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Psaumes 22

Psaume de David. C’EST le Seigneur qui me conduit : rien ne pourra me manquer.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 40, 11 ; Jérémie, 23, 4 ; Ezéchiel, 34, vv. 11, 23 ; 1 Pierre, 2, 25 ; 5, 4. ― « C’est une ode qui, pour la beauté du sentiment, n’a d’égale dans aucune littérature. Depuis trois mille ans ou plus, ce psaume a profondément remué des milliers de cœurs, il a réjoui des demeures abandonnées et malheureuses, il a fait entendre des paroles d’espérances et de joie, au milieu des larmes, à l’âme solitaire et sans secours dont l’unique refuge est dans le ciel. Ces douze vers ont inspiré au-delà de tout calcul la résignation dans la souffrance, la force dans la faiblesse ; ils ont empêché de s’éteindre la flamme vacillante du sentiment religieux dans des cœurs près de se laisser aller au désespoir. » (J. TAYLOR.)

Il m’a établi dans un lieu abondant en pâturages ; il m’a élevé près d’une eau fortifiante.

Il a fait revenir mon âme ; il m’a conduit par les sentiers de la justice, pour la gloire de son nom.

Car quand même je marcherais au milieu de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucuns maux, parce que vous êtes avec moi. Votre houlette et votre bâton ont été le sujet de ma consolation.

Vous avez préparé une table devant moi contre ceux qui me persécutent ; vous avez oint ma tête avec une huile de parfums. Que mon calice qui a la force d’enivrer,

est admirable !

Et votre miséricorde me suivra dans tous les jours de ma vie ; afin que j’habite éternellement dans la maison du Seigneur.

Commentaire (versets 2 à 7) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 2 à 7 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Hymne à Dieu, le bon pasteur. Le Psalmiste exprime le bonheur et la paix de celui qui vit sous la garde de Dieu, sous l’image d’un troupeau conduit par un berger fidèle.