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Psaumes 64

Pour la fin, Psaume de David. Cantique de Jérémie et d’Ézéchiel, pour le peuple qui a été transporté, lorsqu’il commençait à sortir.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De Jérémie et d’Ezéchiel. Cette addition faite par la Vulgate signifie sans doute que Jérémie et Ezéchiel firent chanter ce psaume de David à leurs frères. Ce psaume est un chant de victoire, mais il est impossible de déterminer exactement à quelle occasion il fut composé. ― Il est remarquable par son mouvement lyrique et par la vivacité des couleurs ; quoique quelques-unes de ses tournures soient hardies, il est généralement clair.

C’EST vous, ô Dieu ! qu’il convient de louer dans Sion ; et c’est à vous que l’on doit rendre des vœux dans Jérusalem.

Exaucez donc ma prière : toute chair viendra à vous.

Les paroles des méchants ont prévalu contre nous : mais vous nous accorderez le pardon de nos impiétés.

Heureux celui que vous avez choisi et pris à votre service : il demeurera dans votre temple. Nous serons remplis des biens de votre maison : votre temple est saint ;

il est admirable à cause de la justice et de l’équité qui y règne. Exaucez-nous, ô Dieu notre Sauveur ! qui êtes l’espérance de toutes les nations de la terre, et même de celles qui sont les plus éloignées dans la mer :

Commentaire (versets 2 à 6) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 2 à 6 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

a Gloire à Dieu ! Heureux celui visite son temple ! De toute les extrémités, etc. ; c’est-à-dire de toutes les nations jusqu’aux extrémités les plus lointaines de la terre et de la mer. b-9 Puissance de Dieu.

vous qui êtes revêtu de force ; qui affermissez les montagnes par votre puissance ;

qui troublez la mer jusque dans son fond, et qui faites retentir le bruit de ses flots. Les nations seront troublées.

et ceux qui habitent les extrémités de la terre seront effrayés par les signes éclatants de votre puissance : vous répandrez la joie depuis l’orient jusqu’à l’occident.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le matin naissant ; littéralement et poétiquement les sorties du matin, lorsque le matin sort.

Vous avez visité la terre, et vous l’avez comme enivrée de vos pluies : vous l’avez comblée de toutes sortes de richesses. Le fleuve de Dieu a été rempli d’eaux ; et vous avez par là préparé de quoi nourrir les habitants de la terre : car c’est ainsi que vous préparez la terre pour leur nourriture.

Enivrez d’eau ses sillons, multipliez ses productions ; et elle semblera se réjouir de l’abondance de ses rosées par les fruits qu’elle produira.

Vous comblerez de bénédiction tout le cours de l’année par les effets de votre miséricorde ; et vos champs seront remplis par l’abondance de toutes sortes de fruits.

Les lieux déserts que les pâturages rendent agréables seront engraissés, et l’allégresse environnera les collines.

Les béliers ont été environnés d’une multitude de brebis ; et les vallées seront pleines de froment : enfin tout retentira de cris et de cantiques à votre gloire.

Commentaire (versets 10 à 14) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 10 à 14 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Dieu féconde la terre et nous nourrit. Les béliers des brebis ; c’est-à-dire les béliers qui marchent à la tête des brebis, comme chef des troupeaux. ― Elles ; ce pronom se rapporte à collines du verset précédent, aussi bien qu’au mot vallées.