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Amos 2

VOICI ce que dit le Seigneur : Après les crimes que Moab a commis trois et quatre fois, je ne changerai point l’arrêt que j’ai prononcé contre lui ; parce qu’il a brûlé les os du roi d’Idumée jusqu’à les réduire en cendre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A cause de trois, etc. Voir Amos, 1, 3 ; 4 Rois, 3, 26-27.

J’allumerai dans Moab un feu qui consumera les maisons de Carioth ; et les Moabites périront parmi le bruit des armes, et le son des trompettes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Carioth. Voir Jérémie, 48, 24.

Je perdrai celui qui tient le premier rang dans ce royaume, et je ferai mourir avec lui tous ses princes, dit le Seigneur.

Voici ce que dit le Seigneur : Après les crimes que Juda a commis trois et quatre fois, je ne changerai point l’arrêt que j’ai prononcé contre lui ; parce qu’il a rejeté la loi du Seigneur, et qu’il n’a point gardé ses commandements : car leurs idoles les ont trompés, ces idoles après lesquelles leurs pères avaient couru.

Je mettrai le feu dans Juda, et il réduira en cendre les maisons de Jérusalem.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Et j’enverrai un feu, etc. Ce fut particulièrement par Nabuchodonosor que cette prophétie fut accomplie.

Voici ce que dit le Seigneur : Après les crimes qu’Israël a commis trois et quatre fois, je ne changerai point l’arrêt que j’ai prononcé contre lui ; parce qu’il a vendu le juste pour de l’argent, et le pauvre pour les choses les plus viles.

Ils brisent contre terre la tête des pauvres, ils écartent et détournent dans le jugement la voie des faibles : le fils et le père se sont approchés d’une même fille, pour violer mon saint nom.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils détournent, etc. ; ils pervertissent la voie des petits, des faibles, ils les engagent dans ces voies perverses, criminelles.

Ils ont fait festin près de toute sorte d’autels, assis sur les vêtements que les pauvres leur avaient donnés en gage, et ils ont bu dans la maison de leur dieu le vin de ceux qu’ils avaient condamnés injustement.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sur des vêtements, etc. La loi mosaïque ordonnait de rendre au pauvre avant le coucher du soleil le vêtement qu’il avait donné en gage (voir Exode, 22, 26 ; Deutéronome, 24, 12-13). ― De leur Dieu ; c’est-à-dire, de leur idole ou de leurs idoles.

Cependant c’est moi qui à leur arrivée dans la Palestine ai exterminé les Amorrhéens, ce peuple dont la hauteur égalait celle des cèdres, et qui était fort comme des chênes : j’ai écrasé tous les fruits qui étaient sur ses branches, et j’ai brisé dans la terre toutes ses racines.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Nombres, 21, 25-26 ; Deutéronome, 2, 24.

C’est moi qui vous ai fait sortir de l’Égypte, et qui vous ai conduits dans le désert pendant quarante ans, pour vous faire posséder la terre des Amorrhéens.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Deutéronome, 8, 2.

De vos enfants je me suis fait des prophètes ; et de vos jeunes hommes, des nazaréens. Enfants d’Israël, ce que je dis n’est-il pas vrai ? dit le Seigneur.

Et après cela vous avez présenté du vin aux nazaréens ; et vous avez dit hardiment aux prophètes : Ne prophétisez point.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’usage du vin était défendu aux Nazaréens.

Ma colère va éclater avec grand bruit, étant pressée du poids de vos crimes, comme les roues d’un chariot crient sous la pesanteur d’une grande charge de foin.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je crierai, etc. ; c’est-à-dire pressé sous le poids de vos crimes, je crierai, pour m’en décharger, je ne le supporterai pas plus longtemps.

Celui qui court le mieux ne pourra se sauver par la fuite : le plus vaillant ne sera plus maître de son cœur ; le plus fort ne pourra sauver sa vie.

Celui qui combattait avec l’arc, tremblera de peur ; le plus vite à la course n’échappera point ; le cavalier ne se sauvera point avec son cheval ;

Commentaire (versets 14 à 15) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 14 à 15 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Son âme ; c’est-à-dire sa vie.

et le plus hardi d’entre les braves s’enfuira tout nu en ce jour-là, dit le Seigneur.