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Psaumes 130

Cantique des degrés, de David. SEIGNEUR ! mon cœur ne s’est point enflé d’orgueil, et mes yeux ne se sont point élevés : je ne me suis point engagé dans des démarches grandes et éclatantes qui fussent au-dessus de moi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce psaume rend bien les sentiments de David, toujours parfaitement soumis à la volonté de Dieu dans toutes les circonstance de sa vie. ― Trois strophes : Verset 1 : Le Psalmiste n’aspire pas à ce qui est au-dessus de lui. ― Verset 2 : Il a fait taire son âme, comme un enfant sevré. ― Versets 2 et 3 : Qu’Israël espère en Dieu.

Si je n’avais pas des sentiments humbles et rabaissés, et si au contraire j’ai élevé mon âme ; que mon âme soit réduite au même état que l’est un enfant lorsque sa mère l’a sevré.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Si je n’avais, etc. C’était la formule ordinaire des vœux ou serments des Hébreux. Voir Psaumes, 94, 11. ― Que comme l’enfant, etc. ; c’est l’imprécation jointe au vœu, et dont le sens est : Je veux que Dieu me traite comme un enfant qui, lorsqu’on le sèvre, gémit entre les bas de sa mère. Voir, sur les formules de serments, Psaumes, 94, 11.

Qu’Israël espère au Seigneur, dès maintenant et dans tous les siècles.