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Ecclésiastique 50

Simon, fils d’Onias, grand-pontife, a soutenu la maison du Seigneur tant qu’il a vécu, et il a fortifié le temple pendant ses jours.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Machabées 12, 7 ; 2 Machabées, 3, 4. ― Simon, etc. Il y a eu deux grands prêtres du nom de Simon, et qui eurent pour pères des hommes appelés Onias. Le sentiment le plus suivi est qu’il s’agit ici de Simon II, qui signala son zèle et sa piété contre Ptolémée Philopator, roi d’Egypte, qui voulait entrer dans le sanctuaire ; résistance que Dieu honora d’un miracle (voir 3 Machabées, chapitre 2 ; Josèphe, Antiq, livre XII, chapitre IV.) ― Voir l’Introduction au livre de l’Ecclésiastique.

C’est lui qui a fait faire les fondements profonds du temple, le double bâtiment, et les hauts murs.

Les eaux des fontaines ont coulé en son temps dans les canaux, et ils se sont remplis extraordinairement comme une mer.

Il a eu un soin particulier de son peuple, et il l’a délivré de la perdition.

Il a été assez puissant pour agrandir et fortifier la ville, il s’est acquis de la gloire par la manière dont il a vécu avec son peuple, et il a élargi et étendu l’entrée de la maison et du parvis.

Il a brillé pendant sa vie comme l’étoile du matin au milieu des nuages, et comme la lune lorsqu’elle est venue en son plein.

Il a lui dans le temple de Dieu comme un soleil éclatant de lumière.

Il a paru comme l’arc-en-ciel qui brille dans les nuées lumineuses, et comme les roses qui poussent leurs fleurs au printemps, comme les lis qui sont sur le bord des eaux, et comme l’encens qui répand son odeur pendant l’été ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De gloire (gloriæ) ; d’éclat, lumineuses.

Comme une flamme qui étincelle, et comme l’encens qui s’évapore dans le feu ;

Comme un vase d’or massif, orné de toutes sortes de pierres précieuses :

Il a paru comme un olivier qui pousse ses rejetons, et comme un cyprès qui s’élève en haut, lorsqu’il a pris sa robe de gloire, et qu’il s’est revêtu de tous les ornements de sa dignité.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Lorsqu’il s’est revêtu, etc. C’est ainsi qu’on entend généralement le latin, vestiri eum in consummationem virtutis ; et le texte grec favorise ce sens. ― Vestiri ; sur l’emploi de cet infinitif et de plusieurs autres qui se trouvent dans ce chapitre, voir Ecclésiastique, 45, 29.

En montant au saint autel il a honoré ses vêtements saints.

Se tenant debout à l’autel, il a reçu une partie de l’hostie de la main des prêtres : et il a été environné de ses frères comme d’une couronne ; ils se sont tenus autour de lui comme des cèdres plantés sur le mont Liban,

Comme des branches de palmier ; et tous les enfants d’Aaron étaient dans leur gloire autour de lui.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans leur gloire ; dans leurs beaux ornements.

L’oblation se présentait au Seigneur par leurs mains devant toute l’assemblée d’Israël ; et pour achever entièrement le sacrifice à l’autel, et pour honorer l’oblation du Roi très-haut,

Il a étendu sa main pour lui offrir le sang de la vigne.

Il a répandu au pied de l’autel un vin dont l’odeur divine est montée devant le Prince très-haut.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Une odeur divine ; celle du vin et du sang des victimes.

Alors les enfants d’Aaron ont jeté un grand cri, et ont sonné de leurs trompettes battues au marteau ; ils ont fait retentir un grand bruit pour renouveler leur mémoire devant le Seigneur.

Tout le peuple est venu en foule, et ils se sont prosternés le visage contre terre pour adorer le Seigneur leur Dieu, et pour rendre leurs vœux au Tout-Puissant, au Dieu très-haut.

Les chantres ont élevé leurs voix dans leurs cantiques, et ils ont fait éclater dans cette grande maison un bruit plein d’une douce harmonie.

Le peuple a offert sa prière au Seigneur très-haut jusqu’à ce qu’il lui ait rendu tout le culte qui lui est dû, et qu’ils aient achevé leurs fonctions.

Alors le grand-prêtre descendant de l’autel a élevé ses mains sur toute l’assemblée des enfants d’Israël, pour rendre gloire à Dieu par ses lèvres, et pour se glorifier en son nom :

Il a renouvelé encore sa prière, pour témoigner la souveraine puissance de Dieu.

Priez donc maintenant le Dieu de toutes les créatures, qui a fait de grandes choses dans toute la terre, qui nous a fait vivre de jour en jour depuis que nous sommes sortis du ventre de notre mère, et qui nous a traités selon sa miséricorde ;

Qu’il nous donne la joie du cœur, et que pendant nos jours et pour jamais il fasse fleurir la paix dans Israël ;

Qu’il donne à Israël une ferme foi que la miséricorde de Dieu est sur nous, afin qu’il les délivre pendant leur vie.

Mon âme hait deux peuples ; et le troisième que je hais n’est pas un peuple :

Ceux qui demeurent sur le mont Séir, et les Philistins, et le peuple insensé qui habite dans Sichem.

Jésus, fils de Sirach, de Jérusalem, a écrit dans ce livre des instructions de sagesse et de science, et il y a répandu la sagesse de son cœur.

Heureux celui qui se nourrit de ces bonnes paroles, et qui les renferme dans son cœur ! il sera toujours sage :

Car s’il fait ce qui est écrit ici, il sera capable de toutes choses, parce que la lumière de Dieu conduira ses pas.

Commentaire (versets 24 à 31) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 24 à 31 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Les versets 24 à 31 forment la conclusion de tout le livre : l’auteur fait des souhaits en faveur de son peuple, versets 24 et 25 ; l’exhorte à la confiance en Dieu, verset 26 ; proteste qu’il n’a rien de commun avec les Iduméens, les Philistins et les Samaritains, ces trois grands ennemis d’Israël, versets 27 et 28 ; appose comme sa signature à son livre, verset 29 ; et termine par une dernière recommandation à mettre en pratique les conseils de sagesse qu’il a donnés, versets 30 et 31. Sa trace ; la trace qu’il doit suivre ; c’est-à-dire que la lumière de Dieu éclairera sa marche, dirigera ses pas.