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Psaumes 40

Pour la fin. Psaume à David.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Psaume prophétique, composé pendant la révolte d’Absalom. Le faux ami du verset 10 est Achitophel, voir 2 Rois, 16, 23, figure de Judas Iscariote, voir Jean, 13, 18 ; 17, 12 ; Actes des Apôtres, 1, 16.

HEUREUX l’homme qui a de l’intelligence sur le pauvre et l’indigent : le Seigneur le délivrera dans le jour mauvais.

Que le Seigneur le conserve et lui donne une longue vie ; qu’il le rende heureux sur la terre, et qu’il ne le livre pas au désir de ses ennemis.

Que le Seigneur le soulage lorsqu’il sera sur le lit de sa douleur : vous avez, mon Dieu ! changé et remué tout son lit durant son infirmité.

Commentaire (versets 2 à 4) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 2 à 4 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Heureux celui qui est compatissant ! Dieu ne l’abandonne pas.

Pour moi, j’ai dit : Seigneur ! ayez pitié de moi : guérissez mon âme, parce que j’ai péché contre vous.

Mes ennemis m’ont souhaité plusieurs maux, en disant : Quand mourra-t-il donc ? et quand son nom sera-t-il exterminé ?

Si l’un d’eux entrait pour me voir, il ne me tenait que de vains discours ; et son cœur s’est amassé un trésor d’iniquité : en même temps qu’il était sorti dehors, il allait s’entretenir

avec les autres. Tous mes ennemis parlaient en secret contre moi ; et ils conspiraient pour me faire plusieurs maux.

Ils ont arrêté une chose très-injuste contre moi : mais celui qui dort, ne pourra-t-il donc pas se relever ?

Car l’homme avec lequel je vivais en paix, en qui je me suis même confié, et qui mangeait de mes pains, a fait éclater sa trahison contre moi.

Mais vous, Seigneur ! ayez compassion de moi, et ressuscitez-moi ; et je leur rendrai ce qu’ils méritent.

J’ai connu quel a été votre amour pour moi, en ce que mon ennemi ne se réjouira point sur mon sujet.

Car vous m’avez pris en votre protection à cause de mon innocence ; et vous m’avez établi et affermi pour toujours devant vous.

Commentaire (versets 5 à 13) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 5 à 13 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Les ennemis de David souhaitent sa mort ; ses amis mêmes le trahissent (versets 5 à 10) ; prière à Dieu pour qu’il le sauve (versets 11 à 13).

Que le Seigneur, le Dieu d’Israël, soit béni dans tous les siècles ! Ainsi soit-il ! Ainsi soit-il !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce verset a une doxologie, qui ne fait pas partie du psaume, mais indique la fin du premier livre de la collection des Psaumes.