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Psaumes 41

Pour la fin, intelligence aux enfants de Coré.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Aux fils de Coré ; c’est-à-dire psaume donné aux fils de Coré pour être chanté par eux dans le temple, ou bien, psaume composé par les descendants de Coré, menés en captivité à Babylone. Il y a un certain nombre de psaumes sous leur nom dans la suite. ― Les psaumes 41 et 42 n’en font qu’un, l’un des plus beaux de la collection.

COMME le cerf soupire après les eaux ; de même mon cœur soupire vers vous, ô Dieu !

Mon âme est toute brûlante de soif pour Dieu, pour le Dieu fort et vivant : quand viendrai-je, et quand paraîtrai-je devant la face de Dieu ?

Mes larmes m’ont servi de pain le jour et la nuit, lorsqu’on me dit tous les jours : Où est ton Dieu ?

Je me suis souvenu de ces choses, et j’ai répandu mon âme au dedans de moi-même ; parce que je passerai dans le lieu du tabernacle admirable, jusqu’à la maison de Dieu : au milieu des chants d’allégresse et de louange, et des cris de joie de ceux qui sont dans un grand festin.

Commentaire (versets 2 à 5) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 2 à 5 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

L’exilé soupire après la maison de Dieu comme le cerf altéré après une source d’eau vive. J’ai répandu en moi mon âme ; j’ai comme rendu l’âme, je suis tombé en défaillance par l’excès de ma douleur. ― Parce que je passerai, etc. Avant ces mots, il y a évidemment une ellipse, dont le sens doit être : Mais j’ai repris mes forces, dès que j’ai pensé que je passerai, etc. ― Des cris de joie ; littéralement du bruit, du son, en latin soni au génitif, comme un des compléments grammaticaux de voce qui précède. Les Septante portent aussi le génitif ; les anciens psautiers latins et saint Augustin ont lu également soni. Ce qui autorise à croire que le mot sonus de la Vulgate est lui-même au génitif ; car il ne faut pas oublier que les Latins ont employé sonus à la quatrième déclinaison. ― Qui assiste à un festin. On faisait, dans les solennités religieuses, des festins ; la loi même en recommandait quelques-uns. Voir Deutéronome, 12, vv. 5-7, 11, 12, 18 ; 16, 11, etc.

Pourquoi, mon âme, êtes-vous triste ? et pourquoi me troublez-vous ? Espérez en Dieu ; parce que je dois encore le louer, comme celui qui est le salut et la lumière de mon visage, et

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Refrain.

mon Dieu. Mon âme a été toute troublée en moi-même ; c’est pourquoi je me souviendrai de vous dans le pays du Jourdain, dans les régions d’Hermon sur la petite montagne.

Un abîme appelle et attire un autre abîme, au bruit des tempêtes et des eaux que vous envoyez : toutes vos eaux élevées comme des montagnes, et vos flots, ont passé sur moi.

Le Seigneur a envoyé sa miséricorde durant le jour ; et je lui chanterai la nuit un cantique d’action de grâces. Voici la prière que j’offrirai au dedans de moi, à Dieu qui est l’auteur de ma vie :

je dirai à Dieu : Vous êtes mon défenseur et mon refuge. Pourquoi m’avez-vous oublié ? et pourquoi faut-il que je marche tout accablé de tristesse, tandis que je suis affligé par l’ennemi ?

Pendant qu’on brise mes os, mes ennemis qui me persécutent m’accablent par leurs reproches, en me disant tous les jours : Où est ton Dieu ?

Commentaire (versets 7 à 11) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 7 à 11 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Plainte à Dieu.

Pourquoi, mon âme, êtes-vous triste ? et pourquoi me remplissez-vous de trouble ? Espérez en Dieu ; parce que je dois encore le louer, comme celui qui est le salut et la lumière de mon visage, et mon Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Refrain.