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Proverbes 12

CELUI qui aime la correction, aime la science ; mais celui qui hait les réprimandes, est un insensé.

Celui qui est bon, puisera la grâce du Seigneur ; mais celui qui met sa confiance en ses propres pensées, agit en impie.

L’homme ne s’affermira point par l’impiété ; la racine des justes sera inébranlable.

Commentaire (versets 1 à 3) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 1 à 3 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Trois sentences sur l’opposition qui existe entre le bien et le mal en général.

La femme vigilante est la couronne de son mari ; et celle qui fait des choses dignes de confusion, fera sécher le sien jusqu’au fond des os.

Les pensées des justes sont pleines de justice ; les pensées des méchants sont pleines de tromperie.

Les paroles des méchants dressent des embûches pour verser le sang ; les justes seront délivrés par leur propre bouche.

Au moindre changement les méchants tombent et ne sont plus ; mais la maison des justes demeurera ferme.

L’homme sera connu par sa doctrine ; mais celui qui est vain et qui n’a point de sens, tombera dans le mépris.

Le pauvre qui se suffit à lui-même, vaut mieux que l’homme glorieux qui n’a point de pain.

Le juste se met en peine de la vie des bêtes qui sont à lui ; mais les entrailles des méchants sont cruelles.

Celui qui laboure sa terre, sera rassasié de pain ; mais celui qui aime à ne rien faire, est très-insensé. Celui qui passe le temps à boire du vin avec plaisir, laissera des marques de sa honte dans ses places fortes.

Commentaire (versets 4 à 11) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 4 à 11 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Huit proverbes sur les bénédictions et les malédictions de la vie domestique et leurs causes. Voir Ecclésiastique, 20, 30. ― Celui à qui, etc. Ce passage, qui n’existe pas dans l’hébreu et qui est pris dans les Septante, signifie que le soldat qui, chargé de la garde des fortifications, s’occupe à boire du vin, les laisse exposées à l’ennemi ; ce qui est un déshonneur.

Le désir de l’impie est de s’appuyer de la force des plus méchants ; mais la racine des justes germera de plus en plus.

Le méchant attire sa ruine par les péchés de ses lèvres ; mais le juste sera délivré des maux pressants.

L’homme sera rempli de biens selon le fruit de sa bouche, et il lui sera rendu selon les œuvres de ses mains.

La voie de l’insensé est droite à ses yeux ; mais celui qui est sage, écoute les conseils.

L’insensé découvre sa colère à la première occasion ; mais celui qui dissimule l’injure, est un homme prudent.

Celui qui assure ce qu’il sait bien, rend un témoignage juste ; mais celui qui ment, est un témoin trompeur.

Tel promet, qui est percé ensuite comme d’une épée par sa conscience ; mais la langue des sages est une source de santé.

La bouche véritable sera toujours ferme ; mais le témoin précipité se fait avec peine une langue de mensonge.

Ceux qui forment de mauvais desseins, ont la tromperie dans le cœur ; mais ceux qui n’ont que des conseils de paix, seront dans la joie.

Quoi qu’il arrive au juste, il ne s’attristera point ; mais les méchants auront le cœur pénétré d’affliction.

Les lèvres menteuses sont en abomination au Seigneur ; mais ceux qui agissent sincèrement, lui sont agréables.

Commentaire (versets 12 à 22) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 12 à 22 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Onze proverbes sur les vertus et les défauts dans la vie civile, et spécialement des péchés de la langue.

L’homme prudent cache sa science ; le cœur de l’insensé se hâte de produire sa folie.

La main des forts dominera ; mais la main relâchée sera tributaire.

La tristesse du cœur humiliera l’homme, et la bonne parole le réjouira.

Celui qui pour son ami néglige une perte, est juste ; mais la voie des méchants les séduira.

Le trompeur ne jouira point du gain qu’il cherche ; les richesses de l’homme juste sont précieuses comme l’or.

La vie est dans le sentier de la justice ; mais le chemin détourné conduit à la mort.

Commentaire (versets 23 à 28) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 23 à 28 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Six sentences mettent sous les yeux l’opposition qui existe entre le sage et l’insensé, l’homme actif et le paresseux.