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Psaumes 51

Pour la fin, intelligence à David,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Intelligence à David ; ou, selon d’autres, de David ; c’est-à-dire psaume didactique composé par David.

lorsque Doëz, Iduméen, vint annoncer à Saül que David était venu dans la maison d’Achimélech.

POURQUOI vous glorifiez-vous dans votre malice, vous qui n’êtes puissant que pour commettre l’iniquité ?

Votre langue a médité l’injustice durant tout le jour : vous avez comme un rasoir affilé fait passer insensiblement votre tromperie.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Comme un rasoir, etc. Tu as trompé par ta langue, comme fait un rasoir aiguisé, qui, au lieu de retrancher simplement les poils superflus de la barbe, coupe la chair et fait des plaies profondes.

Vous avez plus aimé la malice que la bonté, et vous avez préféré un langage d’iniquité à celui de la justice.

Vous avez aimé, ô langue trompeuse ! toutes les paroles qui tendaient à précipiter et à perdre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Perdition ; littéralement précipitation, chute ; l’hébreu dit absorption, engloutissement ; les Septante, l’action de jeter dans la mer.

C’est pourquoi Dieu vous détruira pour toujours ; il vous arrachera de votre place, vous fera sortir de votre tente, et ôtera votre racine de la terre des vivants.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Tabernacle. Les anciens Hébreux appelaient leur demeure tabernacle ou tente. ― Ta racine ; c’est-à-dire tes enfants ; afin que ta famille soit entièrement et à jamais éteinte. Le pronom ta, qui manque dans la Vulgate, se trouve dans l’hébreu et les Septante.

Les justes le verront, et seront dans la crainte ; et ils se riront de lui en disant :

Voilà l’homme qui n’a point pris Dieu pour son protecteur, mais qui a mis son espérance dans la multitude de ses richesses, et qui s’est prévalu de son vain pouvoir.

Mais pour moi, je suis comme un olivier qui porte du fruit dans la maison de Dieu : j’ai établi mon espérance dans la miséricorde de Dieu pour tous les siècles et pour l’éternité.

Je vous louerai éternellement, parce que vous avez agi ainsi : et j’attendrai les effets de l’assistance de votre saint nom ; parce qu’il est rempli de bonté devant les yeux de vos saints.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De ce que vous avez fait relativement à moi et à Doëg. La Vulgate, comme l’hébreu et le grec, porte simplement : Parce que vous avez fait. Le verbe faire se met quelquefois, surtout dans les psaumes, d’une manière absolue et sans complément ou régime. C’est le contexte qui détermine le sens dans lequel on doit le prendre. ― Votre nom. Le nom de Dieu se prend souvent dans l’Ecriture pour Dieu lui-même ou pour son secours, son appui, sa protection. ― Bon ; favorable, bienfaisant. ― En présence de vos saints ; c’est-à-dire pour vos fidèles serviteurs. Voir, pour le mot saint, Psaumes, 31, 6.