Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Ézéchiel 2 Ézéchiel 3 sur 48 chapitres Ézéchiel 4 →

Ézéchiel 3

ENSUITE le Seigneur me dit : Fils de l’homme, mangez tout ce que vous trouverez ; mangez ce livre, et allez parler aux enfants d’Israël.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Fils d’un homme. Voir Ezéchiel, 2, 1. ― Mange ce livre. Voir Ezéchiel, 2, 8. ― Aux fils d’Israël. Voir Ezéchiel, 2, 3.

En même temps j’ouvris la bouche, et il me fit manger ce livre,

et me dit : Fils de l’homme, votre ventre se nourrira de ce livre que je vous donne, et vos entrailles en seront remplies. Je mangeai ce livre, et il devint doux à ma bouche comme le miel.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Apocalypse, 10, 9-10.

Et il me dit : Fils de l’homme, allez trouver la maison d’Israël, et vous leur annoncerez mes paroles.

Car c’est à la maison d’Israël que je vous envoie, et non pas à un peuple dont le langage ne vous soit pas intelligible, et dont la langue vous soit inconnue.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

D’une langue inconnue. Les Juifs captifs, en arrivant en Babylonie, ne devaient pas en comprendre la langue.

Je ne vous envoie pas vers des hommes de diverses nations dont le langage vous soit inintelligible et la langue inconnue, en sorte que vous ne puissiez pas les entendre ; et quand je vous enverrais vers des peuples de cette sorte, ils vous écouteraient.

Mais ceux de la maison d’Israël ne veulent pas vous entendre, parce qu’ils ne veulent pas m’écouter. Car toute la maison d’Israël a un front d’airain et un cœur endurci.

Mais j’ai rendu votre visage plus ferme que leur visage, et votre front plus dur que leur front.

Je vous ai donné un front de pierre et de diamant. Ne les craignez donc point, et n’ayez point peur devant eux ; parce que c’est une maison qui ne cesse point de m’irriter.

Et il me dit : Fils de l’homme, mettez dans votre cœur toutes les paroles que je vous dis, et écoutez-les attentivement.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ecoute-les, etc. ; hébraïsme, pour écoute-les très attentivement.

Allez trouver ceux qui ont été emmenés captifs, et les enfants de mon peuple ; parlez-leur, et dites-leur : Voici ce que dit le Seigneur Dieu, pour voir s’ils écouteront, et s’ils cesseront de pécher.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

S’ils y manqueront ; c’est-à-dire s’ils manqueront d’écouter ; c’est le vrai sens de la Vulgate aussi bien que du texte hébreu.

Alors l’esprit se saisit de moi, et j’entendis derrière moi une voix qui disait avec un grand bruit : Bénie soit la gloire du Seigneur du lieu où il réside.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un esprit ; l’Esprit de Dieu, selon les uns ; un ange, selon les autres ; le vent, suivant plusieurs.

J’entendis aussi le bruit des animaux qui frappaient leurs ailes l’une contre l’autre, et le bruit des roues qui suivaient les animaux, et le bruit comme d’une grande secousse.

L’esprit aussi m’éleva, et m’emporta avec lui, et je m’en allai plein d’amertume, et mon esprit était rempli d’indignation. Mais la main du Seigneur était avec moi, qui me fortifiait.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un esprit. Voir le verset 12. ― Dans l’indignation, etc. ; indigné de l’infidélité de mon peuple, irrité de toutes ses impiétés. ― La main du Seigneur. Voir Ezéchiel, 1, 3.

Je vins au lieu où étaient les captifs près d’un tas de blé qui venait d’être coupé, et je me joignis à ceux qui demeuraient près du fleuve de Chobar. Je m’assis où ils étaient assis, et je demeurai là sept jours au milieu d’eux dans l’affliction.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un tas de nouveaux fruits ; ou d’épis, est la traduction des mots hébreux têl âbîb, que la plupart des interprètes prennent pour le nom propre d’une ville ou d’un canton.

Après que les sept jours furent passés, le Seigneur m’adressa sa parole, et me dit :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Disant (dicens) ; grammaticalement ce mot se rapporte à parole (verbum) qui précède ; mais logiquement à Seigneur.

Fils de l’homme, je vous ai donné pour sentinelle à la maison d’Israël : vous écouterez la parole de ma bouche, et vous leur annoncerez ce que vous aurez appris de moi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ezéchiel, 33, 7.

Si lorsque je dirai à l’impie, Vous serez puni de mort ; vous ne lui annoncez pas ce que je vous dis, et si vous ne lui parlez pas, afin qu’il se détourne de la voie de son impiété, et qu’il vive ; l’impie mourra dans son iniquité : mais je vous redemanderai son sang.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Tu mourras de mort ; hébraïsme, pour tu mourras infailliblement.

Si au contraire vous annoncez la vérité à l’impie, et qu’il ne se convertisse point de son impiété, et ne quitte point sa voie impie, il mourra dans son iniquité : mais pour vous, vous aurez délivré votre âme.

Si le juste abandonne sa justice, et qu’il commette l’iniquité, je mettrai devant lui une pierre d’achoppement : il mourra, parce que vous ne l’avez pas averti ; il mourra dans son péché, et la mémoire de toutes les actions de justice qu’il avait faites sera effacée : mais je vous redemanderai son sang.

Si au contraire vous avertissez le juste, afin qu’il ne pèche point, et qu’en effet il ne tombe point dans le péché, il vivra de la vraie vie, parce que vous l’aurez averti ; et vous aurez ainsi délivré votre âme.

Alors la vertu du Seigneur se saisit de moi, et il me dit : Levez-vous, sortez à la campagne, et là je vous parlerai.

Je me levai donc, et je sortis à la campagne ; et tout d’un coup je vis paraître en ce lieu la gloire du Seigneur, comme celle que j’avais vue près du fleuve de Chobar. En même temps je tombai le visage contre terre,

et l’esprit entra en moi, me fit tenir sur mes pieds, me parla et me dit : Allez vous enfermer au milieu de votre maison.

Fils de l’homme, voilà qu’ils vous ont préparé des chaînes : ils vous en lieront, et vous n’en sortirez point.

Je ferai que votre langue s’attachera à votre palais, et que vous deviendrez muet comme un homme qui ne reprend personne ; parce que la maison d’Israël ne cesse point de m’irriter.

Mais lorsque je vous aurai parlé, j’ouvrirai votre bouche, et vous leur direz ; Voici ce que dit le Seigneur Dieu, Que celui qui écoute, écoute ; que celui qui se repose, se repose : parce que la maison d’Israël m’irrite sans cesse.

Commentaire (versets 22 à 27) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 22 à 27 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Première partie : Prophéties sur le peuple de Dieu et sur les peuples étrangers, du chapitre 3, verset 22 au chapitre 32. ― La première partie se partage en deux sections très distinctes : ― 1° Prophéties sur Jérusalem et sur Israël, du chapitre 3, verset 22 au chapitre 24 ; ― 2° Prophéties contre les peuples étrangers, du chapitre 25 au chapitre 32. ― Ire section : Prophéties sur Jérusalem et sur Israël, du chapitre 3, verset 22 au chapitre 24. ― La première section, contenant les prophéties contre Jérusalem et contre Israël, peut se subdiviser en sept groupes : ― 1° Prophétie symbolique du siège de Jérusalem et des malheurs de ses habitants, du chapitre 3, verset 22 au chapitre 5. ― 2° Châtiment de la terre d’Israël coupable d’idolâtrie, chapitre 6. ― 3° Ruine d’Israël, chapitre 7. ― 4° Vision de la ruine de Jérusalem, dans une seconde théophanie, du chapitre 8 au chapitre 11. ― 5° Groupes d’oracles non datés qui complètent les prophéties précédentes, du chapitre 12 au chapitre 19. ― 6° Prophéties contre Juda et Israël, du chapitre 20 au chapitre 23. ― 7° Annonce symbolique du siège de Jérusalem, chapitre 24. ― 1° Prophétie symbolique du siège et de la prise de Jérusalem, du chapitre 3, verset 22 au chapitre 5. ― Aussitôt après sa vocation au ministère prophétique, et dans le même endroit, à Tell-Abib, au milieu des captifs, Ezéchiel eut sa première vision prophétique proprement dite, chapitre 3, versets 22 à 24. Elle comprend trois discours que Dieu lui adresse et qui commencement tous par : Et toi, fils d’un homme, voir Ezéchiel, 3, 25 ; 4, 1 ; 5, 1. ― 1° Dans le premier, Dieu lui ordonne de se charger de chaînes et de garder le silence comme s’il était muet, pour symboliser les malheurs qui vont frapper son peuple et la douleur qu’il en éprouve, chapitre 3, versets 25 à 27. Que celui, etc. ; écoute qui voudra. Ce sont les dernières marques de l’indignation du Seigneur, ses dernières menaces de laisser Israël dans son endurcissement.