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Ézéchiel 10

J’EUS encore une vision. Il parut sur le firmament qui était sur la tête des chérubins, comme une pierre de saphir, et comme une espèce de trône qui s’élevait au-dessus d’eux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Au-dessus d’eux ; c’est-à-dire des chérubins, que la Vulgate fait du genre neutre (super ea), comme étant des animaux qui en latin (animalia) sont en effet de ce genre.

Et le Seigneur dit à l’homme vêtu d’une robe de lin : Allez au milieu des roues qui sont sous les chérubins, et prenez plein votre main des charbons de feu qui sont entre les chérubins, et répandez-les sur la ville. Et il s’y en alla devant moi.

Les chérubins étaient au côté droit de la maison du Seigneur lorsqu’il y entra, et une nuée remplit le parvis intérieur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La maison du Seigneur, le temple. ― La nuée ; comme portent le texte hébreu et les Septante ; c’est-à-dire celle dont il est parlé à Ezéchiel, 1, 4. ― Le parvis intérieur ; celui des prêtres.

La gloire du Seigneur s’éleva de dessus les chérubins, et vint à l’entrée de la maison ; et la maison fut couverte de la nuée, et le parvis fut rempli de l’éclat de la gloire du Seigneur.

Le bruit des ailes des chérubins retentissait jusqu’au parvis extérieur, et paraissait comme la voix du Dieu tout-puissant qui parlait.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Parvis extérieur ; celui du peuple.

Le Seigneur ayant donc fait ce commandement à celui qui était vêtu d’une robe de lin, et lui ayant dit, Prenez du feu du milieu des roues qui sont entre les chérubins ; il y alla, et se tint près d’une des roues.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Près de la roue, c’est le sens de la Vulgate expliquée par l’hébreu ; on peut l’entendre de l’une des roues. Le grec lit au pluriel des roues.

Alors l’un des chérubins étendit sa main du milieu des chérubins, vers le feu qui était entre les chérubins, et en ayant pris, il le mit dans les mains de celui qui était vêtu d’une robe de lin, qui l’ayant reçu s’en revint.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le chérubin ; sans doute pour l’un des chérubins.

Et il parut dans les chérubins comme une main d’homme qui était sous leurs ailes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La ressemblance d’une main d’homme. Le buste humain des chérubins assyriens avait quelquefois deux bras et deux mains humaines. Voir plus haut, Ezéchiel, 1, 8, et, en général, pour cette description, le chapitre 1.

Voici encore ce que je vis : Il me parut quatre roues près des chérubins. Il y avait une roue près d’un chérubin, et une autre roue près d’un autre. Les roues paraissaient, à les voir, comme une pierre de chrysolithe ;

et toutes les quatre paraissaient semblables, comme si une roue était au milieu d’une autre.

Lorsqu’elles marchaient, elles marchaient des quatre côtés, et ne se retournaient point en marchant : mais quand celle qui était la première allait d’un côté, les autres suivaient aussitôt sans tourner ailleurs.

Le corps des quatre roues, leur cou, leurs mains, leurs ailes et leurs cercles étaient pleins d’yeux tout autour :

et il appela ces roues devant moi, les roues légères.

Chacun de ces animaux avait quatre faces : la première était celle d’un chérubin, la seconde celle d’un homme, la troisième celle d’un lion, et la quatrième celle d’un aigle.

Et les chérubins s’élevèrent en haut. C’étaient les mêmes animaux que j’avais vus près du fleuve de Chobar.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

C’est l’animal même ; c’est-à-dire c’est l’espèce même d’animal.

Lorsque les chérubins marchaient, les roues marchaient aussi auprès d’eux ; et lorsque les chérubins étendaient leurs ailes pour s’élever de terre, les roues n’y demeuraient point, mais elles se trouvaient auprès d’eux.

Elles demeuraient quand ils demeuraient, et elles s’élevaient quand ils s’élevaient, parce que l’esprit de vie était en elles.

La gloire du Seigneur sortit ensuite de l’entrée du temple, et elle se plaça sur les chérubins.

Et les chérubins étendant leurs ailes en haut, s’élevèrent de terre devant moi ; et lorsqu’ils partirent, les roues les suivirent aussi. Et les chérubins s’arrêtèrent à l’entrée de la porte de la maison du Seigneur du côté de l’orient ; et la gloire du Dieu d’Israël était sur eux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils s’arrêtèrent ; littéralement par hébraïsme, il s’arrêta ; c’est-à-dire chacun d’eux s’arrêta.

C’étaient les mêmes animaux que j’avais vus au-dessous du Dieu d’Israël près le fleuve de Chobar ; et je reconnus que c’étaient des chérubins.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ezéchiel, 1, vv. 1, 3. ― C’est l’animal même. Voir le verset 15.

Chacun avait quatre visages et quatre ailes, et il paraissait comme une main d’homme sous leurs ailes.

Les faces qui m’y parurent, leur regard et cette impétuosité avec laquelle chacun marchait devant soi, étaient les mêmes que j’avais vus près le fleuve de Chobar.