Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Amos 9 Abdias 1 sur 1 chapitre Jonas 1 →

Abdias 1

VISION prophétique d’Abdias. Voici ce que le Seigneur Dieu dit à Edom : Nous avons entendu la parole du Seigneur : il a déjà envoyé son ange aux nations .. Allons, disent-elles, conspirons ensemble contre Edom pour le combattre.

Je vous ai rendu l’un des moindres peuples, et vous n’êtes dignes que de mépris.

Mais l’orgueil de votre cœur vous a élevé, parce que vous habitez dans les fentes des rochers ; et qu’ayant mis votre trône dans les lieux les plus hauts, vous dites en vous-même : Qui m’en tirera, et me fera tomber en terre ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Habitant dans les fentes des rochers. Les habitants de Pétra, capitale de l’Idumée, avaient des demeures taillées dans le roc.

Quand vous prendriez votre vol aussi haut que l’aigle, et que vous mettriez votre nid parmi les astres, je vous arracherais de là, dit le Seigneur.

Si des voleurs, si des brigands étaient entrés chez vous pendant la nuit, ne vous seriez-vous pas tenu dans le silence ? Ne se seraient-ils pas contentés de prendre ce qui les aurait accommodés ? Si des gens étaient venus malgré vous pour vendanger votre vigne, ne vous auraient-ils pas laissé au moins une grappe de raisin ?

Mais comment les ennemis ont-ils traité Esaü ? Ils ont cherché, ils ont fouillé partout, et dans les endroits les plus cachés sans lui rien laisser.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Esaü, qui s’appelait aussi Edom (voir Genèse, 25, vv. 25, 30), est mis ici pour ses descendants, les Iduméens. Dans ce verset et les suivants les verbes sont au passé, quoiqu’ils expriment des événements futurs. Cet énallage de temps est très usité dans le style des prophètes.

Ils vous ont poursuivi jusqu’à vous chasser de votre pays ; tous vos alliés se sont joués de vous ; ceux avec qui vous viviez en paix, se sont élevés contre vous ; ceux qui mangeaient à votre table, vous ont dresse des embûches ; Edom est sans intelligence.

N’est-ce pas en ce jour-là, dit le Seigneur, que je perdrai les sages de l’Idumée, et que je bannirai la prudence de la montagne d’Esaü ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 29, 14 ; 1 Corinthiens, 1, 19.

Vos braves du midi seront saisis de frayeur, parce qu’il se fera un grand carnage sur la montagne d’Esaü.

Vous serez couvert de confusion à cause des meurtres que vous avez commis, et à cause de l’injustice que vous avez faite à Jacob, votre frère ; et vous périrez pour jamais.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 27, 41.

Vous vous êtes déclaré contre lui, lorsque son armée a été défaite par les ennemis, lorsque les étrangers entraient dans ses villes, et qu’ils jetaient le sort sur les dépouilles de Jérusalem : c’est alors que vous avez paru dans leurs troupes comme l’un d’entre eux.

Ne vous moquez donc point de votre frère au jour de son affliction, au jour où il sera emmené hors de son pays : que les enfants de Juda ne vous deviennent point dans leur malheur un sujet de joie ; et ne vous glorifiez point insolemment lorsqu’ils seront accablés de maux.

N’entrez point dans la ville de mon peuple quand il sera ruiné : ne lui insultez point comme les autres dans son malheur lorsqu’il périra ; et ne vous jetez point sur son armée lorsqu’il sera mis en fuite.

Ne vous tenez point sur les chemins pour tuer ceux qui fuiront, et pour envelopper dans sa ruine les restes de ses habitants.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Carrefours. C’est par ce mot, d’ailleurs conforme à l’hébreu, que saint Jérôme explique lui-même le latin exilibus de la Vulgate.

Car le jour du Seigneur est près d’éclater sur toutes les nations : vous serez traité comme vous avez traité les autres : et Dieu fera tomber sur votre tête le mal que vous leur avez fait.

Car comme vous avez bu dans le calice de ma colère, vous enfants de Juda, qui habitez sur ma montagne sainte, toutes les nations en boiront aussi ; elles en boiront sans discontinuer : elles en prendront jusqu’au fond du vase, et elles deviendront comme si elles n’avaient jamais été.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Toutes les nations, etc. Comparer à Jérémie, 25, verset 15 et suivants ; 49, 12.

Mais ce sera sur la montagne de Sion que se trouvera le salut : elle sera sainte ; et la maison de Jacob possédera ceux qui l’avaient possédée.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Elle sera sainte ; par le temple qui y sera rebâti. ― Ceux qui l’avaient possédée ; les Iduméens, les Moabites, les Ammonites et les Philistins.

La maison de Jacob sera un feu, la maison de Joseph une flamme, et la maison d’Esaü sera une paille sèche : elle en sera embrasée, et ils la dévoreront ; et il ne demeurera aucun reste de la maison d’Esaü : car c’est le Seigneur qui a parlé.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La maison de Jacob, etc. Après leur retour de Babylone, les Juifs furent comme un feu pour la maison d’Esaü, ou les Iduméens auxquels ils firent souvent la guerre. Cela peut donc regarder les expéditions des Machabées contre les Iduméens (voir 1 Machabées, 5, 3), mais ce ne fut que longtemps après que la maison d’Esaü fut entièrement éteinte.

Ceux qui seront du côté du midi, hériteront de la montagne d’Esaü ; et ceux qui habiteront dans la plaine deviendront maîtres du pays des Philistins. Les enfants de mon peuple posséderont le pays d’Ephraïm et le pays de Samarie ; et Benjamin possédera la terre de Galaad.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Galaad ; c’est-à-dire, le pays au-delà du Jourdain. ― Dans les plaines de la Séphéla. Voir Juges, note 15.5.

L’armée des enfants d’Israël qui avait été transférée hors de son pays, possédera toutes les terres des Chananéens jusqu’à Sarepta : et les villes du midi obéiront à ceux qui avaient été emmenés de Jérusalem jusqu’au Bosphore.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Des enfants d’Israël ; des Israélites des dix tribus. ― Les Chananéens sont mis ici pour les Phéniciens, parce que ces derniers étaient Chananéens d’origine. ― Sarepta ; ville du territoire de Sidon. ― Bosphore ; en hébreu : Sepharad. L’identification de ce pays est fort incertaine. Les inscriptions perses mentionnent un pays appelé Sparad ou Sparda qui est assez vraisemblablement celui dont il est question ici. Il paraît désigner la Lydie dont Sardes était la capitale.

Ceux qui doivent sauver le peuple monteront sur la montagne de Sion pour juger la montagne d’Esaü : et le règne demeurera au Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les libérateurs (salvatores), c’est-à-dire suivant la plupart, les Machabées et les princes asmonéens, mais dans un sens plus élevé, c’est Jésus-Christ que cette prophétie concerne. ― Le règne, etc. ; promesse qui n’aura son parfait accomplissement qu’au dernier jour, où, toute puissance étant détruite, Dieu seul régnera sur ses saints et avec ses saints dans l’éternité (voir 1 Corinthiens, 15, 24 ; Apocalypse, 11, 15).