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Lévitique 20
LE Seigneur parla encore à Moïse, et lui dit :
Vous direz ceci aux enfants d’Israël : Si un homme d’entre les enfants d’Israël, ou des étrangers qui demeurent dans Israël, donne de ses enfants à l’idole de Moloch, qu’il soit puni de mort, et que le peuple du pays le lapide.
J’arrêterai l’œil de ma colère sur cet homme, et je le retrancherai du milieu de son peuple, parce qu’il a donné de sa race à Moloch, qu’il a profané mon sanctuaire, et qu’il a souillé mon nom saint.
Si le peuple, du pays faisant paraître de la négligence, et comme du mépris pour mon commandement, laisse aller cet homme qui aura donné de ses enfants à Moloch, et ne veut pas le tuer ;
j’arrêterai l’œil de ma colère sur cet homme et sur sa famille, et je le retrancherai du milieu de son peuple, lui et tous ceux qui auront consenti à la fornication par laquelle il s’est prostitué à Moloch.
Si un homme se détourne de moi pour aller chercher les magiciens et les devins, et s’abandonne à eux par une espèce de fornication, il attirera sur lui l’œil de ma colère, et je l’exterminerai du milieu de son peuple.
Sanctifiez-vous et soyez saints, parce que je suis saint, moi qui suis le Seigneur, votre Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Pierre, 1, 16.
Gardez mes préceptes, et exécutez-les. Je suis le Seigneur qui vous sanctifie.
Que celui qui aura outragé de parole son père ou sa mère, soit puni de mort ; son sang retombera sur lui, parce qu’il a outragé son père ou sa mère.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 21, 17 ; Proverbes, 20, 20 ; Matthieu, 15, 4 ; Marc, 7, 10.
Si quelqu’un abuse de la femme d’un autre, et commet un adultère avec la femme de son prochain, que l’homme adultère et la femme adultère meurent tous deux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 22, 22 ; Jean, 8, 5.
Si un homme abuse de sa belle-mère, et viole à son égard le respect qu’il aurait dû porter à son père, qu’ils soient tous deux punis de mort ; leur sang retombera sur eux.
Si quelqu’un abuse de sa belle-fille, qu’ils meurent tous deux, parce qu’ils ont commis un grand crime : leur sang retombera sur eux.
Si quelqu’un abuse d’un homme comme si c’était une femme, qu’ils soient tous deux punis de mort, comme ayant commis un crime exécrable : leur sang retombera sur eux.
Celui qui, après avoir épousé la fille, épouse encore la mère, commet un crime énorme ; il sera brûlé tout vif avec elles, et une action si détestable ne demeurera pas impunie au milieu de vous,
Celui qui se sera corrompu avec une bête, quelle qu’elle soit, sera puni de mort ; et vous ferez aussi mourir la bête.
La femme qui se sera aussi corrompue avec une bête, quelle qu’elle soit, sera punie de mort avec la bête, et leur sang retombera sur elles.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Lévitique, 18, 23.
Si un homme s’approche de sa sœur qui est fille de son père, ou fille de sa mère, et s’il voit en elle, ou si elle voit en lui, ce que la pudeur veut qui soit caché, ils ont commis un crime énorme ; et ils seront tués devant le peuple, parce qu’ils ont découvert l’un à l’autre ce qui aurait dû les faire rougir, et ils porteront la peine due à leur iniquité.
Si un homme s’approche d’une femme dans le temps qu’elle souffre l’accident ordinaire à son sexe, et qu’il découvre en elle ce que l’honnêteté aurait dû cacher, et si la femme elle-même se fait voir en cet état, ils seront tous deux exterminés du milieu de leur peuple.
Vous ne découvrirez point ce qui doit être caché dans votre tante maternelle, ou dans votre tante paternelle ; celui qui le fait découvre la honte de sa propre chair, et ils porteront tous deux la peine de leur iniquité.
Si un homme s’approche de la femme de son oncle paternel ou maternel, et découvre en elle ce qu’il aurait dû cacher par le respect qu’il doit à ses proches, ils porteront tous deux la peine de leur péché ; et ils mourront sans enfants.
Si un homme épouse la femme de son frère, il fait une chose que Dieu défend, il découvre ce qu’il devait cacher pour l’honneur de son frère ; et ils n’auront point d’enfants.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il sera, etc. ; soit que leurs enfants ne portent point leur propre nom, mais celui de leur oncle, soit que Dieu refuse absolument de leur accorder des enfants.
Gardez mes lois et mes ordonnances, et exécutez-les, de peur que la terre dans laquelle vous devez entrer et où vous devez demeurer, ne vous rejette aussi avec horreur hors de son sein.
Ne vous conduisez point selon les lois et les coutumes des nations que je dois chasser de la terre où je veux vous établir. Car elles ont fait toutes ces choses, et je les ai eues en abomination.
Mais pour vous, voici ce que je vous dis ; Possédez la terre de ces peuples, que je vous donnerai en héritage, cette terre où coulent des ruisseaux de lait et de miel. Je suis le Seigneur, votre Dieu, qui vous ai séparés de tout le reste des peuples.
Séparez donc aussi vous autres les bêtes pures d’avec les impures, les oiseaux purs d’avec les impurs ; ne souillez point vos âmes en mangeant des bêtes ou des oiseaux, et de ce qui a mouvement et vie sur la terre, que je vous ai marqué comme impur.
Vous serez mon peuple saint, parce que je suis saint, moi qui suis le Seigneur, et que je vous ai séparés de tous les autres peuples, afin que vous fussiez particulièrement à moi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Pierre, 1, 16. ― Je vous ai séparés de tous les autres peuples, afin que vous fussiez à moi. Dans la Terre Sainte, cette séparation devait être surtout morale et religieuse, mais elle devait être aussi physique et matérielle, afin qu’Israël pût conserver plus facilement le dépôt de la vraie religion. Dieu subordonna tout à la mission religieuse de son peuple qui était la vocation principale d’Israël. Pour le mettre à l’abri de la séduction, il l’emprisonna en quelque sorte dans la Palestine, à l’abri de tout contact étranger. Il ne voulut point que cette race, qui un jour devait manifester une telle aptitude pour le commerce, se livrât, avant la captivité, au négoce et à l’industrie, parce que ses relations avec les peuples voisins auraient pu altérer la pureté de sa foi. Au sud et à l’est, il l’entoura d’une ceinture de déserts ; au nord, il éleva devant lui les montagnes infranchissables du Liban. Il ne permit même pas qu’Israël atteignît jusqu’aux rivages de la Méditerranée, la grande voie de communication entre les peuples d’alors ; il échelonna sur la côte des guerriers puissants, avec qui les Hébreux furent constamment en guerre et qu’ils ne purent jamais complètement subjuguer. De là, pour eux, la nécessité de vivre isolé dans la terre de Chanaan, en grande partie inaccessible à l’étranger.
Si un homme ou une femme a un esprit de Python, ou un esprit de divination, qu’ils soient punis de mort ; ils seront lapidés, et leur sang retombera sur leurs têtes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 18, 11 ; 1 Rois, 28, 7. ― Un esprit de python. Cette expression, empruntée à la mythologie grecque, se prend ici pour un esprit de magie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Lévitique, 18, 21. ― A l’idole de Moloch. Voir Lévitique, note 18.21.