralement, qu’il (l’homme) touche avec le coin de lui (du vêtement), du pain, etc. ― Sera-t-il sanctifié ? Cette question était fondée sur ce qui est dit dans la loi (voir Lévitique, 6, 27-28), que tout ce qui touche la chair d’une victime offerte pour le péché sera sanctifié. Comme ici ces aliments ne touchent pas immédiatement la chair sanctifiée, les prêtres font une réponse négative.

Aggée ajouta : Si un homme qui aura été souillé pour avoir touché à un corps mort, touche à quelqu’une de toutes ces choses, n’en sera-t-elle point souillée ? Elle en sera souillée, dirent les prêtres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Elle sera souillée. Cette réponse est fondée sur ce que la loi déclare (voir Nombres, 19, 22), que celui qui est souillé souillera tout ce qu’il touchera.

Alors Aggée leur dit : C’est ainsi que ce peuple et cette nation est devant ma face, dit le Seigneur : c’est ainsi que toutes les œuvres de leurs mains et tout ce qu’ils m’offrent en ce lieu est souillé devant mes yeux.

Rappelez donc maintenant dans votre esprit ce qui s’est passé jusqu’à ce jour, avant que la première pierre eût été mise au temple du Seigneur.

Souvenez-vous que lorsque vous veniez à un tas de blé, vingt boisseaux se réduisaient à dix ; et lorsque vous veniez au pressoir pour en rapporter cinquante vaisseaux pleins de vin, vous n’en retiriez que vingt.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce verset paraît être un complément de : Appliquez vos cœurs, du verset précédent et signifie par conséquent : Souvenez-vous aussi que lorsque vous vous approchiez, etc. ― Ils se réduisaient à dix ; littéralement, et qu’ils se réduisaient à dix (et fierent decem) ; ce qui fait de ce membre de phrase une continuation de la protase lorsque vous, etc., et laisse ainsi le sens inachevé. Notre interprétation est d’ailleurs parfaitement conforme à ce qui suit immédiatement. ― Il s’en faisait ; littéralement, et il s’en faisait (et fiebant). Ce et, purement pléonastique, ne fait qu’indiquer l’apodose, dont la protase est, lorsque vous entriez, etc.

Je vous ai frappés d’un vent brûlant ; j’ai frappé de nielle et de grêle tous les travaux de vos mains, et il ne s’est trouvé personne d’entre vous qui revînt à moi, dit le Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Amos, 4, 9.

Mais maintenant gravez dans vos cœurs tout ce qui se fera depuis ce jour et à l’avenir, depuis ce vingt-quatrième jour du neuvième mois : depuis ce jour auquel les fondements du temple ont été jetés : gravez, dis-je, dans votre cœur tout ce qui se passera à l’avenir.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Du neuvième mois. Voir le verset 11.

Ne voyez-vous pas que les grains n’ont pas encore germé, que la vigne, que les figuiers, que les grenadiers, que les oliviers n’ont pas encore fleuri ? mais dès ce jour je bénirai tout.

Le vingt-quatrième jour du mois, le Seigneur parla à Aggée pour la seconde fois, et lui dit :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Disant (dicens). Voir Aggée, 1, 1.

Parlez à Zorobabel, chef de Juda, et dites-lui : J’ébranlerai tout-ensemble le ciel et la terre.

Je ferai tomber le trône des royaumes, je briserai la force du règne des nations, je renverserai les chariots et ceux qui les montent ; les chevaux et les cavaliers tomberont les uns sur les autres ; et le frère sera percé par l’épée de son frère.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un homme, etc. ; hébraïsme pour, l’un tombera sous le glaive de l’autre.

En ce temps-là, dit le Seigneur des armées, je vous prendrai en ma protection, ô mon serviteur Zorobabel, fils de Salathiel ! dit le Seigneur : et je vous garderai comme mon sceau et mon cachet ; parce que je vous ai choisi, dit le Seigneur des armées.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ecclésiastique, 49, 13. ― Selon la plupart des interprètes, ces promesses qui s’adressent à Zorobabel ne regardent à la lettre, ni son temps, ni sa personne, mais seulement Jésus-Christ, qui devait sortir de sa race. Toutefois les uns les rapportent au premier avènement du Sauveur, et les autres, parmi lesquels saint Jérôme, au second. ― Je te poserai comme un sceau ; c’est-à-dire, je prendrai de toi le plus grand soin. Cette image est empruntée du soin avec lequel on conservait les sceaux. Le sceau a toujours été considéré chez les Hébreux comme une chose précieuse et chère. On sait d’ailleurs que les Orientaux veillent avec le plus grand soin sur les sceaux, à cause de l’abus qu’on pourrait en faire, s’ils venaient à tomber en des mains étrangères.